14.12.06

Une journée dans le brouillard

A n'y rien comprendre... en tout cas à n'y rien voir. Au brouillard épais sur la ville ce matin ont répondu les mots et les actes d'a. dans l'après-midi. J'ai essayé de rester aussi distant que je pouvais, mais comme d'habitude, à une crise de désespoir succède une réponse d'a. A croire qu'elle lit le blog, mais c'est impossible ! Elle le lit sur mon visage plus simplement, et elle vient vers moi en tant qu'amie...
Nous avons passé l'après-midi ensemble, a. est venue chez moi après les cours, on a discuté, elle m'a regardé manger (elle l'avait déjà fait), pendant une heure et demie environ. Les thèmes ont été aussi divers que "alcool et sexualité", pilule, pilule du lendemain, cycle et milieu de cycle (a. confirme ma théorie, mais par des mots cette fois-ci, pour elle il s'agit d'une constante importante !),...
Je l'ai rejointe à la bibliothèque ensuite, j'ai pu constater qu'elle discutait des même vannes "à connotation" avec sa "meilleure copine" qu'avec moi. On a pas mal discuté, et on s'est quitté vers sept heures.
Dans les actes : a. envisage sérieusement de dormir chez moi la nuit du galak.
J'ai un test pour savoir comment je suis placé pour elle : dimanche, je lui ai proposé une messe concert à 10h30, à laquelle j'irai. Elle va devoir choisir entre celle de 8h30 et la mienne... Remarquez, elle a techniquement le temps de faire les deux !

13.12.06

a. et sa cour

Je suis hors de moi. Au sens propre comme au figuré. D'une part parce que j'ai passé une mauvaise journée, et aussi parce que je me sens comme schizophrène, entre une partie de moi qui examine froidement les évènements et une autre qui (sur)-interprète certains signes à longueur de temps.
J'ai moins parlé à a. depuis qu'elle est rentrée. Je perds ma position de "vu tout le temps à côté d'elle", ce n'est pas forcément agréable, mais cela me permet d'envisager les choses sous un autre angle, qui pourrait être assez proche de la vérité : il n'y a pas "nous" en ce moment, il y a a. et sa cour, dont moi.
J'ai vu deux prétendants assez sérieux aujourd'hui, deux garçons en tout cas, tous les deux proches d'a. J'étais présent, et j'assistais avec détachement à leurs scènes; la lecture de La Princesse de Clèves m'a fait du bien du point de vue social. J'ai pu voir qu'elle pratiquait avec eux le même jeu de regard que C. a observé entre a. et moi. Je dirais même qu'après la vue de l'un d'entre eux, elle souriait pour elle-même, montrant un certain trouble.
"Tu sais au fond, une fille, c'est vide", m'a dit un jour H. Et si a. était dans ce genre-là ? Si c'est le cas, a. ne renvoie que ce qu'on projette en elle, comme un miroir du propre égo de ceux qui lui tournent autour. Moi le premier, et mon égo n'est pas des moindres... Durant ces derniers jours, j'ai pris conscience de l'ampleur du mixte auquel j'ai affaire : j'associe a. au travail, à la bibliothèque, à la plupart de mes loisirs, à mon temps libre, etc... Elle n'était pas là, je n'ai pas été capable de travailler, et au fond, quand je travaille à la bibliothèque, je ne fais que faire semblant; c'est toujours un vernis. Au fond, ce que je fais, c'est être à proximité de a. Ces deux dimensions sont très intriquées et vont être difficiles à démêler. Et ce n'est qu'un exemple.
Il va en effet falloir s'occuper de cela, parce que je cours un danger à force. S'il y a bien une chose qui n'est pas garantie, c'est que je serai celui qui finira avec a. Il faut donc préparer l'éventualité fort probable qu'est a. restant au statut de copine. Or, étant donné que je ne vois qu'elle partout, il va me falloir prendre de la distance vis-à-vis de ce que j'ai mis en elle et ce que j'ai mis d'elle dans mon univers. C'est difficile, parce que j'y ai suffisement injecté ma personne pour que cette décision soit comparable au fait de se couper un bras. J'ai du temps pour faire cela, mais ma part rationnelle me hurle de faire marche arrière : ce que j'ai mis sur la balance est trop lourd eu égard au risque encouru.
Ma vie est faite de hauts et de bas, j'en viens presque à suivre les siens, alors que pourtant je n'incline pas à ce genre d'état d'humeur. Tiens, je veux déjà relativiser ce que j'ai écrit tout de go car je n'ai pas beaucoup de temps; au fond, j'ai l'impression de plonger dans le flou et de ne plus comprendre grand'chose, j'en reviens donc aux signes, qui recèlent une part d'aléatoire dans la production et dans l'interprétation, ça explique aussi les crises d'espoir et les accès de dépit...

