29.12.06

Lettre à a.




Je suis allé poster les lettres, à 16h22 (levée à 16h30...), il n'est pas dit qu'a. ait la sienne demain. Toujours est-il que j'ai fini par lui écrire quelque chose. Ci-dessus, les brouillons (cliquables), la résolution devrait suffire. Profitez-en, il est rarissime que je fasse un brouillon pour une lettre, dans ce cas c'était particulier, il fallait lisser le style (ou essayer de le faire...). Il m'a fallu un certain temps, j'ai fini celle de C. avant celle de a., qui n'est peut-être pas assez peaufinée. Enfin, en toute indiscrétion, je vous livre l'atelier...
Sinon ce matin en me levant j'ai repensé à une phrase que m'a. m'avait dite la semaine dernière chez moi, avant d'aller danser, nous parlions de codes postaux, et elle a cité celui d'une copine à elle qui finit comme celui de C., "les ploucs quoi" a-t-elle dit. Traiter indirectement C. de "plouc" (/plouque ?), tout de même... Et puis elle ne l'a pas dit l'autre jour avec C., elle l'a dit devant moi seul.
Autre chose à propos de la soirée : la matin, je me demande si j'ai bien joué le coup avec le café. Je l'ai ouvert devant elle, ce qui signifiait que vraiment je l'avais pris pour elle, et j'en ai pris aussi, dérogeant à les habitudes, ce qui pourrait donner l'impression dans l'ensemble que je suis à ses pieds et compromettre ce que j'ai fait d'autre (alcool, gâteaux,...) J'ai besoin d'avoir une personnalité pour l'intéresser.
Bon, je n'écris plus rien, je suis fatigué d'écrire... suite au prochain numéro.

28.12.06

Lettres françaises

Suite des évènements : écrire les lettres. Je voulais les poster conjointement le 30, mais le 31 étant un dimanche, a. n'aurait la sienne que le 2 janvier, date à laquelle je serai déjà là-bas. Je préfèrerais que la lettre me précède, même si c'est un peu tôt et qu'elle n'aura pas eu l'occasion de bien l'attendre. Il me faudrait donc l'envoyer demain. Je vais essayer de l'écrire ce soir; la lettre à C. quant'à elle est déjà bien avancée sur le brouillon. Contrairement à ce que j'avais prévu je vais peut-être finir celle pour a. avant celle pour C. (je voulais me "faire la main", c'est déjà en partie fait avec ce brouillon). Je mettrai peut-être des extraits dans un futur message.
Cela fait une semaine que le galak a eu lieu, une semaine que je n'ai pas vu a. Tout comme je lui avais dit, elle commence à me manquer, subrepticement, je sens que j'aimerais la voir, lui parler. J'ai tchatté avec elle sur internet le 25 et le 26 mais plus depuis. J'ai "capitalisé mes points" de la messe de minuit en en parlant avec elle, j'ai placé deux ou trois choses. Notons qu'elle a tenu à faire une conversation webcam alors que la sienne ne marche pas - pour me "voir" ? Une discussion intéressante également, sur le nombre d'enfants que nous désirons avoir. Nous sommes compatibles... Je lui ai proposé de se téléphoner et elle n'a pas voulu, ou plutôt elle a décliné poliment. Et puis enfin on a regardé les photos satellites de là où nous habitions respectivement. "Normal" ai-je envie de dire.
Dans les jours qui viennent, une course-poursuite s'annonce : a. est déjà rentrée, quant'à moi je serai en Ville pour Nouvel An, puis au même endroit qu'elle pour la deuxième semaine de vacances. Et ma lettre avec ça...
Je vous tiens au courant !

25.12.06

Triangle épistolaire en vue

Vacances. Tchat en coup de vent avec a. tout à l'heure. Lecture de romans. Messe de minuit.

J'ai donc discuté avec C. dans le train. Pas qu'un peu. Sauf que j'en savais beaucoup plus qu'elle en fait, tout ça pour finir par entendre que C. ne "se sent pas vraiment proche de a.". En fait, je trouve que le jeu de C. n'est pas clair. Commençons par ce que j'ai "appris" sur a. : en matière de rival principal, il s'agit peut-être de JR et non pas de BDS, ça y est, C. n'est plus sûre du nom... Et elle m'a fait remarqué que ce "rival", a. n'avait pas dormi chez lui, elle a donc relativisé à nouveau. Mais au fond elle ne sait pas grand'chose. On s'est mis d'accord, on plutôt je l'ai mise d'accord sur le fait que notre complicité semble, pour une raison ou pour une autre, déranger a.
J'expose les trois exemples qui me le font croire, tous arrivés en cours des trois derniers jours : au début d'un cours, nous parlions de nos billets de train, justement pour rentrer ensemble. a., qui était entre nous, nous a interrompus bruyamment en disant que ce n'était pas possible, qu'on était en cours, vous pouvez pas attendre la pause ? Commentaire de C. : alors qu'elle elle ne se gêne pas pour parler quand elle en a envie; mon commentaire : écart par rapport à la norme, elle était énervée ce jour-là, mais en principe elle est plus polie et elle ne s'emporte pas ainsi. Deuxième fait : à la bibliothèque, C. est entre a. et moi; nous discutons tous les trois, puis a. se remet à travailler, pendant ce temps-là nous rigolons à deux; illico, a. demande "ce mot là ça veut dire quoi" ? Elle nous a coupé, alors que d'habitude elle attend que les gens aient fini de parler, question de courtoisie toujours... En plus la question ressemble à un mobile bidon... Troisième exemple : quand nous avons échangé nos adresses avec C., a. n'a pas non plus réagi tout à fait "normalement", elle m'a sorti son adresse au compte-gouttes et a paru gênée que C. rentre dans l'expérience aussi franchement - elle avait dit "oh oui, écris-moi des dizaines de lettres enflammées".
Résumé de C. : a. se prend au jeu. Même diagnostic de ma part. C. prétend être honnête, mais je trouve cela curieux. Dans mon wagon, il n'y avait pas de lumière pendant les deux premières heures, et de toute façon j'avais dit à C. avant de monter dans le train que je la rejoindrais à mi-parcours, elle m'avait répondu qu'elle s'installait et qu'elle viendrait me voir, avec un regard dont j'ai noté qu'il me faisait de l'effet. Elle est venue, et elle a échangé sa place avec la personne qui était à côté de moi, et nous avons discuté pendant tout le trajet, alors même qu'elle m'avait dit qu'elle voudrait lire. Je suis un moulin à paroles cela dit. Je trouve cela curieux néanmoins. De manière générale, je m'entends très bien avec C., et peut-être qu'a. a perçu cette proximité avant même que je me risque à l'interpréter.
Il va donc y avoir un schéma triangulaire, au moins à l'écrit, vu que je vais écrire à elles-deux. Nous avons parlé de réponse avec C., et elle semble d'accord pour qu'on s'écrive, sachant que je l'ai prévenue que les lettres se doivent d'être dangereuses, sans quoi elles perdent toute leur substance, et pour une bonne part leur raison d'être. Les jalons sont donc posés, et quels jalons !... C. est "dangereuse" au sens laclosien, un peu comme moi, mais pire à mon avis, à la fois très honnête et très perverse, et expérimentée avec ça.
A quand une subdivision du blog consacrée à C. alors ?... Je pense que ce n'est pas à l'ordre du jour, et je ferais mieux d'éviter de me confier comme je l'ai fait à C., même si c'était assez limité. Pour en revenir à a., on dirait qu'elle a été assez fine et qu'elle a vu se profiler quelque chose. En même temps, si elle se prend au jeu justement à cause de C....

Dans un prochain post je reviendrai sur la soirée de l'autre jour et j'analyserai quelques détails qui sont peut-être importants. Je parlerai de la gestion de ce vide, de cette semaine creuse avec a., et peut-être aussi des lettres que je vais bientôt commencer à écrire.

22.12.06

Le Lendemain : bref récit

Evidemment, il ne s'est "rien" passé... Mais la soirée a été longue, il s'est dit beaucoup de choses et j'ai peu dormi, je vais donc me contenter d'un petit résumé étape par étape.

Le nettoyage des écuries d'Augias s'est bien passé, citons deux détails amusants dans ma check-list : cacher les films porno de mon ordi dans un répertoire caché Windows, puis sélectionner "ne pas afficher les dossiers cachés", et aussi rendre les préservatifs accessibles facilement sans qu'ils se voient...
a. est arrivée en retard, parce qu'elle avait pris du retard chez C., mais je ne sais pas si les raisons qu'elle m'a données sont les bonnes, j'éclaircirai ça avec C. elle-même tout à l'heure, nous prenons le même train. Elle a sollicité mon avis quant'au choix de sa robe (elle avait emmené plusieurs possibilités) puis s'est changée chez moi, enfin nous sommes allés à la soirée. Dans la file d'attente à l'entrée, a. était à deux mètres de moi, elle voulait apparement marquer clairement que nous n'étions pas ensemble j'imagine.
Au repas elle ne connaissait pas grand'monde, nous avons dîné en tête à tête assis à côté d'amis. Escarmouches de ma part : rallumer la petite bougie qui était entre nous, madame la Marquise, etc... Un peu songeuse par moments, elle pensait peut-être aux garçons de l'aumônerie. Fatiguée aussi; de bonne humeur quand même.
A la pause que nous avons faite chez moi avant d'aller danser, elle me reparle de C., essayant à mon avis de voir comment je réagissais. J'ai entretenu le doute sans trop le vouloir. Ce type de question indirecte était néanmoins curieux.
Sur la piste de danse, a. comme à la soirée déjà décrite dans ce blog, apparement renfermée, semblant s'ennuyer alors qu'apparement non. Pas vendeuse, elle s'est peu fait aborder et n'a, à ma connaissance, même pas flirtouillé. Je lui ai fait un peu "payer" ses airs distants en allant fricoter avec le monde, serrant des mains, faisant la bise, abordant des filles... Elle a dû voir au moins un peu de cela : j'étais Nemours, j'ai du succès en société, je m'amuse et les gens m'aiment bien.
Retour à la maison vers 4h, discussion, douche, puis au lit. Je convaincs a. de se lever pour 10h au lieu de 9h (début du cours en principe). Ambiance sympathique, mais cadenassée, de son côté comme du mien; pas un mot ni un geste de trop, pas de jeu, normal, style "rien à signaler". a. en pyjama de satin, juste à côté de moi, a. qui parle à voix basse, chuchote, bref regard à la dérobée sur le haut de sa gorge...
Elle s'est endormie très rapidement d'après ce qu'elle m'a dit. Pas moi; a. qui respire à côté de moi, la musique de la soirée dans ma tête. Je me suis réveillé plusieurs fois. Au réveil, la voix de a., une voix de poupée, chuchotante toujours; "je peux t'enjamber ?" - je passe par-dessus la chauffeuse, je m'habille et je vais à la boulangerie.
a. au petit-déjeuner, tasse de café, jus de fruit et croissant frais. Discussion anodine, mais enfin intimiste quand même. Brossage de dents, puis en cours. Nous étions les seuls à avoir fait le coup des 10h, nous sommes arrivés comme un cheveu sur la soupe. Les regards des autres. Pendant ce temps-là, le bruit selon lequel nous avons dormi ensemble à dû se propager, on y avait fait allusion à la soirée et ils nous avaient vus partir ensemble. Un peu d'interrogation dans les yeux de certaines filles donc; et presque le respect du prédateur - oui, c'est bien un mâle, et il a trouvé une proie.
a. qui repasse chez moi pour chercher ses affaires, qui remballe ses chaussures, ses habits, son sac de couchage. Elle réserve ses billets de train et consulte ses mails depuis mon ordinateur. Petite discussion avec une a. à lunettes. Avant de partir, elle me remercie pour mon hospitalité de maître de maison exemplaire (je crois). "Bonnes vacances !" - "Vous me manquerez Marquise, je vous écrirai" - De dos pendant une seconde, puis se tournant vers moi "Vous me conterez vos progrès avec la petite Volanges". Moi, maladroitement "Encore faudrait-il que j'en trouve une, je vous raconterai ma recherche". [Je cite de mémoire, c'est à peu près ça]. A bientôt sur aime-sn.

