25.11.06

La Chine et son histoire ancienne

Hier soir, nous avons donc mangé dans ce restaurant chinois, puis nous sommes allés boire un verre. A table, j'étais en face de a., tandis que C. était sur le côté (notons que les filles se sont placées comme elles voulaient). Au café, j'étais à côté de a (parce que je me suis mis là).
a. m'a complimenté sur ma façon de me servir des baguettes, j'ai réussi à manger à peu près tout avec. Toujours ça de pris, c'est plutôt positif. Sinon je suis moyennement content de ma "performance", justement parce que je n'ai pas pensé en ces termes, je ne soigne pas ces sorties, notamment dans les détails, et c'est là que tout se joue. Une fois de plus, je ne sais pas trop quoi raconter de manière objective, il y a eu beaucoup de choses pendant cette journée et cette soirée... Comme quand a. a dit qu'elle avait défié B. affirmant, pour rire, qu'elle allait lui passer devant au concours. Amusant... C'était encore à la bibliothèque; au restaurant, nous avons parlé famille notamment, et puis de pas mal d'autres choses. Et on a reparlé d'un mail commun (politique) que j'avais envoyé il y a deux ans (à une très vaste audience); il se trouve que j'avais eu très peu de réponses, a., elle m'avait répondu. Ce n'est pas la première fois qu'elle y fait allusion. Je n'ai plus le message, la boîte n'existe plus, mais elle me l'a résumé hier; or, sa formulation montre qu'elle savait très bien qui j'étais. Je n'étais pas un anonyme et/ou elle m'avait "repéré" ? Tout cela est peut-être de l'histoire ancienne, avec un passé, toute une dimension temporelle conséquente, pour elle comme pour moi... Tout serait donc joué d'avance ?
A part ça, j'avais mis une chemise habillée, de celles que je ne mets pas pour aller en cours. S., "l'amour qui venait du froid", lectrice peu assidue de ce blog, m'a conseillé à la Toussaint de me montrer dans certaines occasions tel qu'elle ne me voit pas d'habitude. On parlait en l'espèce du Galak de Noëlle, qui est programmé pour dans un peu moins d'un mois. Là aussi il faudra être habillé; j'ai commencé à regarder aujourd'hui ce que je pourrais m'acheter pour l'occasion. Je serai amené à reparler de ce Galak, pour de multiples raisons; parce que c'est une des deux ou trois grosses soirées que a. s'autorise, parce qu'elle le fait à fond, avec alcool, flirtouillage [d'après mes informations], itou, et parce que ce sera dans une période favorable.
Voilà, et la soirée s'est donc terminée dans un café non loin de l'Autel de Vil [avec a., on n'est jamais très loin de l'autel...], où j'ai aidé a. à faire un avion avec l'addition, et à le faire voler. C'était bon enfant, vraiment, le tout encadré par des chamailleries très "vieux couple". Je suis passé deux fois en coup de vent à la bibliothèque aujourd'hui, à des heures où a. avait peu de chances d'y être. Il ne faudrait pas qu'on se voie tous les jours au fond. Prochaine entrevue prévue : demain soir (!)... On va voir "J'aime Zbonde" avec des Allemands, a. a dit qu'elle viendrait peut-être, si elle a le temps.

24.11.06

Le mandarin

J'ai rendez-vous dans une heure avec a. et C. pour manger chinois. Une occasion de plus de voir a., pas toute seule certes, et les chances de me retrouver seul avec elle sont infimes ce soir, puisqu'elles habitent à deux pas l'une de l'autre. J'aurai tout de même l'occasion de voir comment a. se débrouille avec des baguettes, elle est censée être habile. Sinon, j'ai appris aujourd'hui qu'elle allait beaucoup plus souvent à la messe que je ne pensais. En effet, je lui ai fait faire l'inventaire de ses occupations religieuses, et il se trouve qu'en-dehors du temps passé avec des catholiques, a. se rend à l'église trois fois par semaine... ! Mais ce n'est pas tout, elle assure aussi une heure d'adoration en plus de cela. C'est beaucoup, c'en est presque incroyable. En fait, ça ne m'étonne plus qu'elle puisse se sentir écartelée entre sa dévotion assidue et des tentations plus "mondaines". Et plusieurs prétendants ont dû être rebutés par tant de ferveur. Moi-même je trouve cela presque louche. Il ne s'agit pas d'une torture pour elle, elle m'a dit qu'elle se sentait bien après. Oui, je me permets de le dire, en plus de le penser très fort, la frustration a des conséquences bien curieuses.
Pour conclure, juste une anecdote de cette après-midi. Pendant une pause, le "triangle" s'est construit autour de l'enclos à moutons (oui, vous ne rêvez pas !). Ce dernier est carré, et alors qu'a. restait en retrait, C. est allée de l'avant en faisant le tour. Je l'ai suivie, mais je me suis arrêté au coin, de sorte que je suis resté à équidistance de a. et de C. Après quelques instants, a. m'a rejoint, elle avait l'air satisfaite; ça n'a sans doute rien à voir mais c'était amusant. Sur ce, je vais aller me préparer...