11.12.06

Le meilleur de a. sur AIME-AISSE-AINE

Hier, a. était chez ses parents, et elle s'ennuyait sans doute un peu; or, elle avait une connexion internet, résultat : environ deux fois une heure de conversation sur la messagerie instantanée, à chaque fois c'est a. qui m'a adressé la parole. C'est un moyen de communication que je maîtrise, j'ai donc essayé de marquer des points, et je pense que j'ai réussi, en cumulant sur la messe de vendredi et sur ma soirée de samedi. En effet, nous avons parlé de la faîte des Luminaires, et il se trouve que a. m'a vu à l'église, et qu'elle m'a même suivi des yeux puisqu'elle a remarqué que j'avais changé de place; moi je ne l'ai pas vue, et pas attendue non plus à la sortie. Authentique, message passé, je n'y allais pas pour elle. Quant'à samedi, je ne me suis pas privé de lui glisser que j'avais mangé chez C. et que j'étais ensuite allé dans un bar jusque tard, double-inquiétude de sa part, là aussi, message passé : je passe aussi de très bonnes soirées sans toi.

Morceau choisis du dialogue (d'après l'historique, tout est donc tel quel) :

16:38:54
bon tu fais quoi de beau ce soir?
16:39:16
ce soir, je dîne avec William
16:39:20
désolé lol
16:39:54
William??
16:40:09
((L)????!!!!)
16:40:15
je ne sais pas encore, mais vu ce que j'ai fait aujourd'hui je vais tâcher d'être studieux sans doute
16:40:19
non, c'est une pub
16:40:29
et le "désolé" c'est parce que la vanne est trop nulle
16:40:54
euh c'est quoi la pub??
16:41:04
(non mais chacun son bord ça ne me pose pas de pb)
16:41:14
oui j'ai décidé d'emb^ter quelqu'un
16:41:33
William Saurin
16:42:01
(ne t'en fais pas, je suis un hétéro con-vaincu)
16:42:09
aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh
16:42:13
à la troisième vanne je sors
16:42:14
pour la pub
16:42:24
pas pour la parenthèse
16:42:30
bin tiens
16:42:35
euh à la troisième vanne c'est plutôt l'eau qui sort non?
16:42:42
joli
16:42:51
carton jaune pour nous deux
16:43:00
le prochain qui en fait une est éjecté lol
16:43:15
c'est le moment de traiter ma soeur de fille de pute
16:43:25
que je puisse envoyer un coup de boule
16:43:32
parce qu'elle est à proximité ?
16:43:46
merde
16:43:50
quel con
16:43:50
non parceque je m'appelle zinédine
16:43:59
oui, 10 sec de décalage
16:44:02
excuse-moi
16:44:10
(je suis hilare lol faut que je dorme)
16:44:43
bon, bah on est pas loin du compte
16:44:50
2-2


Quant'aux formules de fin, j'ai eu droit à une fois "bizzzzzz" et une fois "+++", ce qui ne représente rien de particulier, et est même plutôt inférieur à mon "gros bisous".
Demain, je revois a.; changements d'attitude de part et d'autre en perspective ?

10.12.06

Intertextualités...

Il se trouve que la chanson du J'aime Zbonde du moment pourrait bien être adaptée au contexte... Ci-dessous, un collage, assez fidèle néanmoins, réalisé à partir des paroles.


I've seen angels fall from blinding heights

And you yourself are nothing so divine

Just next in line


[No one else here will save you

Are you willing to die ?

The odds will betray you

You can't deny the prize it may never fulfill you

And I will replace you]


And if you think you've won

You never saw me change

The game that we have been playing


Try to hide your hand

Forget how to feel

Would you be seen with me?


You Know My Name


On pourrait dire aussi "You wear my name", puisque le nom de famille d'a. est le même que mon deuxième prénom.
J'aime beaucoup le début ! Le refrain est un peu agressif.

J'ai rediscuté avec C. hier, je lui ai dit qu'a. me plaisait, et elle a revu son jugement, disant qu'effectivement, si de mon côté il y avait quelque chose aussi, ce n'était pas innocent. Et sinon elle interprète pas mal, mais elle ne sait pas tout. Elle a relativisé un peu la messe du dimanche matin aussi (a. y va à 8h30 pour voir BDS, servant de messe à cette heure), mais je pense qu'à la réflexion, les quatres messes par semaine ont aussi quelque chose à voir avec lui.
Quelque soit son importance par rapport à moi, a. joue un double-jeu qui raccourcit ses nuits : le samedi soir elle reste avec moi, et le dimanche matin elle se lève aux aurores pour avoir une chance de séduire BDS. Je ne les ai pas vus à la messe des jeunes vendredi, je ne les ai pas cherchés en même temps. Au fond, je suis beaucoup plus moral qu'a., qui y va pour faire des rencontres...