Globalement, j'ai été un gentleman, pas de fautes à mon avis, en tout cas rien de grave, mais assez peu de points de gagnés. Toujours est-il qu'elle s'est sentie en confiance, c'est toujours bon à prendre - et en tant qu'amie ça fait plaisir. Les Intouchables de l'aumônerie aurait fait pareil je pense, je ne suis pas sûr qu'elle ait senti le danger. Le danger est resté bien sage dans son bas de pyjama, et il aurait peut-être fallu le lui faire comprendre. En même temps, elle aura bien compris toute seule.
La suite prochainement, et je complèterai à partir de la discussion que je ne manquerai pas d'avoir ce soir avec C. J'ai toute une nuit à raconter, je vais monnayer mes confidences contre les siennes...

21.12.06

Point de lendemain

Dernière précision : dans mon élan sur la nuit et le jeu avec le moment, j'ai omis de parler du matin. Or, c'est le plus important en un sens, puisque c'est là que se nouent les liaisons durables. Aussi le libertin ne reste-t-il jamais jusqu'au matin, il part toujours à l'aube. Là, nous allons prendre un petit-déjeuner face-à-face, qui vaudra de l'or... J'ai là-aussi une petite idée sur ce que je peux faire, et sur les "détails" que je pourrai soigner.
Il va falloir que je pense à me déconnecter de Blogger et à en effacer les traces, sinon a. va tomber dessus...
Bon, elle arrive vers 19h, les Grands Travaux vont commencer...

20.12.06

La soirée dangereuse ?

A H-24, a. était toujours censée dormir chez moi. Je disposerai donc de quelques heures demain après-midi pour transformer mon dépotoir-taudis en demeure du prince charmant. Pas facile... Cela pose plein de problèmes absurdes sur les détails et les choses auxquelles il faut faire attention. Tant qu'à faire, autant "optimiser". Ce sera le maître-mot de la soirée d'ailleurs. J'y pense beaucoup, je conçois mal la portée de l'évènement, mais il y a gros en jeu en fait. C'est sans conteste la plus soirée la plus riche en possiblités depuis quatre mois, c'est-à-dire depuis que je fréquente a.
J'ai suffisament remâché les différentes options qui s'offrent à moi et je pense être assez tranquille quant'à ce qui peut se passer. Je divise la soirée en trois phases - non, ce n'est pas académique ! - : 1. le cocktaïl et le repas, a. pratiquement toute seule avec moi, situation normale, sauf qu'il y aura d'autres gens autour de nous (j'entends : par rapport à d'habitude) ; 2. la soirée, les copains et copines d'a. débarquent, situation moins stable, a. va chercher un peu des garçons, j'en ferai peut-être partie ; 3. la nuit, a. seule avec moi, à coup sûr, dans une situation inédite, très ambiguë. De part et d'autre ça risque de pas mal tirailler pendant l'ensemble, on va jouer l'un avec l'autre, tester presque inconsciemment la marge de manoeuvre. Le but du jeu pour moi : quelque soit la situation, prendre la meilleure décision pour que notre liaison devienne dangereuse, c'est à dire pour que ce qui n'est peut-être que gentillet pour a. devienne plus, il faut qu'elle se pique et qu'elle se prenne au jeu.
Le "profil alcoologique" de la soirée : attaque fort puis diminution naturelle du taux d'alcool dans le sang, à 2h au plus tard il faut que je sois quasiment sobre. En ce qui concerne la nuit : heure de coucher prévisionnelle : entre 3 et 5h, heure de lever : entre 8h et 9h30.

J'ai dit à a. que je lisais Les liaisons dangereuses en ce moment, léger étonnement, puis un "ah" qui voulait dire entr'autres "j'enregistre". J'ai promis à a. et à C. de leur écrire des lettres pendant les vacances, dans le plus pur style XVIIIème... ça n'a l'air de rien mais c'est très intéressant, d'autant plus que je pourrais mener des double-jeux très riches; à qui enverrai-je les brouillons ?...
Pour un peu dans cette histoire, a. se serait déclarée adepte du libertinage, mais enfin quand même, je sais qu'elle n'en a pas les moyens. Toujours est-il que ces jours-ci j'ai eu confirmation par elle-même que a. joue pas mal avec les gens, pour les tester et se tester aussi j'imagine. Venir dormir chez moi, en code de ce siècle, c'est se jeter dans la gueule du loup, s'offrir, s'immoler même. C'est tellement "dangereux" pour le coup, au sens courant, que ce ne peut pas être fait sincèrement, elle vient pour me mettre à l'épreuve (et à mon avis c'est au moins en partie vrai). Que ferait Valmont dans ces cas-là ? Il attendrait que sa victime s'offre sur un plateau. Ce ne sera très probablement pas le cas, donc il va falloir modérer ses attaques. Comme il le dit lui -même à propos de la Présidente (je cite de mémoire) : "Elle me donne cent preuves de son amour, quand elle m'en donne mille de sa résistance".
A noter : une petite victoire de ma part ; a. va rater l'aumônerie pour aller au galak, alors que les deux principaux types qu'elle y convoite n'y vont pas. Reste à voir qui ira au dîner, ça m'étonnerait qu'elle y aille juste pour moi...

19.12.06

Des nouvelles de Superman


Tout d'abord, Superman a trouvé et assemblé tous les ingrédients de son costume de galak. Voici une photo du haut. Il y sera bien, légèrement musclé qu'il est. Hier je suis en effet allé m'exercer, et ensuite j'ai fait les petits gâteaux de Noël. On les a mangé en cours, mais on est pas restés longtemps, donc la fille qui était aussi de "service gâteau" et moi nous les ramènerons vendredi. a. n'était pas là, donc c'est encore mieux : elle ne les a pas goûtés mais elle les a vus et elle en a entendu parler...
Sinon, hier matin a. m'a appelé sur le coup de 10h parce qu'il y avait un ramoneur qui devait passer chez elle et qu'elle ne savait pas si je devais l'attendre ou pas... Une demi-heure de coup de fil, tout ça pour la téléguider à la Sylvain Augier vers un voisin qui l'a renseignée (en direct, elle n'avait pas raccroché son portable).
Autre chose, a. commence à me montrer comment elle marche, rhétoriquement ça avance, donc : au téléphone c'était "comment j'utilise mon côté femme-enfant pour qu'on me rende des services", et hier c'était "comment j'ai abordé tel ou tel sujet de conversation avec L.", L. qui a été estomaquée à midi quand a. m'a demandé à moi, et pas à elle, de prendre les cours...
Voilà pour les dernières nouvelles; je conclus par le sujet central : le galak approche, et nous allons probablement passer le gros de la soirée ensemble avec a. car dans tous les plans de table que nous avons imaginé, le noyau dur était nous-deux. Cavalier et cavalière donc, si ça existait sous cette forme jeudi... Nous le serons pour le Monde, si nous nous comportons ainsi en effet. Je tiens toutefois à dire que la part de Superman est modeste dans cette proximité : elle ne connaît pas grand'monde dans les gens qui seront à coup sûr là pendant tout le galak.
Il est vrai que les chances qu'elle aille flirter avec un autre type sont désormais minces, sachant que je serai dans les parages et qu'elle dort chez moi. Si elle ne change pas d'idée d'ici-là... Mais ça a l'air de tenir. On va donc vers un grandissime non-évènement avec un "testage" mutuel. Belle conclusion cela dit. Et la tension monte, de mon côté du moins; ce sera un temps fort de la série B, je vais faire en sorte que vous suiviez ce moment en un différé aussi léger que possible...

17.12.06

Résultats (tronqués) des courses et avènement de Superman

a. n'était pas à la messe de 10h30... Mais elle n'était pas non plus à celle de 8h30, elle est allée aux Vêpres. Elle n'a plus le courage de se lever le matin, c'est une évidence, y'a-t-il eu un changement ? Je me dois d'entretenir l'espoir, pour moi et surtout pour le blog, je précise donc qu'avant-hier a. m'a dit que le mois prochain elle irait moins souvent à l'aumônerie (elle parlait d'une fois sur trois). L'un dans l'autre ça fait un changement : tactique vis-à-vis de BDS ? retrait général du jeu ?
Ces jours-ci je vois moins d'encourageantes promesses dans ses yeux, je plaide donc pour mon statut de numéro deux et pour une lassitude généralisée - mais passagère ! - à l'égard des garçons. J'en parlerai avec C., mais pas tout de suite, elle m'en dira plus si j'attends un peu.

Je vais parler de mon attitude face à la situation : je suis en train de changer. J'essaye de me montrer sur tous les tableaux pour créer une image qui lui corresponde à peu près. Le problème étant bien sûr que je ne sais pas exactement ce qu'elle cherche, je ne vois pas comment le déterminer. Voici ce que j'ai fait ce week-end et ce que je projette de faire :
- hier soir, sortie avec des copines, dont a., dans un bar. Total : Trois bières. L'une d'entre elles - une copine donc - , qui me connaît pourtant bien, ne m'avait jamais vu boire d'alcool de sa vie. Et j'en ai repris. Etonnement général. En fait le but était de faire "normal" pour une fois, et donc de surenchérir sur tout ce que les filles prenaient. Celle qui a le plus bu était à deux bières. De toute façon j'avais de la réserve, et cela fait partie de mon entraînement à la Mithridate pour le galak, au cas où.
- ce matin, messe, et discussion sur la messe avec a. et C. puis a. toute seule, cette après-midi à la bibliothèque. J'ai dit que j'aurais bien aimé être enfant de choeur, j'ai expliqué que la messe chantée m'avait rappelé celles que je faisais au collège. Je faisais partie de la chorale, et on en a parlé un peu. "Ah oui, donc tu étais presque enfant de choeur, tu étais presque sage" m'a dit a. Dans le mille; sage est très positivement connoté pour elle d'après ce que j'ai compris. Et tout ça en ressortant des choses, ça donne de la richesse à mon personnage; de la cohérence par contre moins... J'ai surtout l'impression de prendre une autre forme, je fais des choses que je n'aurais peut-être pas faites, au moins je m'enrichis...
- Prochaine étape de cet enrichissement : faire des bredele; pas très naturel pour un garçon, mais pour un Superman ça peut marcher. Je vais donc essayer ça demain, et on les mangera mardi s'ils sont réussis. Je n'en ai jamais fait tout seul, et je vais y aller avec franchise, j'en ferai des simples, des robustes, ça fera viril, mais viril attentionné et habile...

Sinon mon comportement change, je fais des blagues pas toujours drôles, je remballe a. de temps en temps. J'essaye de ne pas être uniquement une bonne copine tout en étant pas un homme à ses pieds. Exemple donc : tout à l'heure, a. m'a demandé en riant "tu ne veux pas être ma pom-pom girl pour mon oral de jeudi ?" (remarquez, c'est peut-être révélateur cette question, toutefois elle l'a réitérée en parlant de "comité de soutien"), je lui ai répondu, en gros, que ça allait un peu loin et que je n'étais pas sûr d'être prêt à faire ça pour elle; poliment quoi. Sur le moment je me suis dit que je n'entrais pas dans sa blague, que c'était peut-être négatif, mais à présent, en écrivant, de manière un peu partiale peut-être, je me dis que je ne pouvais objectivement pas répondre "oui, j'ai très envie d'être ta pom-pom girl, je mettrai même du rouge à lèvres".
Dernière chose : a. dormira chez moi, c'est une quasi-certitude, on a commencé à s'organiser : voir ce qu'elle doit emmener, etc... Profond dilemne : il ne se passera rien à mon avis, mais est-ce que Superman doit être de marbre, tel un frère, ou doit-il brièvement montrer qu'une fille dans sa chambre ça ne le laisse pas indifférent ? Qu'est-ce qui sied le plus à un prince charmant ?