23.11.06

Progression linéaire

Rien de spécial aujourd'hui, je vais revenir sur une nouveauté qui s'est produite hier. a. m'a laissé un message pour me demander si nous pouvions manger ensemble à midi, je n'étais pas là, j'ai filé à la cantine et je ne l'ai eu qu'après. Mais c'était la première fois; en effet, a. ne m'avait jamais appelé pour quoi que ce soit, certainement pas pour qu'on se coordonne sur nos horaires de repas, et qui plus est elle n'avait jamais laissé de message sur mon répondeur.
J'ai vraiment l'impression que mon nouveau statut d'"ami" est manifeste, et qu'il me donne littéralement accès à un nouveau forfait, une nouvelle palette de services. C'est très curieux, et très graduel aussi. Je pense qu'en la matière elle s'y connaît vraiment, cette progression linéaire a quelque chose de savant. Régulièrement, à pas de loup, de nouvelles étapes sont franchies. Nous ne nous parlons plus tout à fait de la même manière aussi, tout cela évolue - assez rapidement même - et rentre dans les rails, des rails qui doivent bien mener quelque part. Ce qui est curieux, c'est qu'elle ne peut ignorer (à mon avis) que je la convoite, or, depuis une dizaine de jours, elle donne des signes franchement positifs. A croire que tout ne serait qu'une question de temps.
En tout cas, grâce à ces "rails", je ne me déclarerai pas trop tôt, j'ai l'impression que c'est comme impossible, je vais, je dois attendre d'atteindre certains paliers, comme par exemple le fait d'être invité tout seul chez elle, de sortir plusieurs fois à deux, de recueillir des confidences "exclusives",... C'est curieux comme atmosphère, mais assez "sécurisant" quelque part, c'est peut-être justement ce qu'elle cherche.
Toujours est-il que si elle m'a appelé le lendemain, c'est sans doute que sa discussion avec L. n'a pas eu de conséquences vraiment négatives pour moi. Je n'ai pas encore réussi à en savoir plus, mais je lui demanderai à l'occasion. Au chapitre des nouvelles, signalons qu'a. ne sera peut-être pas sur Lyon pour la Faîte dés Luminaires, je n'aurais alors pas l'occasion de lui tenir son missel... ! [façon Frédéric et la Dambreuse] Plus de détails dans une prochaine édition du feuilleton.
Il reste d'aujourd'hui dans ma tête un regard en coin, bref, discret, lancé alors qu'elle partait, la tête tournée vers moi, et que nous nous disions "à demain". Sur le moment je n'y ai pas prêté attention, il m'est revenu ce soir lors d'un Quatuor de Mozart. Il n'avait pas cette étoffe que j'y ai décelé un jour, mais il était tout de même empreint d'une certaine douceur. Oh, trois fois rien, une touche, et tout est peut-être là...

22.11.06

Toujours du suspense...

