18.11.06

Tous les points comptent...

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de a. Pas de dîner ni de déjeuner, je n'ai même pas essayé, elle est prise toute la journée, mais par contre ce soir je suis invité chez elle. Pas tout seul évidemment, en compagnie de C., avec qui j'ai passé par ailleurs le plus clair de la journée d'hier, de midi à minuit pour ainsi dire. a. était là la plupart du temps, elle nous a quittés dans la soirée; nous avons mangé avec d'autres collègues et une prof, avons abondamment discuté, puis nous sommes allés boire un verre, avant de nous transplanter au centre-ville, où nous avons tour à tour flâné dans une librairie licencieuse, acheté de quoi manger et discuté chez C. Vers 20h, a. est partie, elle allait dîner et voir un film avec une copine. J'ai mangé avec C. et suis resté jusqu'à assez tard...
Vous l'aurez remarqué, je suis en mesure de savoir assez exactement ce que fait a. C'est assez nouveau, et ça m'a surpris au début. Avant, elle faisait grand mystère de sa vie en ville. Jeudi déjà, elle est passée me voir deux fois en coup de vent à la bibliothèque, et avant de partir elle m'a détaillé ce qu'elle allait faire. Rien de bien intéressant en plus. Mais un mystère de moins. Je ne sais pas trop ce qu'elle en attendait; rien sans doute. Le changement est intéressant. Et à présent je sais aussi en gros ce qu'elle fait aujourd'hui. Les rôles s'inversent un peu, c'est pratique, je peux la laisser parler et la laisser venir me chercher. Sinon je n'ai pas réussi à en faire dire plus à C., elle me laisse entendre qu'il y a quelque chose mais je ne sais pas si c'est par conviction personnelle, parce qu'a. lui en a explicitement parlé mais défendu d'en dire plus.
A présent, tous les points comptent donc, et des points, j'en gagne, puisque je monte en grade : ce soir je verrai son appartement. J'en profiterai pour lui redonner sa game boy, elle me l'a reprêtée hier pour que je batte ses records; des points au sens propre donc... Espérons que le cadeau lui plaira, et puis qui sait, la situation ne s'y prête pas, mais on pourra peut-être avancer un peu, d'autant plus que C. s'efface très vite apparement, dès qu'elle sent qu'on veut parler...

15.11.06

Admissible

Avec quoi puis-je encore comparer a. ? J'ai trouvé autre chose : avec un concours. Cette après-midi, nous sommes allés acheter un cadeau d'anniversaire avec C. à quatre heures après les cours. Ensuite, nous sommes partis boire un café; je suis rentré chez moi vers... 21h30...
Commençons par le début : a. aura un "kit hammam" pour son anniversaire, composé d'un gant, d'une pierre ponce, d'huile, de savon, le tout "typique" (en principe) et bio. Sachant que a. parle souvent des bienfaits du hammam, j'ai eu cette idée, C. a approuvé et pense que ça devrait lui plaire.
Sur le trajet, et par la suite, nous avons discuté de la rumeur, vu que C. m'avait fait comprendre qu'elle était au courant. Elle n'a pas été très claire, et je ne sais pas exactement ce qu'elle sait d'ailleurs, mais elle avait l'air de sous-entendre que la rumeur pouvait devenir réalité. Elle ne le sous-entendait pas même, elle l'a dit, et elle a réagi positivement quand je lui ai dit que les "espions" avaient peut-être vu ce que nous-mêmes refusions de voir. Elle est restée discrète cependant, et elle a nuancé. Par convenance, par prudence ? sans doute parce que c'est la vérité - disons.
On peut donc dire que je suis admissible auprès d'a., ce qui pose les problèmes propres à toute admissibilité : est-ce vraiment une surprise ? et la route est longue d'ici à l'admission. C'est sans doute le plus dur. Passer devant les autres, satisfaire aux exigences, être naturel mais se faire à un exercice calibré. C'est ce poids sur les épaules que je sens à présent qu'il s'agit d'une véritable chance, et pas seulement un maigre espoir, mais une chance néanmoins. Peut-on refaire le concours deux fois ? trois fois ?...
C. était au courant de pas mal de choses, et même de ce premier dîner en septembre, où j'avais raconté n'importe quoi et perdu des points, elle m'a confirmé qu'a. lui avait dit qu'elle avait trouvé cela bizarre. On a pas mal parlé de nous sinon, ça m'a fait du bien, c'est sympa et j'ai pensé à autre chose.
Vraiment, il se passe chaque jour quelque chose de racontable, ce blog est en train de trouver son rythme ! Demain, j'essayerai de proposer un rendez-vous à a. afin que nous puissions lui remettre son cadeau; j'ai pensé à un repas ou à un thé dans un restaurant marocain, selon ses disponibilités. Le feuilleton continue...