14.12.06

Une journée dans le brouillard

A n'y rien comprendre... en tout cas à n'y rien voir. Au brouillard épais sur la ville ce matin ont répondu les mots et les actes d'a. dans l'après-midi. J'ai essayé de rester aussi distant que je pouvais, mais comme d'habitude, à une crise de désespoir succède une réponse d'a. A croire qu'elle lit le blog, mais c'est impossible ! Elle le lit sur mon visage plus simplement, et elle vient vers moi en tant qu'amie...
Nous avons passé l'après-midi ensemble, a. est venue chez moi après les cours, on a discuté, elle m'a regardé manger (elle l'avait déjà fait), pendant une heure et demie environ. Les thèmes ont été aussi divers que "alcool et sexualité", pilule, pilule du lendemain, cycle et milieu de cycle (a. confirme ma théorie, mais par des mots cette fois-ci, pour elle il s'agit d'une constante importante !),...
Je l'ai rejointe à la bibliothèque ensuite, j'ai pu constater qu'elle discutait des même vannes "à connotation" avec sa "meilleure copine" qu'avec moi. On a pas mal discuté, et on s'est quitté vers sept heures.
Dans les actes : a. envisage sérieusement de dormir chez moi la nuit du galak.
J'ai un test pour savoir comment je suis placé pour elle : dimanche, je lui ai proposé une messe concert à 10h30, à laquelle j'irai. Elle va devoir choisir entre celle de 8h30 et la mienne... Remarquez, elle a techniquement le temps de faire les deux !

13.12.06

a. et sa cour

Je suis hors de moi. Au sens propre comme au figuré. D'une part parce que j'ai passé une mauvaise journée, et aussi parce que je me sens comme schizophrène, entre une partie de moi qui examine froidement les évènements et une autre qui (sur)-interprète certains signes à longueur de temps.
J'ai moins parlé à a. depuis qu'elle est rentrée. Je perds ma position de "vu tout le temps à côté d'elle", ce n'est pas forcément agréable, mais cela me permet d'envisager les choses sous un autre angle, qui pourrait être assez proche de la vérité : il n'y a pas "nous" en ce moment, il y a a. et sa cour, dont moi.
J'ai vu deux prétendants assez sérieux aujourd'hui, deux garçons en tout cas, tous les deux proches d'a. J'étais présent, et j'assistais avec détachement à leurs scènes; la lecture de La Princesse de Clèves m'a fait du bien du point de vue social. J'ai pu voir qu'elle pratiquait avec eux le même jeu de regard que C. a observé entre a. et moi. Je dirais même qu'après la vue de l'un d'entre eux, elle souriait pour elle-même, montrant un certain trouble.
"Tu sais au fond, une fille, c'est vide", m'a dit un jour H. Et si a. était dans ce genre-là ? Si c'est le cas, a. ne renvoie que ce qu'on projette en elle, comme un miroir du propre égo de ceux qui lui tournent autour. Moi le premier, et mon égo n'est pas des moindres... Durant ces derniers jours, j'ai pris conscience de l'ampleur du mixte auquel j'ai affaire : j'associe a. au travail, à la bibliothèque, à la plupart de mes loisirs, à mon temps libre, etc... Elle n'était pas là, je n'ai pas été capable de travailler, et au fond, quand je travaille à la bibliothèque, je ne fais que faire semblant; c'est toujours un vernis. Au fond, ce que je fais, c'est être à proximité de a. Ces deux dimensions sont très intriquées et vont être difficiles à démêler. Et ce n'est qu'un exemple.
Il va en effet falloir s'occuper de cela, parce que je cours un danger à force. S'il y a bien une chose qui n'est pas garantie, c'est que je serai celui qui finira avec a. Il faut donc préparer l'éventualité fort probable qu'est a. restant au statut de copine. Or, étant donné que je ne vois qu'elle partout, il va me falloir prendre de la distance vis-à-vis de ce que j'ai mis en elle et ce que j'ai mis d'elle dans mon univers. C'est difficile, parce que j'y ai suffisement injecté ma personne pour que cette décision soit comparable au fait de se couper un bras. J'ai du temps pour faire cela, mais ma part rationnelle me hurle de faire marche arrière : ce que j'ai mis sur la balance est trop lourd eu égard au risque encouru.
Ma vie est faite de hauts et de bas, j'en viens presque à suivre les siens, alors que pourtant je n'incline pas à ce genre d'état d'humeur. Tiens, je veux déjà relativiser ce que j'ai écrit tout de go car je n'ai pas beaucoup de temps; au fond, j'ai l'impression de plonger dans le flou et de ne plus comprendre grand'chose, j'en reviens donc aux signes, qui recèlent une part d'aléatoire dans la production et dans l'interprétation, ça explique aussi les crises d'espoir et les accès de dépit...

11.12.06

Le meilleur de a. sur AIME-AISSE-AINE

Hier, a. était chez ses parents, et elle s'ennuyait sans doute un peu; or, elle avait une connexion internet, résultat : environ deux fois une heure de conversation sur la messagerie instantanée, à chaque fois c'est a. qui m'a adressé la parole. C'est un moyen de communication que je maîtrise, j'ai donc essayé de marquer des points, et je pense que j'ai réussi, en cumulant sur la messe de vendredi et sur ma soirée de samedi. En effet, nous avons parlé de la faîte des Luminaires, et il se trouve que a. m'a vu à l'église, et qu'elle m'a même suivi des yeux puisqu'elle a remarqué que j'avais changé de place; moi je ne l'ai pas vue, et pas attendue non plus à la sortie. Authentique, message passé, je n'y allais pas pour elle. Quant'à samedi, je ne me suis pas privé de lui glisser que j'avais mangé chez C. et que j'étais ensuite allé dans un bar jusque tard, double-inquiétude de sa part, là aussi, message passé : je passe aussi de très bonnes soirées sans toi.

Morceau choisis du dialogue (d'après l'historique, tout est donc tel quel) :

16:38:54
bon tu fais quoi de beau ce soir?
16:39:16
ce soir, je dîne avec William
16:39:20
désolé lol
16:39:54
William??
16:40:09
((L)????!!!!)
16:40:15
je ne sais pas encore, mais vu ce que j'ai fait aujourd'hui je vais tâcher d'être studieux sans doute
16:40:19
non, c'est une pub
16:40:29
et le "désolé" c'est parce que la vanne est trop nulle
16:40:54
euh c'est quoi la pub??
16:41:04
(non mais chacun son bord ça ne me pose pas de pb)
16:41:14
oui j'ai décidé d'emb^ter quelqu'un
16:41:33
William Saurin
16:42:01
(ne t'en fais pas, je suis un hétéro con-vaincu)
16:42:09
aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh
16:42:13
à la troisième vanne je sors
16:42:14
pour la pub
16:42:24
pas pour la parenthèse
16:42:30
bin tiens
16:42:35
euh à la troisième vanne c'est plutôt l'eau qui sort non?
16:42:42
joli
16:42:51
carton jaune pour nous deux
16:43:00
le prochain qui en fait une est éjecté lol
16:43:15
c'est le moment de traiter ma soeur de fille de pute
16:43:25
que je puisse envoyer un coup de boule
16:43:32
parce qu'elle est à proximité ?
16:43:46
merde
16:43:50
quel con
16:43:50
non parceque je m'appelle zinédine
16:43:59
oui, 10 sec de décalage
16:44:02
excuse-moi
16:44:10
(je suis hilare lol faut que je dorme)
16:44:43
bon, bah on est pas loin du compte
16:44:50
2-2


Quant'aux formules de fin, j'ai eu droit à une fois "bizzzzzz" et une fois "+++", ce qui ne représente rien de particulier, et est même plutôt inférieur à mon "gros bisous".
Demain, je revois a.; changements d'attitude de part et d'autre en perspective ?

10.12.06

Intertextualités...

Il se trouve que la chanson du J'aime Zbonde du moment pourrait bien être adaptée au contexte... Ci-dessous, un collage, assez fidèle néanmoins, réalisé à partir des paroles.


I've seen angels fall from blinding heights

And you yourself are nothing so divine

Just next in line


[No one else here will save you

Are you willing to die ?

The odds will betray you

You can't deny the prize it may never fulfill you

And I will replace you]


And if you think you've won

You never saw me change

The game that we have been playing


Try to hide your hand

Forget how to feel

Would you be seen with me?


You Know My Name


On pourrait dire aussi "You wear my name", puisque le nom de famille d'a. est le même que mon deuxième prénom.
J'aime beaucoup le début ! Le refrain est un peu agressif.

J'ai rediscuté avec C. hier, je lui ai dit qu'a. me plaisait, et elle a revu son jugement, disant qu'effectivement, si de mon côté il y avait quelque chose aussi, ce n'était pas innocent. Et sinon elle interprète pas mal, mais elle ne sait pas tout. Elle a relativisé un peu la messe du dimanche matin aussi (a. y va à 8h30 pour voir BDS, servant de messe à cette heure), mais je pense qu'à la réflexion, les quatres messes par semaine ont aussi quelque chose à voir avec lui.
Quelque soit son importance par rapport à moi, a. joue un double-jeu qui raccourcit ses nuits : le samedi soir elle reste avec moi, et le dimanche matin elle se lève aux aurores pour avoir une chance de séduire BDS. Je ne les ai pas vus à la messe des jeunes vendredi, je ne les ai pas cherchés en même temps. Au fond, je suis beaucoup plus moral qu'a., qui y va pour faire des rencontres...

9.12.06

extrait du "Joueur " de Dostoïevski

"Tout cela, elle le comprenait fort bien et cette idée que j'étais entièrement et résolument conscient qu'elle me restait inaccessible - toute l'impossibilité de la réalisation de mes lubies, cette idée, j'en suis sûr, lui procurait des délices extrêmes ; sinon, aurait-elle pu, intelligente et prudente comme elle était, se montrer avec moi aussi intime, aussi sincère ? Je pense qu'elle me voyait toujours comme cette impératrice de l'Antiquité qui s'était mise à se deshabiller devant un de ses esclaves, parce qu'elle ne pouvait pas imaginer qu'il était un homme... Oui, bien des fois, elle avait dû penser que je n'étais pas un homme."

8.12.06

Un petit jeu sécurisant...

Moi aussi j'ai de nouvelles infos... Je viens de discuter longuement avec C, je résume à chaud. Je suis nerveusement assez éprouvé à cause de la fatigue, je vais essayer d'être clair.
J'ai bien compris qui était mon rival, or, il est plus "central" que je ne pensais; il est même en avance sur moi. a. le convoite sérieusement.
C. rejoint mon diagnostic sur l'âge mental de a., 16 ans, et elle pense que, comme les filles de cet âge, a. m'aime bien précisément parce qu'elle peut pratiquer un petit jeu sans conséquence. Est-ce parce qu'elle estime que je "ne tire pas à conséquence" ? (Aurélien d'Aragon ?) L'impression de jeu "sécurisant" viendrait de là alors. En tout cas, selon C., elle se dit qu'elle peut jouer avec moi sans se faire peur, C. est ambiguë cependant, puisqu'elle mentionne clairement notre "petit jeu de séduction", mais qu'elle estime qu'il a peu de chances d'aboutir; je lui ai fait remarquer que a. ne ferait pas ça de manière totalement désintéressée car elle craindrait les dégâts qu'elle peut causer, elle n'est pas assez manipulatrice pour ça, et C. était d'accord... Quant'à B., mon ex, a. estime qu'elle a du mal à lui parler parce qu'elle estime que B. sait de quoi il retourne entre nous; en fait le problème n'est pas là, toujours est-il que a. admet, dans les mots de C. du moins, qu'elle "joue" consciemment...
Donc c'est compliqué, et ça se complique encore plus; ce soir, je vais à la faîte des Luminaires, je vais essayer d'assister à la cérémonie religieuse, où il y aura a. et lui, [BDS] ... Je vais rester à l'écart, car j'y vais essentiellement pour mon compte personnel, mais ce sont deux mondes qui vont se rejoindre... C'est peut-être une erreur, mais je reste sur ma ligne, j'y vais pour moi, pas pour a. Après il y aura une pause, a. rentre à Paris jusqu'à lundi soir.