a. était encore chez L. quand je suis passé hier vers six heures... Que se sont-elles dit ? Je vais essayer de le savoir, et nous verrons en tout cas dès cette après-midi si cela a des conséquences visibles. Notre complicité pourrait-elle être mise à mal par L. ? Ce serait dommage, car elle progresse assez régulièrement.
Hier en effet, j'ai pu voir l'ampleur de ce que mon statut d'"ami" m'offre. Peu avant midi, nous avions du temps libre, j'ai proposé à a. de venir le passer chez moi, et elle est venue ! Toute seule, pour la première fois je crois. Ce n'était qu'une grosse demi-heure, et nous n'avons rien fait de spécial, mais cela mérite d'être souligné. a. doit désormais compter avec moi, ne serait-ce qu'un peu, pour organiser ces moments-là; lundi déjà, alors que L. l'invitait à boire le café chez elle, elle a refusé poliment pour rester avec le groupe, et notamment moi : vous savez comment cela s'est terminé, nous nous sommes retrouvés en tête-à-tête. C'est le premier cas de refus à ma connaissance, il y a quelques semaines, a. acceptait sans hésiter une seule seconde. J'insiste sur cette dimension temporelle, car hier, quand L. lui a redemandé et qu'elle a finalement accepté, ce ne fut qu'après avoir réfléchi quelques secondes. Il n'y a sans doute pas que cela qui rentre en ligne de compte, mais dans le premier cas elle savait qu'elle pourrait me voir, dans le deuxième elle devait se douter que je passerais chez moi, et que nous ne nous verrions pas de toute façon. Explication partiale, mais explication quand même. Malgré tout, ce qui a principalement joué à mon avis c'est qu'elle ne pouvait pas raisonnablement apposer un deuxième refus sans risquer d'être impolie.
L. est dans le jeu, mais il y aussi et surtout C., avec qui j'ai passé beaucoup de temps la semaine passée, et dont j'ai parlé ici. Mercredi dernier, C. m'avait confié que si a. apprenait que nous avions passé quatre heures ensemble au café elle n'en serait pas jalouse, mais peut-être piquée (reposons la question au passage : que sait vraiment C. ? supposition personnelle, aveu d'a. ? un peu des deux probablement). a. l'avait déjà dit, mais elle s'est répétée pour la troisième reprise hier dans le couloir : j'ai marché sur le talon de C. par mégarde, remarque de a. : "non mais t'arrêtes de lui faire du pied ? je crois que vous avez vraiment quelque chose à nous dire vous deux !", dit de manière plus ou moins ironique, en souriant (enfin je crois). Ma retranscription est approximative, mais ce qui s'exprime là c'est peut-être un début de jalousie; la répétition est elle-même intéressante (elle nous a demandé ça deux fois samedi), elle qui me traitait de "radoteur", ce que j'ai analysé par la suite comme une manière de dire "j'ai bien vu que tu essayes de me séduire". C'est celui qui dit qui l'est. Je lui ressortirai tiens.
Enfin, dernière chose, en parlant de "vous deux"; les gens commencent à nous appeler comme cela, à commencer par la prof hier, qui nous a dit "chut vous deux". Nous avions un peu bavardé c'est vrai, ce qui veut dire qu'a. est sortie de sa prétendue "réserve" pour discuter avec moi en plein cours, et que l'identité "vous deux" est en train de naître. Les autres nous appellent ainsi, mais a. et moi n'utilisons pas de "nous"... Ce qui m'étonne tout de même c'est que pour quelqu'un qui est censé se maîtriser à la perfection, tout cela est un peu visible, et elle ne rentre pas dans le jeu d'éviter la rumeur : même les collègues directs vont se poser des questions si ça continue. Si pour elle tout est sans ambiguïté, on peut comprendre qu'elle agisse ainsi. L'autre explication serait qu'elle perd patience, ce que j'ai du mal à croire, même si ces jours-ci doivent m'être favorables.
Enfin voilà pour la journée d'hier, et en relisant ce message je trouve que j'étoffe un peu quand même, je complique, ces évènements pourraient être relatés plus simplement. Certes, mais l'art de la série B - et c'est peut-être le seul ! - est précisément de tenir un épisode avec peu de chose. Quoique de ce point de vue, je trouve qu'il y a matière à histoires, et matière à espoir aussi...

21.11.06

a. chez L. (et résumé de dimanche et lundi)

