23.11.06

Progression linéaire

Rien de spécial aujourd'hui, je vais revenir sur une nouveauté qui s'est produite hier. a. m'a laissé un message pour me demander si nous pouvions manger ensemble à midi, je n'étais pas là, j'ai filé à la cantine et je ne l'ai eu qu'après. Mais c'était la première fois; en effet, a. ne m'avait jamais appelé pour quoi que ce soit, certainement pas pour qu'on se coordonne sur nos horaires de repas, et qui plus est elle n'avait jamais laissé de message sur mon répondeur.
J'ai vraiment l'impression que mon nouveau statut d'"ami" est manifeste, et qu'il me donne littéralement accès à un nouveau forfait, une nouvelle palette de services. C'est très curieux, et très graduel aussi. Je pense qu'en la matière elle s'y connaît vraiment, cette progression linéaire a quelque chose de savant. Régulièrement, à pas de loup, de nouvelles étapes sont franchies. Nous ne nous parlons plus tout à fait de la même manière aussi, tout cela évolue - assez rapidement même - et rentre dans les rails, des rails qui doivent bien mener quelque part. Ce qui est curieux, c'est qu'elle ne peut ignorer (à mon avis) que je la convoite, or, depuis une dizaine de jours, elle donne des signes franchement positifs. A croire que tout ne serait qu'une question de temps.
En tout cas, grâce à ces "rails", je ne me déclarerai pas trop tôt, j'ai l'impression que c'est comme impossible, je vais, je dois attendre d'atteindre certains paliers, comme par exemple le fait d'être invité tout seul chez elle, de sortir plusieurs fois à deux, de recueillir des confidences "exclusives",... C'est curieux comme atmosphère, mais assez "sécurisant" quelque part, c'est peut-être justement ce qu'elle cherche.
Toujours est-il que si elle m'a appelé le lendemain, c'est sans doute que sa discussion avec L. n'a pas eu de conséquences vraiment négatives pour moi. Je n'ai pas encore réussi à en savoir plus, mais je lui demanderai à l'occasion. Au chapitre des nouvelles, signalons qu'a. ne sera peut-être pas sur Lyon pour la Faîte dés Luminaires, je n'aurais alors pas l'occasion de lui tenir son missel... ! [façon Frédéric et la Dambreuse] Plus de détails dans une prochaine édition du feuilleton.
Il reste d'aujourd'hui dans ma tête un regard en coin, bref, discret, lancé alors qu'elle partait, la tête tournée vers moi, et que nous nous disions "à demain". Sur le moment je n'y ai pas prêté attention, il m'est revenu ce soir lors d'un Quatuor de Mozart. Il n'avait pas cette étoffe que j'y ai décelé un jour, mais il était tout de même empreint d'une certaine douceur. Oh, trois fois rien, une touche, et tout est peut-être là...

3 commentaires:

Luciole en couleurs a dit…

Effectivement, j'ai raté beaucoup de choses ! Je ne comprends pas pourquoi je n'arrivais plus à accéder à ton blog ces derniers temps.

Mais dis-moi, ça avance franchement ! C'est impressionnant. C'est chouette. Je croise les doigts.

Et maintenant que j'ai tout lu, je vais repartir en arrière pour tout commenter !

Luciole en couleurs a dit…

La "Faîte dés Luminaires" ?! C'est pour éviter qu'on ne tombe sur ton blog par hasard en cherchant des infos dessus que tu en as déformé le nom ainsi ?

Heureusement qu'a. n'est pas analphabète, sinon il y aurait eu danger quand même !

P.S. : Je ne suis pas sûre que l'identification avec Frédéric Moreau soit très optimiste...

A majuscule a dit…

Oui, c'est pour éviter qu'on ne tombe dessus, même si là c'est de la parano. D'ailleurs, je vais adopter la nouvelle mise à jour du site, où je peux limiter le site à quelques membres. C'est moins drôle, mais je vais peut-être passer par là.
L'identification avec Frédéric M. n'est pas optimiste, mais il faut bien que je tempère mon optimisme; les chances d'échec demeurent démesurément grandes... suspense...