6.12.06

"Gros bisous" ?

Conversation téléphonique ce soir, j'ai appelé a. (~45 min). A la fin, elle m'a dit que la petite fleur sur son oreiller me souhaitait bonne nuit, et j'ai tenté un "gros bisous"; "toi aussi" a-t-elle dit. Je vais tenter de pérenniser la formule.
D'autres nouvelles : les "jeux de mains, jeux de vilains" continuent on dirait; elle n'a pas enlevé sa main quand j'ai touché la sienne en faisant passer le plateau d'un gâteau cette après-midi; deux fois; j'ai fait le test avec L. qui était aussi à côté de moi, on a tous les deux enlevé nos mains. Disons que ce n'est rien. De même que son vague intérêt pour l'heure du train que je prendrai le lendemain du galak pour rentrer chez mes parents. Je serai à la gare vers 17h, elle m'a dit qu'elle partirait à peu près à cette heure-là. Il est vrai que la dernière fois j'étais parti juste après le repas, cf. le dernier regard à la Toussaint. Et sinon, a. va au Galak, elle s'est inscrite au repas après avoir hésité. Est-ce qu'elle a prévu quelque chose pour cette soirée ? Suspense...

3.12.06

Ce week-end

Deux soirées de suite avec C. et a. (haha...), terminées toutes deux par un moment seul avec a., globalement assez inexploitées.
Hier, je raccompagne en partie a. sur le chemin du vélo, rien.
Aujourd'hui, je me retrouve une demi-heure seul chez a. une fois C. partie. Presque rien. a. me joue du piano, on discute un peu, a. me regarde dans les yeux mais se tient à distance, recule presque (alors que je n'avance pas), puis finit par me foutre poliment dehors.

Le point sur les activités prévues :
hier, a. et C. ont mangé chez moi, c'est-à-dire que je leur ai fait la cuisine; apparement elles ont trouvé ça pas mal (pas spécialement de points positifs); j'avais fait le ménage.
Je n'ai pas laissé de rose sur le piano chez a., ce n'était pas viable (trop tard pour en acheter de toute façon), et ce n'était pas le moment.
Je ferai peut-être la faîte des Luminaires pas loin de a., pas à ses côtés non plus, je n'ai pas envie; mais j'y serai, et je vais essayer de faire l'ensemble de la procession dans les règles de l'art, j'apprendrai des choses sur moi, et peut-être sur elle aussi, en vivant ça de l'intérieur.
J'ai proposé à a. de dormir chez moi le soir du galak, ce n'était dans aucun "plan", mais en contexte ce n'est pas arrivé comme un cheveu sur la soupe, a. a dit qu'elle allait voir; elle n'a donc pas dit non, mais ça m'étonnerait qu'elle accepte. Toujours est-il que la possibilité est ouverte, c'est toujours ça.

Test de personnalité

Mon ex, B., m'a parlé d'un test de personnalité sur le site "parship", je viens de le faire, c'est assez long, je vous en livre l'essentiel; il y a des choses intéressantes, qui ne sont peut-être pas sans rapport avec ce présent blog...


"Ceux et celles qui vous connaissent savent que l'on peut compter sur vous (part de raison 35%)et apprécient votre compassion (part de sentiment 41%). Vous êtes toujours à l'écoute de votre entourage à qui votre chaleur et votre pensée rationnelle offrent un soutien précieux. Votre part d'instinct est de 24%."
"Votre côté sensible et attachant fait de vous un interlocuteur apprécié - et vous êtes connu pour savoir "consoler les inconsolables". Vous savez ne pas oublier vos propres besoins, ce qui fait de vous une personne équilibrée. Cet équilibre fait aussi de vous un partenaire agréable, alliant confiance en soi et capacité à s'ouvrir émotionnellement. Nous vous conseillons donc de ne pas changer. Votre personnalité équilibrée vous permet de vous entendre avec presque tous les types de caractère."

[...]
"Mais veillez à placer des limites au niveau de votre tolérance et de votre générosité. Il n'est pas nécessaire de se montrer compréhensif pour tout. Cela comporte au contraire le danger que l'on utilise votre tolérance en finissant par vous blesser."... !

"Part féminine" : 125 (moyenne : 100)
Votre résultat au test
Dans le cadre d'une relation, vous savez parfaitement faire preuve de sensibilité et de tendresse. Vous laissez volontiers les femmes accéder à vos sentiments sans craindre d'être incompris. Certaines femmes risquent de ne voir en vous qu'un bon ami ou une âme compatissante, même si de votre côté vous attendez plus.
Conseils pour votre choix de partenaire
Si vous réussissez à admettre que votre détermination et votre sens de l'initiative - qui contrebalancent votre grande sensibilité - prennent souvent le dessus, vous augmenterez considérablement vos chances auprès des femmes. Vous pouvez aussi choisir de votre plein gré un partenaire qui a tendance à prendre les choses en main.

Une application directe peut-être ?

27.11.06

Réorientation

Je n'ai plus envie de raconter ce qu'il se passe, et non sans raison; je m'explique :
un des objectifs de ce blog était d'exposer les signes envoyés par a. et leur interprétation (par moi). Cela fonctionnait, car je n'étais pas sûr que tout soit cohérent. A présent ce fondement est caduc : l'amoncellement de signes n'est pas fortuit, j'en suis certain. Donc il ne sert [plus] à rien de gloser pendant des heures dessus.
D'autre part, une des autres motivations à la création de ce blog était d'expliquer ce que je faisais, voire d'en débattre. Dès le début, j'ai exprimé des réserves quant'au caractère privé de certaines "révélations". Aujourd'hui, c'est une véritable barrière qui se dresse devant moi, je ne peux rien dire. Quel qu'il soit, il y a un "nous", entre a. et moi, car nous sommes devenus proches, trop pour que je synthétise, distille chaque soir ma journée : il y a trop d'éléments, et ces éléments nous regardent nous.
De cet état des choses découle une autre conséquence : un des tenants de ce blog était le suspense. Or, rien n'est fait, mais j'estime dorénavant que je ne peux pas perdre, disons que je ne peux que faire "match nul" : a., à défaut d'être une "petite" amie, sera toujours (/immerhin) une amie.
Enfin, dernière chose, je regarde a. avec des yeux qui, plus qu'auparavant, n'ont pas grand-chose de rationnel, c'est pourquoi décrire ce que je fais m'inspire un certain dégoût, je trouve cela un peu abject. Cette dernière raison peut également expliquer tout le reste : peut-être suis-je le seul de nous-deux à voir les choses de cette manière, ça n'en est pas moins assez incommunicable.

Je ne vais pas vous laisser tomber pour autant, je pense que le blog va changer de forme, je vais être plus concis, presque télégraphique. Disons que je suis un alpiniste qui a quitté le dernier (/un des derniers) bivouac(s) pour tenter d'atteindre le sommet : l'oxygène est rare, il faut que je l'utilise pour gravir la montagne et pas pour m'égosiller à la radio avec le camp de base. En plus, l'altitude rend irritable; excusez le ton sec de ce message.
Pour conclure donc, un rapide résumé : lundi, nous avons battu notre record de discussion dehors, 1h10; mardi, a. est passée chez moi prendre le goûter, là encore, longue discussion, et aujourd'hui, nous nous sommes retrouvés seuls après manger; plus d'une heure, et dans l'après-midi pour la pause, idem, un peu moins d'une heure cette fois-ci, tous les deux dehors dans le froid. Au moins physiquement, je ne suis pas le seul à me rendre malade : nous restons dehors alors que visiblement elle a attrapé la même crève que moi, pour les mêmes raisons : nos sorties. Personne ne la voit autant que moi en ce moment, tout à l'heure, avant de sortir, elle a discuté quelques minutes à l'intérieur avec sa meilleure copine, puis nous sommes allés dehors. Critères objectifs : je peux affirmer sans trop me risquer que c'est moi qu'elle regarde le plus en cours et que c'est avec moi qu'elle a le plus parlé pendant les quatre derniers jours, même chaque jour pris à part. Evidemment, je n'ai fait aucun "forcing" pour arriver à ce résultat (du moins je ne crois pas).
Le suspense est toujours de mise cependant, puisque c'est avec elle-même, en elle-même que se situe l'enjeu à présent. Alors repassez de temps en temps, je vais essayer de continuer à écrire (au moins en commentaire).
J'ai frôlé par deux fois la main d'a.; hier en caressant un chat qu'elle tenait dans ses bras, et aujourd'hui en voulant ramasser en même temps qu'elle un gobelet tombé à terre...

J'aime Zbonde et les dimanches avec a.

Un bref message pour raconter la soirée, sur le vif, avec les options qui se sont présentées; là ça ne dépend pas des autres, on rentre dans un domaine un peu plus "normal".
Cette après-midi vers 16h30, a. m'appelle pour me demander où nous allons voir le film; elle a oublié le point de l'heure de rendez-vous me dit-elle. Elle aurait pu appeler L., qui été censée organiser tout ça; à moitié pour m'en assurer, et à moitié pour parler avec elle, je parle, on discute un peu de tout, la conversation se termine tranquillement... cinquante minutes plus tard. C'est quand même net... mais faut-il en rajouter un peu pour faire avancer les choses ou faut-il se contenter d'attendre ? Telle est la question... qui s'est reposée auourd'hui.
Le film était pas mal, il avait des passages qui pouvaient faire penser à a., mais elle n'était pas à côté de moi, il y avait L. entre nous deux, logique au fond puisque comme ça j'étais à côté d'un copain, mais être à côté de a. ne m'aurait évidemment pas déplu, et elle ne l'a pas cherché. Après, en rentrant, nous sommes passés chez les franco-allemands avec qui nous avions vu le film, L. a préféré rentrer, elle était fatiguée. Nous étions donc quatre, le couple, et a. et moi. On a discuté du film, donc de poker, d'effets spéciaux, de lieux de tournage (je me suis un peu étalé sur mes connaissances en jeux d'argent et en Laque de Kohme), et puis on a discuté course à pied, et là c'est le type qui avait des choses à raconter, j'ai juste mentionné ma récente saison sportive (mais a. la connait déjà de toute façon). Tant mieux, j'ai tendance à un peu trop parler à mon avis, là j'ai pas mal écouté et j'ai posé des questions. Ensuite, a., qui n'était pas très en forme, a dit qu'elle rentrait, je suis parti avec elle. Alors qu'il y avait six étages à descendre, elle n'a pas voulu prendre l'ascenseur : est-elle claustrophobe ? A l'aller elle l'a pris avec la fille. Place au cinéma et ascenceur, même combat ? elle ne voulait pas se retrouver à côté de moi dans ces situations là ?
En tout cas, à ce moment là, décision importante : je l'ai raccompagnée. Comme je veux faire bref et être assez objectif, je propose des données temporelles, sachant que ce n'est évidemment pas tout, et même pas l'essentiel, mais comme a. fait très attention aux conventions formelles, ce n'est pas si inutile... Ce trajet durait dix minutes, et au total le détour a rallongé d'à peu près quinze minutes mon temps de trajet (35 min au lieu de 20). Ce n'est pas beaucoup, et j'ai choisi de la ramener. J'ai fait une halte en bas de chez elle, elle m'a poliment parlé pendant dix ou quinze minutes; je dis poliment parce que le temps est dans ce cas le seul critère discriminant, étant donné qu'elle n'était pas particulièrement entreprenante. Difficile de dire si c'est un signe, je ne crois pas.
Nota bene : je n'étais pas "profilé" pour qu'il se passe quelque chose, j'avais mon blouson de cuir, un sweat moche et je n'étais pas rasé. Je voulais être comme j'étais déjà, et puis faire un test, je pense que a. me préfère rasé, là il m'a semblé voir effectivement une différence. Sans la veste, mes habits mettaient assez bien en valeur ma constitution je trouve, et puis comme ça elle me voyait "différent" ! Enfin il n'était rien censé se passer de spécial, et je me suis assez clairement découvert... Je ne sais pas si j'ai bien fait; là encore, à suivre... Je vais essayer de faire un peu plus attention de toute façon, et puis on va voir comment elle réagit dans les jours à venir.