A l'heure où j'écris, a. est allée goûter chez L.; L. qui fait donc son retour dans le jeu, ce qui a son importance puisqu'elle sait des choses... je vais y revenir.
Dimanche, j'ai passé ce qui me restait de matinée à écouter de la musique en pensant à a.; certes, c'est puéril et vain, mais malgré tout ça montre que les choses sont, ou commencent à rentrer dans l'ordre. Je ne me faisais pas des visions je pensais juste à elle. L'après-midi, a. n'était pas à la bibliothèque, j'ai travaillé avec C., qui n'avait apparement rien à dire sur le sujet.
Hier matin, premier cours, comme d'habitude, neutre, et ensuite repas et bibliothèque. Une variante cependant : nous sommes restés discuter après déjeuner, et ce plus longtemps que les autres; c'est-à-dire qu'une fois qu'ils étaient partis, nous étions seuls. Nous avons somnolé un peu ensemble sur les canapés, face à face, en papotant et en se regardant entre nos paupières entr'ouvertes - ce qu'on voit normalement au réveil, le matin par exemple, mais le sait-elle ? Nous avons parlé de musique, je lui ai demandé si elle pourrait me rejouer quelque chose au piano, c'est alors qu'elle m'a dit qu'elle avait cassé une touche, peut-être le jour où elle m'a joué la sonate, en tout cas elle s'en est rendu compte à partir de là, ce qui l'empêche de jouer correctement. Symbole ? c'est un ré, qui musicalement signifie souvent la mort. Prétexte ? Elle m'a dit qu'elle me jouerait les deuxième et troisième mouvements qui sont mieux quand elle les saura; ça ne doit donc pas être ça non plus. Le hasard, mais un hasard troublant.
Ensuite, nous avons travaillé l'un à côté de l'autre à la bibliothèque, on devait se mettre à l'écart l'un de l'autre (je lui ai expliqué qu'il s'y trouve beaucoup d'"yeux" à rumeurs), mais elle était dans le même coin que moi, donc. En fin d'après-midi, nous avons assez souvent discuté en chuchotant, et on s'est probablement faits remarquer. Et puis, bien sûr, il y a eu cette pause, ce "moment favorable" que vous devez commencer à connaître, elle a duré environ une demi-heure cette fois-ci, pas plus car a. avait des exercices à faire.
Je n'en dis pas plus, et j'attire votre attention sur le fait que ce blog laisse derrière lui toute prétention d'exhausitivité ou d'objectivité. En effet, les évènements se succèdent à un tel rythme ces jours derniers qu'il est impossible de tous les raconter, il s'agit donc ici d'un "best of", selon ma perspective, je vous donne quelques signes que j'estime plus importants que les autres, sachant que je suis le seul à filtrer ces conversations et que je passe peut-être à côté de l'essentiel... Je répondrai néanmoins à toutes vos questions.
Je parlerai de ce qu'il s'est passé aujourd'hui dans un autre message, je voudrais terminer sur L. et a. J'ai eu la maladresse de parler à L. de a. en lui disant qu'elle me plaisait. Je dis "maladresse" car je n'aurais sans doute pas dû, non seulement ça n'a servi à rien mais en plus cela a peut-être contribué à détériorer la relation que nous avions. Aujourd'hui, L. ne me compte pas/plus parmi ses amis, et de plus, elle n'a jamais vu d'un très bon oeil mes sentiments pour a.
Or, elle vont fatalement parler de moi, à mon humble avis... Je m'explique : ne serait-ce parce que a. va vouloir essayer de nous rabibocher L. et moi, ou au minimum parce qu'elle va parler de moi en passant, pour son cadeau d'anniversaire, son week-end, ou que sais-je. Force est de constater que suis devenu difficilement contournable... ce n'est pas forcément une bonne chose. Et dans le cas présent, L. pourrait, peut et va, à mon avis, au choix : faire part de l'antipathie qu'elle me porte, trahir ce que je lui ai dit et/ou colporter des rumeurs sur moi dont le degré de véracité et pour le moins incertain mais qui sont très gênantes. Dangereux.
En ce qui concerne notre inimitié, je ne me fais pas trop de souci, on en a déjà parlé avec a., elle ne devrait pas se formaliser, mais elle va chercher à en connaître les raisons; et là ça se complique. Pour mes confidences, je ne suis qu'assez peu inquiet, car tout bien réfléchi, elles reflètent la situation actuelle; il y a un mois elles avaient de l'avance, mais a. doit s'être rendue compte qu'elle me plaît. Et j'avais eu la précaution de dire à L. que je n'étais pas sûr de me déclarer, que j'attendais d'être sûr. Cette "version officielle" n'est donc pas un faux-pas complet. Les rumeurs sont éminemment plus problématiques, elle touchent à un domaine qui peut énormément gêner a. (des histoires de lit), et pas de la plus belle des manières. Rajoutons qu'elles sont diverses, modifiées et remodifiées. Impossible d'en connaître le contenu. C'est un impondérable que je ne maîtrise pas et qui pourrait me faire perdre des points et du temps. C'est doublement ennuyeux...
Elles parleront peut-être de tout autre chose. Je chercherai à le savoir de toute façon. Déjà, je vais finir mon après-midi : sachant que le calendrier m'est favorable en ce moment, je vais chercher à voir a. : passer devant chez L. voir si elles discutent toujours, et aller à la bibliothèque, où je trouverai peut-être a. dans le cas contraire, mais la possibilité est faible. Ce n'est néanmoins pas négligeable, et comme ça je travaillerai...
A suivre...

