22.11.06

Toujours du suspense...

a. était encore chez L. quand je suis passé hier vers six heures... Que se sont-elles dit ? Je vais essayer de le savoir, et nous verrons en tout cas dès cette après-midi si cela a des conséquences visibles. Notre complicité pourrait-elle être mise à mal par L. ? Ce serait dommage, car elle progresse assez régulièrement.
Hier en effet, j'ai pu voir l'ampleur de ce que mon statut d'"ami" m'offre. Peu avant midi, nous avions du temps libre, j'ai proposé à a. de venir le passer chez moi, et elle est venue ! Toute seule, pour la première fois je crois. Ce n'était qu'une grosse demi-heure, et nous n'avons rien fait de spécial, mais cela mérite d'être souligné. a. doit désormais compter avec moi, ne serait-ce qu'un peu, pour organiser ces moments-là; lundi déjà, alors que L. l'invitait à boire le café chez elle, elle a refusé poliment pour rester avec le groupe, et notamment moi : vous savez comment cela s'est terminé, nous nous sommes retrouvés en tête-à-tête. C'est le premier cas de refus à ma connaissance, il y a quelques semaines, a. acceptait sans hésiter une seule seconde. J'insiste sur cette dimension temporelle, car hier, quand L. lui a redemandé et qu'elle a finalement accepté, ce ne fut qu'après avoir réfléchi quelques secondes. Il n'y a sans doute pas que cela qui rentre en ligne de compte, mais dans le premier cas elle savait qu'elle pourrait me voir, dans le deuxième elle devait se douter que je passerais chez moi, et que nous ne nous verrions pas de toute façon. Explication partiale, mais explication quand même. Malgré tout, ce qui a principalement joué à mon avis c'est qu'elle ne pouvait pas raisonnablement apposer un deuxième refus sans risquer d'être impolie.
L. est dans le jeu, mais il y aussi et surtout C., avec qui j'ai passé beaucoup de temps la semaine passée, et dont j'ai parlé ici. Mercredi dernier, C. m'avait confié que si a. apprenait que nous avions passé quatre heures ensemble au café elle n'en serait pas jalouse, mais peut-être piquée (reposons la question au passage : que sait vraiment C. ? supposition personnelle, aveu d'a. ? un peu des deux probablement). a. l'avait déjà dit, mais elle s'est répétée pour la troisième reprise hier dans le couloir : j'ai marché sur le talon de C. par mégarde, remarque de a. : "non mais t'arrêtes de lui faire du pied ? je crois que vous avez vraiment quelque chose à nous dire vous deux !", dit de manière plus ou moins ironique, en souriant (enfin je crois). Ma retranscription est approximative, mais ce qui s'exprime là c'est peut-être un début de jalousie; la répétition est elle-même intéressante (elle nous a demandé ça deux fois samedi), elle qui me traitait de "radoteur", ce que j'ai analysé par la suite comme une manière de dire "j'ai bien vu que tu essayes de me séduire". C'est celui qui dit qui l'est. Je lui ressortirai tiens.
Enfin, dernière chose, en parlant de "vous deux"; les gens commencent à nous appeler comme cela, à commencer par la prof hier, qui nous a dit "chut vous deux". Nous avions un peu bavardé c'est vrai, ce qui veut dire qu'a. est sortie de sa prétendue "réserve" pour discuter avec moi en plein cours, et que l'identité "vous deux" est en train de naître. Les autres nous appellent ainsi, mais a. et moi n'utilisons pas de "nous"... Ce qui m'étonne tout de même c'est que pour quelqu'un qui est censé se maîtriser à la perfection, tout cela est un peu visible, et elle ne rentre pas dans le jeu d'éviter la rumeur : même les collègues directs vont se poser des questions si ça continue. Si pour elle tout est sans ambiguïté, on peut comprendre qu'elle agisse ainsi. L'autre explication serait qu'elle perd patience, ce que j'ai du mal à croire, même si ces jours-ci doivent m'être favorables.
Enfin voilà pour la journée d'hier, et en relisant ce message je trouve que j'étoffe un peu quand même, je complique, ces évènements pourraient être relatés plus simplement. Certes, mais l'art de la série B - et c'est peut-être le seul ! - est précisément de tenir un épisode avec peu de chose. Quoique de ce point de vue, je trouve qu'il y a matière à histoires, et matière à espoir aussi...

2 commentaires:

Luciole en couleurs a dit…

Que de signes... Tu es allée chez elle, elle est venue chez toi... Toi qui voulais sortir de la sphère du travail pour entrer dans la sphère privée, on dirait que ça commence à se faire ! Et ce "vous deux" qui commence à exister (moi même dans mon mail, je l'ai employé sans m'en rendre compte), c'est de bon augure.

Comment L. est-elle re-rentrée dans le jeu ? Vous vous reparlez finalement ? Vous avez fait quelque chose pour son anniversaire à elle ?

A majuscule a dit…

Mine de rien c'est de bon augure effectivement, même si ça peut prendre un temps inénarrablement long.
L. est rentrée dans le jeu rien qu'en revenant : elle a été absente quelques jours pour raison familiale. Encore rien pour son anniversaire, parce que précisément c'est tombé à l'eau, mais on va faire quelque chose.