25.11.06

La Chine et son histoire ancienne

Hier soir, nous avons donc mangé dans ce restaurant chinois, puis nous sommes allés boire un verre. A table, j'étais en face de a., tandis que C. était sur le côté (notons que les filles se sont placées comme elles voulaient). Au café, j'étais à côté de a (parce que je me suis mis là).
a. m'a complimenté sur ma façon de me servir des baguettes, j'ai réussi à manger à peu près tout avec. Toujours ça de pris, c'est plutôt positif. Sinon je suis moyennement content de ma "performance", justement parce que je n'ai pas pensé en ces termes, je ne soigne pas ces sorties, notamment dans les détails, et c'est là que tout se joue. Une fois de plus, je ne sais pas trop quoi raconter de manière objective, il y a eu beaucoup de choses pendant cette journée et cette soirée... Comme quand a. a dit qu'elle avait défié B. affirmant, pour rire, qu'elle allait lui passer devant au concours. Amusant... C'était encore à la bibliothèque; au restaurant, nous avons parlé famille notamment, et puis de pas mal d'autres choses. Et on a reparlé d'un mail commun (politique) que j'avais envoyé il y a deux ans (à une très vaste audience); il se trouve que j'avais eu très peu de réponses, a., elle m'avait répondu. Ce n'est pas la première fois qu'elle y fait allusion. Je n'ai plus le message, la boîte n'existe plus, mais elle me l'a résumé hier; or, sa formulation montre qu'elle savait très bien qui j'étais. Je n'étais pas un anonyme et/ou elle m'avait "repéré" ? Tout cela est peut-être de l'histoire ancienne, avec un passé, toute une dimension temporelle conséquente, pour elle comme pour moi... Tout serait donc joué d'avance ?
A part ça, j'avais mis une chemise habillée, de celles que je ne mets pas pour aller en cours. S., "l'amour qui venait du froid", lectrice peu assidue de ce blog, m'a conseillé à la Toussaint de me montrer dans certaines occasions tel qu'elle ne me voit pas d'habitude. On parlait en l'espèce du Galak de Noëlle, qui est programmé pour dans un peu moins d'un mois. Là aussi il faudra être habillé; j'ai commencé à regarder aujourd'hui ce que je pourrais m'acheter pour l'occasion. Je serai amené à reparler de ce Galak, pour de multiples raisons; parce que c'est une des deux ou trois grosses soirées que a. s'autorise, parce qu'elle le fait à fond, avec alcool, flirtouillage [d'après mes informations], itou, et parce que ce sera dans une période favorable.
Voilà, et la soirée s'est donc terminée dans un café non loin de l'Autel de Vil [avec a., on n'est jamais très loin de l'autel...], où j'ai aidé a. à faire un avion avec l'addition, et à le faire voler. C'était bon enfant, vraiment, le tout encadré par des chamailleries très "vieux couple". Je suis passé deux fois en coup de vent à la bibliothèque aujourd'hui, à des heures où a. avait peu de chances d'y être. Il ne faudrait pas qu'on se voie tous les jours au fond. Prochaine entrevue prévue : demain soir (!)... On va voir "J'aime Zbonde" avec des Allemands, a. a dit qu'elle viendrait peut-être, si elle a le temps.

24.11.06

Le mandarin

J'ai rendez-vous dans une heure avec a. et C. pour manger chinois. Une occasion de plus de voir a., pas toute seule certes, et les chances de me retrouver seul avec elle sont infimes ce soir, puisqu'elles habitent à deux pas l'une de l'autre. J'aurai tout de même l'occasion de voir comment a. se débrouille avec des baguettes, elle est censée être habile. Sinon, j'ai appris aujourd'hui qu'elle allait beaucoup plus souvent à la messe que je ne pensais. En effet, je lui ai fait faire l'inventaire de ses occupations religieuses, et il se trouve qu'en-dehors du temps passé avec des catholiques, a. se rend à l'église trois fois par semaine... ! Mais ce n'est pas tout, elle assure aussi une heure d'adoration en plus de cela. C'est beaucoup, c'en est presque incroyable. En fait, ça ne m'étonne plus qu'elle puisse se sentir écartelée entre sa dévotion assidue et des tentations plus "mondaines". Et plusieurs prétendants ont dû être rebutés par tant de ferveur. Moi-même je trouve cela presque louche. Il ne s'agit pas d'une torture pour elle, elle m'a dit qu'elle se sentait bien après. Oui, je me permets de le dire, en plus de le penser très fort, la frustration a des conséquences bien curieuses.
Pour conclure, juste une anecdote de cette après-midi. Pendant une pause, le "triangle" s'est construit autour de l'enclos à moutons (oui, vous ne rêvez pas !). Ce dernier est carré, et alors qu'a. restait en retrait, C. est allée de l'avant en faisant le tour. Je l'ai suivie, mais je me suis arrêté au coin, de sorte que je suis resté à équidistance de a. et de C. Après quelques instants, a. m'a rejoint, elle avait l'air satisfaite; ça n'a sans doute rien à voir mais c'était amusant. Sur ce, je vais aller me préparer...

23.11.06

Progression linéaire

Rien de spécial aujourd'hui, je vais revenir sur une nouveauté qui s'est produite hier. a. m'a laissé un message pour me demander si nous pouvions manger ensemble à midi, je n'étais pas là, j'ai filé à la cantine et je ne l'ai eu qu'après. Mais c'était la première fois; en effet, a. ne m'avait jamais appelé pour quoi que ce soit, certainement pas pour qu'on se coordonne sur nos horaires de repas, et qui plus est elle n'avait jamais laissé de message sur mon répondeur.
J'ai vraiment l'impression que mon nouveau statut d'"ami" est manifeste, et qu'il me donne littéralement accès à un nouveau forfait, une nouvelle palette de services. C'est très curieux, et très graduel aussi. Je pense qu'en la matière elle s'y connaît vraiment, cette progression linéaire a quelque chose de savant. Régulièrement, à pas de loup, de nouvelles étapes sont franchies. Nous ne nous parlons plus tout à fait de la même manière aussi, tout cela évolue - assez rapidement même - et rentre dans les rails, des rails qui doivent bien mener quelque part. Ce qui est curieux, c'est qu'elle ne peut ignorer (à mon avis) que je la convoite, or, depuis une dizaine de jours, elle donne des signes franchement positifs. A croire que tout ne serait qu'une question de temps.
En tout cas, grâce à ces "rails", je ne me déclarerai pas trop tôt, j'ai l'impression que c'est comme impossible, je vais, je dois attendre d'atteindre certains paliers, comme par exemple le fait d'être invité tout seul chez elle, de sortir plusieurs fois à deux, de recueillir des confidences "exclusives",... C'est curieux comme atmosphère, mais assez "sécurisant" quelque part, c'est peut-être justement ce qu'elle cherche.
Toujours est-il que si elle m'a appelé le lendemain, c'est sans doute que sa discussion avec L. n'a pas eu de conséquences vraiment négatives pour moi. Je n'ai pas encore réussi à en savoir plus, mais je lui demanderai à l'occasion. Au chapitre des nouvelles, signalons qu'a. ne sera peut-être pas sur Lyon pour la Faîte dés Luminaires, je n'aurais alors pas l'occasion de lui tenir son missel... ! [façon Frédéric et la Dambreuse] Plus de détails dans une prochaine édition du feuilleton.
Il reste d'aujourd'hui dans ma tête un regard en coin, bref, discret, lancé alors qu'elle partait, la tête tournée vers moi, et que nous nous disions "à demain". Sur le moment je n'y ai pas prêté attention, il m'est revenu ce soir lors d'un Quatuor de Mozart. Il n'avait pas cette étoffe que j'y ai décelé un jour, mais il était tout de même empreint d'une certaine douceur. Oh, trois fois rien, une touche, et tout est peut-être là...

22.11.06

Toujours du suspense...

a. était encore chez L. quand je suis passé hier vers six heures... Que se sont-elles dit ? Je vais essayer de le savoir, et nous verrons en tout cas dès cette après-midi si cela a des conséquences visibles. Notre complicité pourrait-elle être mise à mal par L. ? Ce serait dommage, car elle progresse assez régulièrement.
Hier en effet, j'ai pu voir l'ampleur de ce que mon statut d'"ami" m'offre. Peu avant midi, nous avions du temps libre, j'ai proposé à a. de venir le passer chez moi, et elle est venue ! Toute seule, pour la première fois je crois. Ce n'était qu'une grosse demi-heure, et nous n'avons rien fait de spécial, mais cela mérite d'être souligné. a. doit désormais compter avec moi, ne serait-ce qu'un peu, pour organiser ces moments-là; lundi déjà, alors que L. l'invitait à boire le café chez elle, elle a refusé poliment pour rester avec le groupe, et notamment moi : vous savez comment cela s'est terminé, nous nous sommes retrouvés en tête-à-tête. C'est le premier cas de refus à ma connaissance, il y a quelques semaines, a. acceptait sans hésiter une seule seconde. J'insiste sur cette dimension temporelle, car hier, quand L. lui a redemandé et qu'elle a finalement accepté, ce ne fut qu'après avoir réfléchi quelques secondes. Il n'y a sans doute pas que cela qui rentre en ligne de compte, mais dans le premier cas elle savait qu'elle pourrait me voir, dans le deuxième elle devait se douter que je passerais chez moi, et que nous ne nous verrions pas de toute façon. Explication partiale, mais explication quand même. Malgré tout, ce qui a principalement joué à mon avis c'est qu'elle ne pouvait pas raisonnablement apposer un deuxième refus sans risquer d'être impolie.
L. est dans le jeu, mais il y aussi et surtout C., avec qui j'ai passé beaucoup de temps la semaine passée, et dont j'ai parlé ici. Mercredi dernier, C. m'avait confié que si a. apprenait que nous avions passé quatre heures ensemble au café elle n'en serait pas jalouse, mais peut-être piquée (reposons la question au passage : que sait vraiment C. ? supposition personnelle, aveu d'a. ? un peu des deux probablement). a. l'avait déjà dit, mais elle s'est répétée pour la troisième reprise hier dans le couloir : j'ai marché sur le talon de C. par mégarde, remarque de a. : "non mais t'arrêtes de lui faire du pied ? je crois que vous avez vraiment quelque chose à nous dire vous deux !", dit de manière plus ou moins ironique, en souriant (enfin je crois). Ma retranscription est approximative, mais ce qui s'exprime là c'est peut-être un début de jalousie; la répétition est elle-même intéressante (elle nous a demandé ça deux fois samedi), elle qui me traitait de "radoteur", ce que j'ai analysé par la suite comme une manière de dire "j'ai bien vu que tu essayes de me séduire". C'est celui qui dit qui l'est. Je lui ressortirai tiens.
Enfin, dernière chose, en parlant de "vous deux"; les gens commencent à nous appeler comme cela, à commencer par la prof hier, qui nous a dit "chut vous deux". Nous avions un peu bavardé c'est vrai, ce qui veut dire qu'a. est sortie de sa prétendue "réserve" pour discuter avec moi en plein cours, et que l'identité "vous deux" est en train de naître. Les autres nous appellent ainsi, mais a. et moi n'utilisons pas de "nous"... Ce qui m'étonne tout de même c'est que pour quelqu'un qui est censé se maîtriser à la perfection, tout cela est un peu visible, et elle ne rentre pas dans le jeu d'éviter la rumeur : même les collègues directs vont se poser des questions si ça continue. Si pour elle tout est sans ambiguïté, on peut comprendre qu'elle agisse ainsi. L'autre explication serait qu'elle perd patience, ce que j'ai du mal à croire, même si ces jours-ci doivent m'être favorables.
Enfin voilà pour la journée d'hier, et en relisant ce message je trouve que j'étoffe un peu quand même, je complique, ces évènements pourraient être relatés plus simplement. Certes, mais l'art de la série B - et c'est peut-être le seul ! - est précisément de tenir un épisode avec peu de chose. Quoique de ce point de vue, je trouve qu'il y a matière à histoires, et matière à espoir aussi...