20.11.06

Samedi (soir)

Samedi soir, j'ai finalement passé toute la soirée avec a. et C. En effet, cette dernière m'a appelé dans l'après-midi pour me dire que l'heure de rendez-vous était avancée à 20h, et que nous mangerions ensemble chez a. Nous sommes allés au café après, puis rerentrés chez a. et nous nous sommes quittés vers 1h30. Je n'ai pas eu l'occasion de me retrouver seul à seul avec a., je ne le regrette pas, j'ai eu l'impression de ne pas beaucoup avancer de toute façon.
J'ai donc découvert l'appartement de a. Quelque part, ça m'a fait un choc, j'ai retrouvé la réalité; très haut de plafond, murs blancs, assez spacieux et donc plutôt vide, voire dénudé. Le moins qu'on puisse dire de son canapé-lit, c'est qu'il n'invite pas à la luxure, mais fait plutôt lit de camp. Nonobstant ces quelques observations, c'est un bel appart il faut dire. Nous lui avons offert son cadeau en entrant, apparement il lui a plu, elle avait l'air contente. Nous avons mangé des pâtes au saumon, c'était bon, la seule chose que je puis dire c'est qu'il s'agissait peut-être d'un choix tactique, a. préférant assurer avec un plat qu'elle maîtrisait bien. Elle avait l'air curieuse de savoir comment je les trouvais; normal après tout. Pas de signes précis sinon, si ce n'est que pour le café, il y avait deux tasses identiques et une différente, les deux semblables ont été pour a. et moi, mais je ne crois pas que ça veuille dire quelque chose. Voyant que je m'intéressais à son Clavinova, a. m'a joué la sonatine de Mozart qu'elle travaille en ce moment. Dans l'escalier en descendant, elle m'a parlé des remarques d'un copain qui était venu chez elle cet été et à qui elle avait joué du Beethoven; je me suis retourné en souriant pour lui demander où était le sous-entendu, elle n'a rien répondu, si ce n'est que les nuances que j'avais appréciées étaient moins fines chez Beethoven. Difficile à interpréter, disons qu'il n'y a rien à en tirer.
Au café, la conversation a savamment dévié vers le thème "mes ex", celui avec lequel j'avais été lourd et que je souhaitais éviter. Sauf que par quelques mystères et un peu de réserve, j'avais inversé les rôles, c'était a. qui désirait connaître des choses et qui me suppliait des yeux de lui en dire plus (C. savait déjà à peu près tout, nous en avions abondamment discuté au café quelques jours auparavant; il était question de B. je précise). J'ai délivré les informations au compte-gouttes, et une fois rentrés chez elle j'ai parlé un peu d'autres filles, espérant me donner un peu de "valeur", mais sans trop en faire j'espère. En effet, depuis la semaine dernière, je regarde les autres filles, en tout cas beaucoup plus, et j'essaye d'en fréquenter plus, autant le faire un peu transparaître; j'ai l'impression qu'elle a aussi recours à cette "méthode", alors j'imite...
Autre chose en partant : j'avais mangé chez C. la veille et je n'avais pas voulu départager les deux par politesse quand nous en avions parlé, mais juste avant de partir, j'ai glissé à a. en chuchotant que c'était meilleur chez elle. Je suis allé chercher mon manteau, et a. s'est ruée avec moi dans la pièce voisine; comme je ne comprenais pas, elle m'a dit qu'elle voulait s'assurer que je ne disais pas la même chose à C. C. ne voyait évidemment pas de quoi il s'agissait, et sur ce point, comme sur quelques autres ce soir-là, elle a arrêté de demander, voyant que c'était entre a. et moi.
Voilà, en rentrant, et hier matin, j'ai essayé de faire le "bilan" de cette soirée, et je n'y arrive pas vraiment, j'ai eu l'impression de "patiner dans la semoule", comme la semaine dernière. Différence de taille : je suis bel et bien monté en grade, puisque matériellement il y avait du changement; pour la première fois j'étais chez elle. Difficile de savoir si j'ai marqué ou perdu des points ce soir-là; j'ai plus que jamais l'impression qu'il va falloir prendre son temps, or, en somme je suis plutôt en avance sur un éventuel "planning", mais je suis impatient, et je me dis que plus le temps passe, plus la chute sera rude.