14.11.06

Big Brother is watching you

J'ai mis a. au courant ce midi. La situation s'y prêtait il faut dire, j'avais décidé de ne pas attendre la cinquième personne qui devait venir parce que j'avais faim, a. m'avait suivi, laissant les deux autres dehors. Je lui ai expliqué qu'il était dangereux de se montrer à deux dans un endroit public, je lui ai raconté ce que je savais. Elle a trouvé ça amusant et elle a dit "c'est pas grave" en souriant. J'ai acquiescé mais comme je n'ai pas osé la regarder vraiment (troublé que je suis) je n'ai pas d'autres indications. Globalement j'ai mal joué le coup, à la mi-journée je n'étais pas très content de moi. Dans l'après-midi j'ai fait passé ce que je voulais dire, à savoir que c'est plus vivant comme ça, si on est obligé de s'auto-surveiller. Reste à voir si elle va suivre, dans les prochains jours.
Venons-en maintenant aux conséquences; cette rumeur n'est pas une mauvaise chose, puisqu'elle nous permet d'extérioriser le problème : ce n'est plus une question de convenance ou de prudence maladive, si on s'évite, c'est parce que les autres nous regardent (Princesse de Clèves, quand tu nous tiens...). Tout sera peut-être un peu plus lisible, et si on le fait exprès ça peut devenir un jeu; globalement, ça dégage - enfin suis-je tenté de dire ! - les espaces en-dehors des cours, voire en-dehors de l'école, puisque je vais être obligé de trouver d'autres moyens pour lui parler vraiment que la bibliothèque par exemple. C'est un peu comme ma conscience extérieure, en sortant je chez moi j'entre en scène, the world is a stage... Et puis ça crée une connivence, indépendamment du reste. Parce qu'aujourd'hui par exemple, elle s'est comportée en tant qu'amie, certes il y avait les autres, quoiqu'elle était un rien plus féminine, plus vive...
Enfin, me voilà reparti pour repenser à elle pendant une bonne partie de la journée, alors que je voulais justement m'en défaire; je vais essayer quand même. Tiens d'ailleurs, entre ça et ma semaine mouvementée, j'avais oublié de confirmer mon inscription aux concours, la date butoire était... aujourd'hui... et qui me l'a rappelé ? a., était-il nécessaire de le mentionner... Je vis non seulement dans une série B, mais aussi carrément dans un sitcom tautologique, où tout en revient toujours au même point.
Que fait a. en ce moment ? Elle est en train de battre mes temps de contre-la-montre à Mario Kart, au moins, elle pense plus ou moins à moi... - Demain, sortie chez Nat. et Déc. avec C. pour trouver un cadeau d'anniversaire, on le fera à deux, comme ça on est à peu près sûrs que ce sera bien et puis ça ne fera pas bizarre de ma part. Je lancerai peut-être une invitation à dîner en fin de semaine, on verra, en tout cas je retiens ton idée nella.

13.11.06

FLASH SPECIAL --

Une rumeur circule, a. et moi serions ensemble, quelqu'un nous a même vus main dans la main ! Quel monde impitoyable... En même temps, je me demandais quand est-ce que ça allait arriver, c'est sur que comme nous sommes souvent l'un à côté de l'autre...
J'ai démenti, mais l'info risque de se propager, même temporairement. Il va sans doute falloir changer quelque chose. Et puis a. va l'apprendre, il faudrait peut-être que je lui en parle moi-même.
La série B prend de l'ampleur, car quand ces vautours vous ont cerné, ils ne vous lâchent pas. Suspense donc...