21.11.06

a. chez L. (et résumé de dimanche et lundi)

A l'heure où j'écris, a. est allée goûter chez L.; L. qui fait donc son retour dans le jeu, ce qui a son importance puisqu'elle sait des choses... je vais y revenir.
Dimanche, j'ai passé ce qui me restait de matinée à écouter de la musique en pensant à a.; certes, c'est puéril et vain, mais malgré tout ça montre que les choses sont, ou commencent à rentrer dans l'ordre. Je ne me faisais pas des visions je pensais juste à elle. L'après-midi, a. n'était pas à la bibliothèque, j'ai travaillé avec C., qui n'avait apparement rien à dire sur le sujet.
Hier matin, premier cours, comme d'habitude, neutre, et ensuite repas et bibliothèque. Une variante cependant : nous sommes restés discuter après déjeuner, et ce plus longtemps que les autres; c'est-à-dire qu'une fois qu'ils étaient partis, nous étions seuls. Nous avons somnolé un peu ensemble sur les canapés, face à face, en papotant et en se regardant entre nos paupières entr'ouvertes - ce qu'on voit normalement au réveil, le matin par exemple, mais le sait-elle ? Nous avons parlé de musique, je lui ai demandé si elle pourrait me rejouer quelque chose au piano, c'est alors qu'elle m'a dit qu'elle avait cassé une touche, peut-être le jour où elle m'a joué la sonate, en tout cas elle s'en est rendu compte à partir de là, ce qui l'empêche de jouer correctement. Symbole ? c'est un ré, qui musicalement signifie souvent la mort. Prétexte ? Elle m'a dit qu'elle me jouerait les deuxième et troisième mouvements qui sont mieux quand elle les saura; ça ne doit donc pas être ça non plus. Le hasard, mais un hasard troublant.
Ensuite, nous avons travaillé l'un à côté de l'autre à la bibliothèque, on devait se mettre à l'écart l'un de l'autre (je lui ai expliqué qu'il s'y trouve beaucoup d'"yeux" à rumeurs), mais elle était dans le même coin que moi, donc. En fin d'après-midi, nous avons assez souvent discuté en chuchotant, et on s'est probablement faits remarquer. Et puis, bien sûr, il y a eu cette pause, ce "moment favorable" que vous devez commencer à connaître, elle a duré environ une demi-heure cette fois-ci, pas plus car a. avait des exercices à faire.
Je n'en dis pas plus, et j'attire votre attention sur le fait que ce blog laisse derrière lui toute prétention d'exhausitivité ou d'objectivité. En effet, les évènements se succèdent à un tel rythme ces jours derniers qu'il est impossible de tous les raconter, il s'agit donc ici d'un "best of", selon ma perspective, je vous donne quelques signes que j'estime plus importants que les autres, sachant que je suis le seul à filtrer ces conversations et que je passe peut-être à côté de l'essentiel... Je répondrai néanmoins à toutes vos questions.
Je parlerai de ce qu'il s'est passé aujourd'hui dans un autre message, je voudrais terminer sur L. et a. J'ai eu la maladresse de parler à L. de a. en lui disant qu'elle me plaisait. Je dis "maladresse" car je n'aurais sans doute pas dû, non seulement ça n'a servi à rien mais en plus cela a peut-être contribué à détériorer la relation que nous avions. Aujourd'hui, L. ne me compte pas/plus parmi ses amis, et de plus, elle n'a jamais vu d'un très bon oeil mes sentiments pour a.
Or, elle vont fatalement parler de moi, à mon humble avis... Je m'explique : ne serait-ce parce que a. va vouloir essayer de nous rabibocher L. et moi, ou au minimum parce qu'elle va parler de moi en passant, pour son cadeau d'anniversaire, son week-end, ou que sais-je. Force est de constater que suis devenu difficilement contournable... ce n'est pas forcément une bonne chose. Et dans le cas présent, L. pourrait, peut et va, à mon avis, au choix : faire part de l'antipathie qu'elle me porte, trahir ce que je lui ai dit et/ou colporter des rumeurs sur moi dont le degré de véracité et pour le moins incertain mais qui sont très gênantes. Dangereux.
En ce qui concerne notre inimitié, je ne me fais pas trop de souci, on en a déjà parlé avec a., elle ne devrait pas se formaliser, mais elle va chercher à en connaître les raisons; et là ça se complique. Pour mes confidences, je ne suis qu'assez peu inquiet, car tout bien réfléchi, elles reflètent la situation actuelle; il y a un mois elles avaient de l'avance, mais a. doit s'être rendue compte qu'elle me plaît. Et j'avais eu la précaution de dire à L. que je n'étais pas sûr de me déclarer, que j'attendais d'être sûr. Cette "version officielle" n'est donc pas un faux-pas complet. Les rumeurs sont éminemment plus problématiques, elle touchent à un domaine qui peut énormément gêner a. (des histoires de lit), et pas de la plus belle des manières. Rajoutons qu'elles sont diverses, modifiées et remodifiées. Impossible d'en connaître le contenu. C'est un impondérable que je ne maîtrise pas et qui pourrait me faire perdre des points et du temps. C'est doublement ennuyeux...
Elles parleront peut-être de tout autre chose. Je chercherai à le savoir de toute façon. Déjà, je vais finir mon après-midi : sachant que le calendrier m'est favorable en ce moment, je vais chercher à voir a. : passer devant chez L. voir si elles discutent toujours, et aller à la bibliothèque, où je trouverai peut-être a. dans le cas contraire, mais la possibilité est faible. Ce n'est néanmoins pas négligeable, et comme ça je travaillerai...
A suivre...

20.11.06

Samedi (soir)

Samedi soir, j'ai finalement passé toute la soirée avec a. et C. En effet, cette dernière m'a appelé dans l'après-midi pour me dire que l'heure de rendez-vous était avancée à 20h, et que nous mangerions ensemble chez a. Nous sommes allés au café après, puis rerentrés chez a. et nous nous sommes quittés vers 1h30. Je n'ai pas eu l'occasion de me retrouver seul à seul avec a., je ne le regrette pas, j'ai eu l'impression de ne pas beaucoup avancer de toute façon.
J'ai donc découvert l'appartement de a. Quelque part, ça m'a fait un choc, j'ai retrouvé la réalité; très haut de plafond, murs blancs, assez spacieux et donc plutôt vide, voire dénudé. Le moins qu'on puisse dire de son canapé-lit, c'est qu'il n'invite pas à la luxure, mais fait plutôt lit de camp. Nonobstant ces quelques observations, c'est un bel appart il faut dire. Nous lui avons offert son cadeau en entrant, apparement il lui a plu, elle avait l'air contente. Nous avons mangé des pâtes au saumon, c'était bon, la seule chose que je puis dire c'est qu'il s'agissait peut-être d'un choix tactique, a. préférant assurer avec un plat qu'elle maîtrisait bien. Elle avait l'air curieuse de savoir comment je les trouvais; normal après tout. Pas de signes précis sinon, si ce n'est que pour le café, il y avait deux tasses identiques et une différente, les deux semblables ont été pour a. et moi, mais je ne crois pas que ça veuille dire quelque chose. Voyant que je m'intéressais à son Clavinova, a. m'a joué la sonatine de Mozart qu'elle travaille en ce moment. Dans l'escalier en descendant, elle m'a parlé des remarques d'un copain qui était venu chez elle cet été et à qui elle avait joué du Beethoven; je me suis retourné en souriant pour lui demander où était le sous-entendu, elle n'a rien répondu, si ce n'est que les nuances que j'avais appréciées étaient moins fines chez Beethoven. Difficile à interpréter, disons qu'il n'y a rien à en tirer.
Au café, la conversation a savamment dévié vers le thème "mes ex", celui avec lequel j'avais été lourd et que je souhaitais éviter. Sauf que par quelques mystères et un peu de réserve, j'avais inversé les rôles, c'était a. qui désirait connaître des choses et qui me suppliait des yeux de lui en dire plus (C. savait déjà à peu près tout, nous en avions abondamment discuté au café quelques jours auparavant; il était question de B. je précise). J'ai délivré les informations au compte-gouttes, et une fois rentrés chez elle j'ai parlé un peu d'autres filles, espérant me donner un peu de "valeur", mais sans trop en faire j'espère. En effet, depuis la semaine dernière, je regarde les autres filles, en tout cas beaucoup plus, et j'essaye d'en fréquenter plus, autant le faire un peu transparaître; j'ai l'impression qu'elle a aussi recours à cette "méthode", alors j'imite...
Autre chose en partant : j'avais mangé chez C. la veille et je n'avais pas voulu départager les deux par politesse quand nous en avions parlé, mais juste avant de partir, j'ai glissé à a. en chuchotant que c'était meilleur chez elle. Je suis allé chercher mon manteau, et a. s'est ruée avec moi dans la pièce voisine; comme je ne comprenais pas, elle m'a dit qu'elle voulait s'assurer que je ne disais pas la même chose à C. C. ne voyait évidemment pas de quoi il s'agissait, et sur ce point, comme sur quelques autres ce soir-là, elle a arrêté de demander, voyant que c'était entre a. et moi.
Voilà, en rentrant, et hier matin, j'ai essayé de faire le "bilan" de cette soirée, et je n'y arrive pas vraiment, j'ai eu l'impression de "patiner dans la semoule", comme la semaine dernière. Différence de taille : je suis bel et bien monté en grade, puisque matériellement il y avait du changement; pour la première fois j'étais chez elle. Difficile de savoir si j'ai marqué ou perdu des points ce soir-là; j'ai plus que jamais l'impression qu'il va falloir prendre son temps, or, en somme je suis plutôt en avance sur un éventuel "planning", mais je suis impatient, et je me dis que plus le temps passe, plus la chute sera rude.

18.11.06

Tous les points comptent...

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de a. Pas de dîner ni de déjeuner, je n'ai même pas essayé, elle est prise toute la journée, mais par contre ce soir je suis invité chez elle. Pas tout seul évidemment, en compagnie de C., avec qui j'ai passé par ailleurs le plus clair de la journée d'hier, de midi à minuit pour ainsi dire. a. était là la plupart du temps, elle nous a quittés dans la soirée; nous avons mangé avec d'autres collègues et une prof, avons abondamment discuté, puis nous sommes allés boire un verre, avant de nous transplanter au centre-ville, où nous avons tour à tour flâné dans une librairie licencieuse, acheté de quoi manger et discuté chez C. Vers 20h, a. est partie, elle allait dîner et voir un film avec une copine. J'ai mangé avec C. et suis resté jusqu'à assez tard...
Vous l'aurez remarqué, je suis en mesure de savoir assez exactement ce que fait a. C'est assez nouveau, et ça m'a surpris au début. Avant, elle faisait grand mystère de sa vie en ville. Jeudi déjà, elle est passée me voir deux fois en coup de vent à la bibliothèque, et avant de partir elle m'a détaillé ce qu'elle allait faire. Rien de bien intéressant en plus. Mais un mystère de moins. Je ne sais pas trop ce qu'elle en attendait; rien sans doute. Le changement est intéressant. Et à présent je sais aussi en gros ce qu'elle fait aujourd'hui. Les rôles s'inversent un peu, c'est pratique, je peux la laisser parler et la laisser venir me chercher. Sinon je n'ai pas réussi à en faire dire plus à C., elle me laisse entendre qu'il y a quelque chose mais je ne sais pas si c'est par conviction personnelle, parce qu'a. lui en a explicitement parlé mais défendu d'en dire plus.
A présent, tous les points comptent donc, et des points, j'en gagne, puisque je monte en grade : ce soir je verrai son appartement. J'en profiterai pour lui redonner sa game boy, elle me l'a reprêtée hier pour que je batte ses records; des points au sens propre donc... Espérons que le cadeau lui plaira, et puis qui sait, la situation ne s'y prête pas, mais on pourra peut-être avancer un peu, d'autant plus que C. s'efface très vite apparement, dès qu'elle sent qu'on veut parler...

