22.12.06

Le Lendemain : bref récit

Evidemment, il ne s'est "rien" passé... Mais la soirée a été longue, il s'est dit beaucoup de choses et j'ai peu dormi, je vais donc me contenter d'un petit résumé étape par étape.

Le nettoyage des écuries d'Augias s'est bien passé, citons deux détails amusants dans ma check-list : cacher les films porno de mon ordi dans un répertoire caché Windows, puis sélectionner "ne pas afficher les dossiers cachés", et aussi rendre les préservatifs accessibles facilement sans qu'ils se voient...
a. est arrivée en retard, parce qu'elle avait pris du retard chez C., mais je ne sais pas si les raisons qu'elle m'a données sont les bonnes, j'éclaircirai ça avec C. elle-même tout à l'heure, nous prenons le même train. Elle a sollicité mon avis quant'au choix de sa robe (elle avait emmené plusieurs possibilités) puis s'est changée chez moi, enfin nous sommes allés à la soirée. Dans la file d'attente à l'entrée, a. était à deux mètres de moi, elle voulait apparement marquer clairement que nous n'étions pas ensemble j'imagine.
Au repas elle ne connaissait pas grand'monde, nous avons dîné en tête à tête assis à côté d'amis. Escarmouches de ma part : rallumer la petite bougie qui était entre nous, madame la Marquise, etc... Un peu songeuse par moments, elle pensait peut-être aux garçons de l'aumônerie. Fatiguée aussi; de bonne humeur quand même.
A la pause que nous avons faite chez moi avant d'aller danser, elle me reparle de C., essayant à mon avis de voir comment je réagissais. J'ai entretenu le doute sans trop le vouloir. Ce type de question indirecte était néanmoins curieux.
Sur la piste de danse, a. comme à la soirée déjà décrite dans ce blog, apparement renfermée, semblant s'ennuyer alors qu'apparement non. Pas vendeuse, elle s'est peu fait aborder et n'a, à ma connaissance, même pas flirtouillé. Je lui ai fait un peu "payer" ses airs distants en allant fricoter avec le monde, serrant des mains, faisant la bise, abordant des filles... Elle a dû voir au moins un peu de cela : j'étais Nemours, j'ai du succès en société, je m'amuse et les gens m'aiment bien.
Retour à la maison vers 4h, discussion, douche, puis au lit. Je convaincs a. de se lever pour 10h au lieu de 9h (début du cours en principe). Ambiance sympathique, mais cadenassée, de son côté comme du mien; pas un mot ni un geste de trop, pas de jeu, normal, style "rien à signaler". a. en pyjama de satin, juste à côté de moi, a. qui parle à voix basse, chuchote, bref regard à la dérobée sur le haut de sa gorge...
Elle s'est endormie très rapidement d'après ce qu'elle m'a dit. Pas moi; a. qui respire à côté de moi, la musique de la soirée dans ma tête. Je me suis réveillé plusieurs fois. Au réveil, la voix de a., une voix de poupée, chuchotante toujours; "je peux t'enjamber ?" - je passe par-dessus la chauffeuse, je m'habille et je vais à la boulangerie.
a. au petit-déjeuner, tasse de café, jus de fruit et croissant frais. Discussion anodine, mais enfin intimiste quand même. Brossage de dents, puis en cours. Nous étions les seuls à avoir fait le coup des 10h, nous sommes arrivés comme un cheveu sur la soupe. Les regards des autres. Pendant ce temps-là, le bruit selon lequel nous avons dormi ensemble à dû se propager, on y avait fait allusion à la soirée et ils nous avaient vus partir ensemble. Un peu d'interrogation dans les yeux de certaines filles donc; et presque le respect du prédateur - oui, c'est bien un mâle, et il a trouvé une proie.
a. qui repasse chez moi pour chercher ses affaires, qui remballe ses chaussures, ses habits, son sac de couchage. Elle réserve ses billets de train et consulte ses mails depuis mon ordinateur. Petite discussion avec une a. à lunettes. Avant de partir, elle me remercie pour mon hospitalité de maître de maison exemplaire (je crois). "Bonnes vacances !" - "Vous me manquerez Marquise, je vous écrirai" - De dos pendant une seconde, puis se tournant vers moi "Vous me conterez vos progrès avec la petite Volanges". Moi, maladroitement "Encore faudrait-il que j'en trouve une, je vous raconterai ma recherche". [Je cite de mémoire, c'est à peu près ça]. A bientôt sur aime-sn.

Globalement, j'ai été un gentleman, pas de fautes à mon avis, en tout cas rien de grave, mais assez peu de points de gagnés. Toujours est-il qu'elle s'est sentie en confiance, c'est toujours bon à prendre - et en tant qu'amie ça fait plaisir. Les Intouchables de l'aumônerie aurait fait pareil je pense, je ne suis pas sûr qu'elle ait senti le danger. Le danger est resté bien sage dans son bas de pyjama, et il aurait peut-être fallu le lui faire comprendre. En même temps, elle aura bien compris toute seule.
La suite prochainement, et je complèterai à partir de la discussion que je ne manquerai pas d'avoir ce soir avec C. J'ai toute une nuit à raconter, je vais monnayer mes confidences contre les siennes...

2 commentaires:

Luciole en couleurs a dit…

Ca ressemble à peu de choses près à ce que tu m'avais dit par téléphone, et je trouve que c'est énorme. Le simple fait d'avoir dormi chez toi est soit complètement insonscient, soit quasiment un aveu. C'est bien qu'il ne se soit rien passé, à mon avis à long terme tu y gagnes.

Luciole en couleurs a dit…

"Le danger est resté bien sage dans son bas de pyjama"
-> MDR !!