God mode

Aujourd'hui, j'étais comme en god mode. Ce matin, très lent, mais j'avais l'impression de voir à travers les gens, de prévoir ce qu'ils allaient dire, tout en étant très neutre. En plus, à midi, il y avait une discussion sur Mario Kart au menu; avec a. évidemment. Elle a huit secondes de retard sur mes temps, à croire que je les ai faits en god mode justement ! En fait, c'est juste qu'il faut qu'elle maîtrise mieux le jeu.
Tout allait bien donc, et je décrochais tranquillement. Remarquez que je parle au passé... Je n'ai pas suivi a. à la bibliothèque, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller un peu plus tard. Je ne l'ai pas vue. Vers 16h20, alors que je travaillais, voilà a. qui vient me voir pour me dire qu'elle fait une petite pause, elle veut savoir si je la fais avec elle. Je lui ai dit que je la rejoindrais. On a fait un tour et on s'est assis dehors en discutant. J'avais l'impression que la discussion n'était pas des plus intéressantes, j'avais peur qu'elle dise que nous devions rentrer. En plus, il pleuviotait à certains moments et il faisait assez frais. Mais elle n'a pas proposé de retourner travailler. C'est moi qui au bout d'un certain moment en ai pris l'initiative. Elle a regardé sa montre, ça faisait près d'une heure qu'on discutait. D'habitude, avec C. et elle, en l'espace d'une demi-heure maximum on est de nouveau à l'intérieur. Force est de constater qu'elle s'est restée là, avec moi, à parler de sa vie. En plus, elle avait bu un thé, donc elle avait sans doute envie d'aller aux toilettes (si on prend en compte un temps moyen de 45 min., mais je l'accorde, ce n'est pas net), c'est d'ailleurs ce qu'elle a fait avant d'aller retourner travailler. En ce qui concerne la température extérieure, elle je ne sais pas mais moi j'ai pris froid, là je n'arrête pas de me moucher. Je me suis un peu fait avoir, ça m'apprendra...
Il n'empêche qu'elle a fait une allusion assez nette en disant que nous étions le tonton et la tata de la Game Boy. En plus c'était dans une phrase compliquée que je n'ai pas décodé tout de suite. [Une histoire de droit de garde que nous avions tous deux sur la console] Je me suis fait un plaisir de lui demander de répéter; "tu ne comprends pas ?" m'a-t-elle dit d'un air mi-amusé. Il y avait un peu de gêne aussi, un peu d'étoffe à ce moment-là dans la voix. Dans le regard peut-être aussi, mais alors juste pendant cette phrase.
Quand nous sommes rentrés il était quelque chose comme 17h20, mon "heure de chance" du lundi; elle doit l'avoir remarqué aussi c'est pas possible...
En plus, j'ai appris que la luciole, fidèle commentatrice, l'avait appelée ce matin, cela a-t-il influencé d'une quelconque manière les faits que je vous relate ici ? Mystère...

12.11.06

Une nouvelle lectrice !

Je salue l'entrée de Nella dans les lectrices-commentatrices de ce blog ! Une personne de plus qui va pouvoir gagner du temps en lisant (ou pas) mes confidences au rythme où elle le souhaite et aux heures où elle le souhaite !

J'en profite pour tenter un résumé neutre de la situation, en-dehors de tous les sous-entendus et toutes les interprétations possibles. Pour une (petite) part, je plais à a., suffisament pour provoquer quelques petits gestes, mais pas assez pour qu'elle le reconnaisse. Il y a plusieurs raisons qui lui font dire qu'on ne peut pas se mettre ensemble. L'ensemble se mêle à de la politesse mal comprise. Rajoutons qu'elle ne sait pas ce qu'elle dit et qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut non plus. Cette fille est un champ de mines, et je patine dans la semoule devant.
Pas la peine de trop en faire donc, elle n'en vaut pas la peine. Je vais essayer de relativiser tout ça, mais qui sait, le lundi est souvent une journée favorable, je vais peut-être repartir dans mes délires à la suite d'un regard de trop...
Vous y auriez intérêt après tout : sinon le blog risque de trouver une fin précoce ! Enfin non, je pense qu'il y aura toujours de quoi meubler la Série B, il ne faut pas grand-chose de toute façon !

Une soirée où a. était (et excursus sur mercredi)

Hier j'étais à une soirée chez une copine, il y avait beaucoup de gens, dont a. Soirée test donc, du moins forcément un peu, car c'était la première fois que j'étais avec elle dans un endroit où l'on danse. Je tiens à le préciser d'entrée, a. s'est comportée avec la plus plate indifférence à mon égard; en même temps, elle a été comme ça avec tout le monde, même avec C., qui l'avait motivée pour venir. Un peu asociale, limite toute seule dans son coin après 3-4 bières descendues rapidement. A foutre la frousse. C'est rare, mais pour le coup, c'est elle qui perd des points... (Tant mieux me dira-t-on, je me rends enfin compte du niveau de maturité de la jeune fille). Numériquement, on a dû avoir quelque chose comme deux regards complices sur une durée d'un peu plus de deux heures. C'est peu, mais en même temps, je n'ai rien fait de particulier, et j'ai dû être encore plus indifférent qu'elle à certains égards. Le "cadre" ne s'y prêtait pas, et là c'était très clair.
Sinon, j'avais vu a. et C. à la bibliothèque dans l'après-midi, et je dispose d'une piste concernant ce que a. a dû lui dire quand elle lui a nécessairement demandé ce qu'il en était. Eh bien, à vrai dire, ça n'a pas dû être très favorable ! J'irais même jusqu'à imaginer qu'elle lui a dit qu'elle convoitait un autre type. Remarquez, ça ne changerait rien à ma position de meilleur prétendant, si ce n'est pas lui au départ qui veut... Rien de positif donc, mais rien de négatif : C. nous a plusieurs fois laissés tout seuls nez-à-nez pour des motifs aussi fallacieux que la recherche de Carambars. Si j'ennuyais vraiment a., elle (C.) m'aurait collé.