15.11.06

Admissible

Avec quoi puis-je encore comparer a. ? J'ai trouvé autre chose : avec un concours. Cette après-midi, nous sommes allés acheter un cadeau d'anniversaire avec C. à quatre heures après les cours. Ensuite, nous sommes partis boire un café; je suis rentré chez moi vers... 21h30...
Commençons par le début : a. aura un "kit hammam" pour son anniversaire, composé d'un gant, d'une pierre ponce, d'huile, de savon, le tout "typique" (en principe) et bio. Sachant que a. parle souvent des bienfaits du hammam, j'ai eu cette idée, C. a approuvé et pense que ça devrait lui plaire.
Sur le trajet, et par la suite, nous avons discuté de la rumeur, vu que C. m'avait fait comprendre qu'elle était au courant. Elle n'a pas été très claire, et je ne sais pas exactement ce qu'elle sait d'ailleurs, mais elle avait l'air de sous-entendre que la rumeur pouvait devenir réalité. Elle ne le sous-entendait pas même, elle l'a dit, et elle a réagi positivement quand je lui ai dit que les "espions" avaient peut-être vu ce que nous-mêmes refusions de voir. Elle est restée discrète cependant, et elle a nuancé. Par convenance, par prudence ? sans doute parce que c'est la vérité - disons.
On peut donc dire que je suis admissible auprès d'a., ce qui pose les problèmes propres à toute admissibilité : est-ce vraiment une surprise ? et la route est longue d'ici à l'admission. C'est sans doute le plus dur. Passer devant les autres, satisfaire aux exigences, être naturel mais se faire à un exercice calibré. C'est ce poids sur les épaules que je sens à présent qu'il s'agit d'une véritable chance, et pas seulement un maigre espoir, mais une chance néanmoins. Peut-on refaire le concours deux fois ? trois fois ?...
C. était au courant de pas mal de choses, et même de ce premier dîner en septembre, où j'avais raconté n'importe quoi et perdu des points, elle m'a confirmé qu'a. lui avait dit qu'elle avait trouvé cela bizarre. On a pas mal parlé de nous sinon, ça m'a fait du bien, c'est sympa et j'ai pensé à autre chose.
Vraiment, il se passe chaque jour quelque chose de racontable, ce blog est en train de trouver son rythme ! Demain, j'essayerai de proposer un rendez-vous à a. afin que nous puissions lui remettre son cadeau; j'ai pensé à un repas ou à un thé dans un restaurant marocain, selon ses disponibilités. Le feuilleton continue...

14.11.06

Big Brother is watching you

J'ai mis a. au courant ce midi. La situation s'y prêtait il faut dire, j'avais décidé de ne pas attendre la cinquième personne qui devait venir parce que j'avais faim, a. m'avait suivi, laissant les deux autres dehors. Je lui ai expliqué qu'il était dangereux de se montrer à deux dans un endroit public, je lui ai raconté ce que je savais. Elle a trouvé ça amusant et elle a dit "c'est pas grave" en souriant. J'ai acquiescé mais comme je n'ai pas osé la regarder vraiment (troublé que je suis) je n'ai pas d'autres indications. Globalement j'ai mal joué le coup, à la mi-journée je n'étais pas très content de moi. Dans l'après-midi j'ai fait passé ce que je voulais dire, à savoir que c'est plus vivant comme ça, si on est obligé de s'auto-surveiller. Reste à voir si elle va suivre, dans les prochains jours.
Venons-en maintenant aux conséquences; cette rumeur n'est pas une mauvaise chose, puisqu'elle nous permet d'extérioriser le problème : ce n'est plus une question de convenance ou de prudence maladive, si on s'évite, c'est parce que les autres nous regardent (Princesse de Clèves, quand tu nous tiens...). Tout sera peut-être un peu plus lisible, et si on le fait exprès ça peut devenir un jeu; globalement, ça dégage - enfin suis-je tenté de dire ! - les espaces en-dehors des cours, voire en-dehors de l'école, puisque je vais être obligé de trouver d'autres moyens pour lui parler vraiment que la bibliothèque par exemple. C'est un peu comme ma conscience extérieure, en sortant je chez moi j'entre en scène, the world is a stage... Et puis ça crée une connivence, indépendamment du reste. Parce qu'aujourd'hui par exemple, elle s'est comportée en tant qu'amie, certes il y avait les autres, quoiqu'elle était un rien plus féminine, plus vive...
Enfin, me voilà reparti pour repenser à elle pendant une bonne partie de la journée, alors que je voulais justement m'en défaire; je vais essayer quand même. Tiens d'ailleurs, entre ça et ma semaine mouvementée, j'avais oublié de confirmer mon inscription aux concours, la date butoire était... aujourd'hui... et qui me l'a rappelé ? a., était-il nécessaire de le mentionner... Je vis non seulement dans une série B, mais aussi carrément dans un sitcom tautologique, où tout en revient toujours au même point.
Que fait a. en ce moment ? Elle est en train de battre mes temps de contre-la-montre à Mario Kart, au moins, elle pense plus ou moins à moi... - Demain, sortie chez Nat. et Déc. avec C. pour trouver un cadeau d'anniversaire, on le fera à deux, comme ça on est à peu près sûrs que ce sera bien et puis ça ne fera pas bizarre de ma part. Je lancerai peut-être une invitation à dîner en fin de semaine, on verra, en tout cas je retiens ton idée nella.

13.11.06

FLASH SPECIAL --

Une rumeur circule, a. et moi serions ensemble, quelqu'un nous a même vus main dans la main ! Quel monde impitoyable... En même temps, je me demandais quand est-ce que ça allait arriver, c'est sur que comme nous sommes souvent l'un à côté de l'autre...
J'ai démenti, mais l'info risque de se propager, même temporairement. Il va sans doute falloir changer quelque chose. Et puis a. va l'apprendre, il faudrait peut-être que je lui en parle moi-même.
La série B prend de l'ampleur, car quand ces vautours vous ont cerné, ils ne vous lâchent pas. Suspense donc...

God mode

Aujourd'hui, j'étais comme en god mode. Ce matin, très lent, mais j'avais l'impression de voir à travers les gens, de prévoir ce qu'ils allaient dire, tout en étant très neutre. En plus, à midi, il y avait une discussion sur Mario Kart au menu; avec a. évidemment. Elle a huit secondes de retard sur mes temps, à croire que je les ai faits en god mode justement ! En fait, c'est juste qu'il faut qu'elle maîtrise mieux le jeu.
Tout allait bien donc, et je décrochais tranquillement. Remarquez que je parle au passé... Je n'ai pas suivi a. à la bibliothèque, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller un peu plus tard. Je ne l'ai pas vue. Vers 16h20, alors que je travaillais, voilà a. qui vient me voir pour me dire qu'elle fait une petite pause, elle veut savoir si je la fais avec elle. Je lui ai dit que je la rejoindrais. On a fait un tour et on s'est assis dehors en discutant. J'avais l'impression que la discussion n'était pas des plus intéressantes, j'avais peur qu'elle dise que nous devions rentrer. En plus, il pleuviotait à certains moments et il faisait assez frais. Mais elle n'a pas proposé de retourner travailler. C'est moi qui au bout d'un certain moment en ai pris l'initiative. Elle a regardé sa montre, ça faisait près d'une heure qu'on discutait. D'habitude, avec C. et elle, en l'espace d'une demi-heure maximum on est de nouveau à l'intérieur. Force est de constater qu'elle s'est restée là, avec moi, à parler de sa vie. En plus, elle avait bu un thé, donc elle avait sans doute envie d'aller aux toilettes (si on prend en compte un temps moyen de 45 min., mais je l'accorde, ce n'est pas net), c'est d'ailleurs ce qu'elle a fait avant d'aller retourner travailler. En ce qui concerne la température extérieure, elle je ne sais pas mais moi j'ai pris froid, là je n'arrête pas de me moucher. Je me suis un peu fait avoir, ça m'apprendra...
Il n'empêche qu'elle a fait une allusion assez nette en disant que nous étions le tonton et la tata de la Game Boy. En plus c'était dans une phrase compliquée que je n'ai pas décodé tout de suite. [Une histoire de droit de garde que nous avions tous deux sur la console] Je me suis fait un plaisir de lui demander de répéter; "tu ne comprends pas ?" m'a-t-elle dit d'un air mi-amusé. Il y avait un peu de gêne aussi, un peu d'étoffe à ce moment-là dans la voix. Dans le regard peut-être aussi, mais alors juste pendant cette phrase.
Quand nous sommes rentrés il était quelque chose comme 17h20, mon "heure de chance" du lundi; elle doit l'avoir remarqué aussi c'est pas possible...
En plus, j'ai appris que la luciole, fidèle commentatrice, l'avait appelée ce matin, cela a-t-il influencé d'une quelconque manière les faits que je vous relate ici ? Mystère...

12.11.06

Une nouvelle lectrice !

Je salue l'entrée de Nella dans les lectrices-commentatrices de ce blog ! Une personne de plus qui va pouvoir gagner du temps en lisant (ou pas) mes confidences au rythme où elle le souhaite et aux heures où elle le souhaite !

J'en profite pour tenter un résumé neutre de la situation, en-dehors de tous les sous-entendus et toutes les interprétations possibles. Pour une (petite) part, je plais à a., suffisament pour provoquer quelques petits gestes, mais pas assez pour qu'elle le reconnaisse. Il y a plusieurs raisons qui lui font dire qu'on ne peut pas se mettre ensemble. L'ensemble se mêle à de la politesse mal comprise. Rajoutons qu'elle ne sait pas ce qu'elle dit et qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut non plus. Cette fille est un champ de mines, et je patine dans la semoule devant.
Pas la peine de trop en faire donc, elle n'en vaut pas la peine. Je vais essayer de relativiser tout ça, mais qui sait, le lundi est souvent une journée favorable, je vais peut-être repartir dans mes délires à la suite d'un regard de trop...
Vous y auriez intérêt après tout : sinon le blog risque de trouver une fin précoce ! Enfin non, je pense qu'il y aura toujours de quoi meubler la Série B, il ne faut pas grand-chose de toute façon !

Une soirée où a. était (et excursus sur mercredi)

Hier j'étais à une soirée chez une copine, il y avait beaucoup de gens, dont a. Soirée test donc, du moins forcément un peu, car c'était la première fois que j'étais avec elle dans un endroit où l'on danse. Je tiens à le préciser d'entrée, a. s'est comportée avec la plus plate indifférence à mon égard; en même temps, elle a été comme ça avec tout le monde, même avec C., qui l'avait motivée pour venir. Un peu asociale, limite toute seule dans son coin après 3-4 bières descendues rapidement. A foutre la frousse. C'est rare, mais pour le coup, c'est elle qui perd des points... (Tant mieux me dira-t-on, je me rends enfin compte du niveau de maturité de la jeune fille). Numériquement, on a dû avoir quelque chose comme deux regards complices sur une durée d'un peu plus de deux heures. C'est peu, mais en même temps, je n'ai rien fait de particulier, et j'ai dû être encore plus indifférent qu'elle à certains égards. Le "cadre" ne s'y prêtait pas, et là c'était très clair.
Sinon, j'avais vu a. et C. à la bibliothèque dans l'après-midi, et je dispose d'une piste concernant ce que a. a dû lui dire quand elle lui a nécessairement demandé ce qu'il en était. Eh bien, à vrai dire, ça n'a pas dû être très favorable ! J'irais même jusqu'à imaginer qu'elle lui a dit qu'elle convoitait un autre type. Remarquez, ça ne changerait rien à ma position de meilleur prétendant, si ce n'est pas lui au départ qui veut... Rien de positif donc, mais rien de négatif : C. nous a plusieurs fois laissés tout seuls nez-à-nez pour des motifs aussi fallacieux que la recherche de Carambars. Si j'ennuyais vraiment a., elle (C.) m'aurait collé.

