Big Brother is watching you
J'ai mis a. au courant ce midi. La situation s'y prêtait il faut dire, j'avais décidé de ne pas attendre la cinquième personne qui devait venir parce que j'avais faim, a. m'avait suivi, laissant les deux autres dehors. Je lui ai expliqué qu'il était dangereux de se montrer à deux dans un endroit public, je lui ai raconté ce que je savais. Elle a trouvé ça amusant et elle a dit "c'est pas grave" en souriant. J'ai acquiescé mais comme je n'ai pas osé la regarder vraiment (troublé que je suis) je n'ai pas d'autres indications. Globalement j'ai mal joué le coup, à la mi-journée je n'étais pas très content de moi. Dans l'après-midi j'ai fait passé ce que je voulais dire, à savoir que c'est plus vivant comme ça, si on est obligé de s'auto-surveiller. Reste à voir si elle va suivre, dans les prochains jours.
Venons-en maintenant aux conséquences; cette rumeur n'est pas une mauvaise chose, puisqu'elle nous permet d'extérioriser le problème : ce n'est plus une question de convenance ou de prudence maladive, si on s'évite, c'est parce que les autres nous regardent (Princesse de Clèves, quand tu nous tiens...). Tout sera peut-être un peu plus lisible, et si on le fait exprès ça peut devenir un jeu; globalement, ça dégage - enfin suis-je tenté de dire ! - les espaces en-dehors des cours, voire en-dehors de l'école, puisque je vais être obligé de trouver d'autres moyens pour lui parler vraiment que la bibliothèque par exemple. C'est un peu comme ma conscience extérieure, en sortant je chez moi j'entre en scène, the world is a stage... Et puis ça crée une connivence, indépendamment du reste. Parce qu'aujourd'hui par exemple, elle s'est comportée en tant qu'amie, certes il y avait les autres, quoiqu'elle était un rien plus féminine, plus vive...
Enfin, me voilà reparti pour repenser à elle pendant une bonne partie de la journée, alors que je voulais justement m'en défaire; je vais essayer quand même. Tiens d'ailleurs, entre ça et ma semaine mouvementée, j'avais oublié de confirmer mon inscription aux concours, la date butoire était... aujourd'hui... et qui me l'a rappelé ? a., était-il nécessaire de le mentionner... Je vis non seulement dans une série B, mais aussi carrément dans un sitcom tautologique, où tout en revient toujours au même point.
Que fait a. en ce moment ? Elle est en train de battre mes temps de contre-la-montre à Mario Kart, au moins, elle pense plus ou moins à moi... - Demain, sortie chez Nat. et Déc. avec C. pour trouver un cadeau d'anniversaire, on le fera à deux, comme ça on est à peu près sûrs que ce sera bien et puis ça ne fera pas bizarre de ma part. Je lancerai peut-être une invitation à dîner en fin de semaine, on verra, en tout cas je retiens ton idée nella.
Venons-en maintenant aux conséquences; cette rumeur n'est pas une mauvaise chose, puisqu'elle nous permet d'extérioriser le problème : ce n'est plus une question de convenance ou de prudence maladive, si on s'évite, c'est parce que les autres nous regardent (Princesse de Clèves, quand tu nous tiens...). Tout sera peut-être un peu plus lisible, et si on le fait exprès ça peut devenir un jeu; globalement, ça dégage - enfin suis-je tenté de dire ! - les espaces en-dehors des cours, voire en-dehors de l'école, puisque je vais être obligé de trouver d'autres moyens pour lui parler vraiment que la bibliothèque par exemple. C'est un peu comme ma conscience extérieure, en sortant je chez moi j'entre en scène, the world is a stage... Et puis ça crée une connivence, indépendamment du reste. Parce qu'aujourd'hui par exemple, elle s'est comportée en tant qu'amie, certes il y avait les autres, quoiqu'elle était un rien plus féminine, plus vive...
Enfin, me voilà reparti pour repenser à elle pendant une bonne partie de la journée, alors que je voulais justement m'en défaire; je vais essayer quand même. Tiens d'ailleurs, entre ça et ma semaine mouvementée, j'avais oublié de confirmer mon inscription aux concours, la date butoire était... aujourd'hui... et qui me l'a rappelé ? a., était-il nécessaire de le mentionner... Je vis non seulement dans une série B, mais aussi carrément dans un sitcom tautologique, où tout en revient toujours au même point.
Que fait a. en ce moment ? Elle est en train de battre mes temps de contre-la-montre à Mario Kart, au moins, elle pense plus ou moins à moi... - Demain, sortie chez Nat. et Déc. avec C. pour trouver un cadeau d'anniversaire, on le fera à deux, comme ça on est à peu près sûrs que ce sera bien et puis ça ne fera pas bizarre de ma part. Je lancerai peut-être une invitation à dîner en fin de semaine, on verra, en tout cas je retiens ton idée nella.
3 commentaires:
Quand j'ai lu : "J'ai mis a. au courant ce midi.", j'ai cru que tu t'étais déclaré, et je me suis dit que j'avais raté plein d'épisodes. En une seule nuit, ça m'étonnait quand même.
Je pense effectivement que ça n'est pas une mauvaise chose, cette rumeur : ça extériorise votre relation, ça lui donne une existence réelle en dehors de vous, même si c'est sur un mode conditionnel.
Franchement, oublier l'inscription, tu as abusé. Tu parles d'un acte manqué ! Oublier l'agrèg' pour penser à une agrégative. Tsss...
Ah, attention, j'ai bien dit "déjeuner", pas dîner...
A part ça, qu'elle est horrible cette bulle où tout le monde vous observe, où vous mêmes vous observez... Je trouve cela d'un "tue-l'amour"!
Néanmoins le "c'est pas grave" est relativement éloquent, il parle pour lui même... Elle n'aurait peut être pas réagi de manière aussi neutre si elle avait été opposée au contenu de la rumeur... Bref...
"Hang On!" ;)
@luciole : Non, tout cela est beaucoup trop lent pour que tu rates des épisodes ! Oui, bah, oublier oublier... J'avais sorti les feuilles sur mon bureau pour y penser et avant-hier je les avais rangées, parce que je ne voyais plus pourquoi elles étaient là.
@nella : non dîner, déjeuner ça craint, dîner je peux la raccompagner chez elle après, c'est plus riche en possibilités. En plus (c'est vrai que tu ne connais pas cette histoire) on en a fait un au tout début, début septembre, en tête à tête; je pense que c'était parce ce qu'elle n'avait pas vu le "piège" ! ;) Mais donc je peux proposer un dîner tant qu'à faire, ce ne sera pas incongru, mais bon, juste comme ça, en passant, au détour d'une phrase...
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