Tout porterait donc à accréditer la thèse de l'indifférence chère à L. d'après ce que j'ai vu hier. Evidemment, je ne puis m'en contenter, j'ai donc une autre piste (!), dont je tiens à préciser la nature orientée. Mercredi, nous avons longuement parlé avec C. et a. après le déjeuner. Le sujet des "tentatives d'approche" de a. envers des garçons a été abordé. Avant de parler du contenu, deux déductions s'imposent : 1. pour qu'elle me parle comme à C. de ce genre de choses, je dois être devenu une "bonne copine", ce qui est assez mauvais et 2. a. s'y prend très très mal avec les garçons. Mais seulement voilà, le contenu est troublant : a. nous a notamment parlé de sa copine C. (une autre C., appelons-la C(2) ) qu'elle envoie en "ambassadrice" pour savoir s'il y a quelque chose de faisable, elle s'en plaignait un peu car C(2) a apparement tendance à s'accaparer les hommes qu'elle est censée rabattre (d'après a.).
Il faut savoir que C(2) m'a parlé quelque fois au début de l'année alors que je la connaissais à peine et qu'en un sens, je ne lui avais rien demandé; avec force sourires et politesse de rigueur. Non pas que C(2) me convoite, ce n'est objectivement pas possible, mais c'est pour le moins curieux, parce que je voyais de l'intérieur ce qu'elle voulait décrire. Mais il y a autre chose de plus net : a. a cité l'exemple d'un type qui l'intéressait et dont C(2) aurait complimenté la nouvelle coupe de cheveux. Quand je me suis rasé la tête en septembre, C(2) m'a dit que cela m'allait bien !!! Je tronque peut-être un peu le contexte, mais grosso modo c'était ça, aucun doute possible. Pour ma part, je pense que C(2) m'a dit cela uniquement par politesse, et comme à mon avis elle peut être très hypocrite ce n'est pas à prendre à la lettre, mais enfin la "citation" y est ! a. pouvait-elle le savoir ? A mon avis elle parlait de quelqu'un d'autre, mais le rapprochement ou la similitude est troublant. La conclusion à en tirer serait que a. était éventuellement tentée au début de l'année, et que maintenant plus; mais a-t-elle voulu me le faire comprendre ou était-ce le hasard ? On peut aussi prendre le problème dans l'autre sens : comme c'est moi qui convoitait a., tout s'est fait en sens inverse, mais est aussi passé par C(2)...
Il y a donc là encore de quoi déchanter, tout dépend comment on l'interprète, c'est toujours la même histoire. Et encore autre chose pour finir, a. a expliqué que "dans ces cas là, on est toujours timide". Hé hé hé... c'est très dangereux d'induire ça, mais on pourrait dire que ce qui passe pour de l'indifférence est de la timidité ! Malheureusement, c'est presque impossible.

Voici les conclusions que j'en retire - je transite assez rapidement entre les deux pôles que sont le profond désespoir et le fol espoir, là je suis du côté du premier- : a. s'y prend très mal, elle procède par signes infimes (c'est elle-même qui l'a dit) et laisse vite tomber quand elle n'a pas de réponse (ça je l'ai interprété). Elle ne se mouille pas et ne se compromet sous aucun prétexte. Elle ne doit pas connaître grand-chose à tout cela. Elle le sait, en souffre beaucoup et cherche à le maquiller de diverses façons, au propre comme au figuré. En ce qui me concerne, je la vois trop souvent la journée, et trop en camarade, ce qui contribue à fausser encore plus le jeu, je ne peux pas aussi simplement l'inviter à faire quelque chose en-dehors. Globalement, a. n'est plus très loin de se trouver un copain, mais cela risque de se faire dans des circonstances un peu extrêmes comme une prise d'alcool conséquente, et encore, ça ne serait que le premier blocage.
Quelque part c'est consternant, et je n'y peux rien. Encore une ou deux claques comme ça et je m'enterre pour hiberner, ce qui serait après tout la bonne attitude à avoir, ça clarifierait le tout et me redonnerait a posteriori une idée précises de mes chances (très faibles, je le reprécise).