Tout porterait donc à accréditer la thèse de l'indifférence chère à L. d'après ce que j'ai vu hier. Evidemment, je ne puis m'en contenter, j'ai donc une autre piste (!), dont je tiens à préciser la nature orientée. Mercredi, nous avons longuement parlé avec C. et a. après le déjeuner. Le sujet des "tentatives d'approche" de a. envers des garçons a été abordé. Avant de parler du contenu, deux déductions s'imposent : 1. pour qu'elle me parle comme à C. de ce genre de choses, je dois être devenu une "bonne copine", ce qui est assez mauvais et 2. a. s'y prend très très mal avec les garçons. Mais seulement voilà, le contenu est troublant : a. nous a notamment parlé de sa copine C. (une autre C., appelons-la C(2) ) qu'elle envoie en "ambassadrice" pour savoir s'il y a quelque chose de faisable, elle s'en plaignait un peu car C(2) a apparement tendance à s'accaparer les hommes qu'elle est censée rabattre (d'après a.).
Il faut savoir que C(2) m'a parlé quelque fois au début de l'année alors que je la connaissais à peine et qu'en un sens, je ne lui avais rien demandé; avec force sourires et politesse de rigueur. Non pas que C(2) me convoite, ce n'est objectivement pas possible, mais c'est pour le moins curieux, parce que je voyais de l'intérieur ce qu'elle voulait décrire. Mais il y a autre chose de plus net : a. a cité l'exemple d'un type qui l'intéressait et dont C(2) aurait complimenté la nouvelle coupe de cheveux. Quand je me suis rasé la tête en septembre, C(2) m'a dit que cela m'allait bien !!! Je tronque peut-être un peu le contexte, mais grosso modo c'était ça, aucun doute possible. Pour ma part, je pense que C(2) m'a dit cela uniquement par politesse, et comme à mon avis elle peut être très hypocrite ce n'est pas à prendre à la lettre, mais enfin la "citation" y est ! a. pouvait-elle le savoir ? A mon avis elle parlait de quelqu'un d'autre, mais le rapprochement ou la similitude est troublant. La conclusion à en tirer serait que a. était éventuellement tentée au début de l'année, et que maintenant plus; mais a-t-elle voulu me le faire comprendre ou était-ce le hasard ? On peut aussi prendre le problème dans l'autre sens : comme c'est moi qui convoitait a., tout s'est fait en sens inverse, mais est aussi passé par C(2)...
Il y a donc là encore de quoi déchanter, tout dépend comment on l'interprète, c'est toujours la même histoire. Et encore autre chose pour finir, a. a expliqué que "dans ces cas là, on est toujours timide". Hé hé hé... c'est très dangereux d'induire ça, mais on pourrait dire que ce qui passe pour de l'indifférence est de la timidité ! Malheureusement, c'est presque impossible.

Voici les conclusions que j'en retire - je transite assez rapidement entre les deux pôles que sont le profond désespoir et le fol espoir, là je suis du côté du premier- : a. s'y prend très mal, elle procède par signes infimes (c'est elle-même qui l'a dit) et laisse vite tomber quand elle n'a pas de réponse (ça je l'ai interprété). Elle ne se mouille pas et ne se compromet sous aucun prétexte. Elle ne doit pas connaître grand-chose à tout cela. Elle le sait, en souffre beaucoup et cherche à le maquiller de diverses façons, au propre comme au figuré. En ce qui me concerne, je la vois trop souvent la journée, et trop en camarade, ce qui contribue à fausser encore plus le jeu, je ne peux pas aussi simplement l'inviter à faire quelque chose en-dehors. Globalement, a. n'est plus très loin de se trouver un copain, mais cela risque de se faire dans des circonstances un peu extrêmes comme une prise d'alcool conséquente, et encore, ça ne serait que le premier blocage.
Quelque part c'est consternant, et je n'y peux rien. Encore une ou deux claques comme ça et je m'enterre pour hiberner, ce qui serait après tout la bonne attitude à avoir, ça clarifierait le tout et me redonnerait a posteriori une idée précises de mes chances (très faibles, je le reprécise).

9.11.06

Quelques mots avant d'aller prendre le train

J'ai avancé un peu, j'ai pas mal parlé à a. Normal en même temps, comme d'habitude, sauf que là il y a eu un peu plus de sous-entendus. Surtout du côté pratique, je dispose à présent d'un calendrier global pour les semaines à venir. Je l'ai testé à rebours, et il marche, c'est une indication qui, sans être déterminante, apporte un petit "plus".
Voilà, et sinon, hier à la bibliothèque, suite à une chamaillerie enfantine, a. m'a lancé son crayon de papier dessus. C., qui était assise à côté de moi, n'en revenait pas, surtout que c'était après sa pause cigarette, et qu'à son retour elle nous avait trouvé en grande discussion. Si ce n'était pas déjà fait, je suis quasi-certain que la première chose qu'elle a demandé à a. sur le chemin du retour est, de manière plus ou moins détournée, "il y a quelque chose avec A. ?"
A voir, peut-être va-t-il se passer quelque chose d'un peu plus net prochainement. En tout cas, si a. a dit quelque chose à C., son regard sur la situation sera intéressant. Le calendrier ne m'est en principe pas favorable dans les prochains jours, et puis je ne serai pas à Lyon avant demain soir (tard).

6.11.06

Rentrée

Voilà, c'était aujourd'hui. Une "actualité" plus "chargée", forcément, et j'ai des choses à raconter. Des faits pour une fois, pas des projections. Comme chaque lundi, je m'attendais à rencontrer un mur, ça a été le cas au premier abord, et mon "heure de chance" de l'après-midi a à nouveau fonctionné.
Quelques remarques insignifiantes le matin, une communication polie, on était tous les deux ailleurs, à moins que les assertions sur les habits d'hiver comportent un message caché; j'en doute fort. Fait curieux cependant, j'avais dû pas mal penser à ce lundi matin, mon coeur battait en accéléré sans raison, si c'est parce que a. était à quelques mètres il faudrait peut-être que je me calme...
L'après-midi, je n'ai pas croisé a. à la bibliothèque comme d'habitude, et "comme prévu" dois-je dire. Elle était là-bas au début apparement et elle a dû rentrer chez elle. Je suis arrivé plus tard. J'étais sur le point de rater mon "heure de chance", qui a lieu chaque lundi à partir de 17h15-17h20 : c'est un moment où a. est étonnament gentille avec moi, elle vient me chercher pour discuter, elle me sourit, me regarde bien dans les yeux, etc... C'est le seul moment de la semaine que j'aie clairement identifié et qui se reproduise très régulièrement.
A cette heure-là, j'étais rentré chez moi. Qu'à cela ne tienne, je l'ai appelée. J'avais un vrai motif, j'avais oublié de lui dire que je gardais sa game boy plus longtemps. Je lui ai annoncé qu'en contrepartie j'avais Mario Kart, elle était ravie. Je n'aurais pas dû le dire, j'aurais dû lui en faire cadeau en lui rendant la console... Je le saurai pour la prochaine fois. (J'aurais même pu faire coup double avec son anniversaire ça m'aurait fait économiser de l'argent !) D'ailleurs, je n'ai pas économisé, j'ai appelé assez longtemps sur son portable, m'enfin bon, c'était bien, on a pas mal ri.
a. aura bientôt trois ans de plus que moi "sur le papier", et la question de l'âge a semblé revenir discrètement, mais sous une autre forme; elle se trouve trop vieille. Objectivement c'est impossible à notre âge, donc elle fait comme si. L'hypothèse "favorable" serait alors de penser qu'elle voulait que je la rassure en lui faisant comprendre qu'elle n'est pas trop vieille pour moi. L'hypothèse négative est que c'est une manière détournée et polie de poser un problème qui m'inquiète également. Il faudra que je trouve un argument logique pour pouvoir contrer ça, sur le moment je m'en suis tenu à ma ligne "ne pas le mentionner, ne pas parler d'âge" pour éviter de ramener sur la table ce sujet qui peut laisser transparaître ce que j'en pense. Si vous avez des idées...
Parlons des faits, j'estime que nous avons dû parler quarante minutes environ. Dans les "dating sims", il y a marqué "relationship experience +15" ou un truc du genre, donc disons que c'est le bilan de ce coup de fil. Ah, autre sujet, j'ai évoqué la question des SMS restés lettre morte, sa réponse : "je les ai vers 1h du matin et je ne suis pas en état pour répondre". Réponse purement formelle, c'était malpoli de poser la question. Je ne suis pas à un impolitesse près. Ce soir j'ai renvoyé un SMS d'ailleurs, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un running gag, ce qui n'était pas forcément une bonne idée, car j'aurais pu le garder pour un autre jour, surtout qu'après ce que j'ai dit elle risque d'être embêtée de ne pas répondre. En même temps, autant "battre le fer tant qu'il est chaud", et s'il le faut je "payerai" ces communications du jour par un silence dans les jours suivants.

Bon, je m'arrête là c'est trop long. Il va falloir que je trouve le rythme pour ce blog. Je réfléchis actuellement à inviter d'autres gens à la lire, je ne sais pas encore. Ce ne sera pas tout les jours comme aujourd'hui, là j'ai décidé que je ne travailllerais pas et j'ai le temps, mais tout de même, ça n'intéressera plus personne sinon.

4.11.06

Et dire que lundi je la revois...

Demain déjà, je serai à Lyon. J'aurais pu rentrer plus tôt, j'aurais eu une chance de la voir à la bibliothèque... [La bibliothèque, lieu de socialité à part entière !] le dimanche après-midi, "comme d'habitude". Je devrai attendre lundi. Pas grave, c'est ce qui était prévu, et puis les vacances ont quand même fait évoluer les choses. J'ai déjà vu ça, le temps qui se distend, se dilue dans l'oisiveté, dans d'autres lieux; d'autres personnes. J'ai respiré de l'air frais, je me suis reposé, il y a eu une coupure, j'ai changé. Au moins un peu. Et elle ? Et lundi, est-ce que tout va recommencer au point où l'on s'était arrêté ?
Je sais, c'est banal, mais dans le temps qui s'est écoulé depuis notre dernier regard, [elle sur le canapé, la tête appuyée sur le dossier, penchée - ça c'est pour le positionnement objectif -, presque caressante - et voilà pour l'hypothèse subjective(iste) -] l'ensemble me semble indéchiffrable.
Ce blog paraît lancé sous le signe de la sémiologie d'ailleurs. Eh bien je crois que ce qui va changer, ce sont les signes, leur interprétation et peut-être aussi leur production, c'est sous ce jour que j'envisage la situation. Puisque tout est sujet à discussion, que tous les symboles sont ambigus, plus que le reste, c'est à l'aune de ce mode de communication que, si changements il y a, ils vont se produire. C'est aussi à travers mes signes sur ce blog, à travers ce que j'écris, que vous allez lire ce qu'il se passe.
Délirante mise en abyme postmoderne... Tout est interprétable, et je donne à voir sur ce blog la part d'incertitude qui peut être discutée de diverses manières (et techniquement le blog le permet, c'est sans doute pour cela qu'il m'intéresse, aussi). Il ne s'agit pas d'un énoncé subjectiviste, je dirais plutôt incomplet, et altéré; en l'espèce je suis un prisme qui transmet les rayons lumineux, les dévie et les dégrade, car je leur résiste, c'est précisément ce qui fait de moi un humain. Je les modifie un peu parce que je veux, et un peu par ce que je suis.

Enfin, ce n'est pas avec des réflexions comme celles-ci que je fais beaucoup avancer l'affaire, mais tout de même. Je ne comprends toujours pas pourquoi je trouve cela si intéressant d'écrire une partie de ma vie sur ce blog. Je suis probablement attiré par ce second degré, cette mise en forme consciente, ce "making of" piloté par les orientations que je lui donne et le désir de plaire, pour ne pas cesser d'être lu. Moteur important j'ai l'impression. Je vais arrêter là le flot de mes commentaires, ça fait beaucoup de "je", et puis je n'ai même pas parlé de "a." ce soir, j'ai dit "elle", rien que ça, ça veut dire que je la place par rapport à moi. La solitude ne fait pas que du bien finalement.
Attendons lundi, c'est banal, mais... qui vivra verra !