20.12.06

La soirée dangereuse ?

A H-24, a. était toujours censée dormir chez moi. Je disposerai donc de quelques heures demain après-midi pour transformer mon dépotoir-taudis en demeure du prince charmant. Pas facile... Cela pose plein de problèmes absurdes sur les détails et les choses auxquelles il faut faire attention. Tant qu'à faire, autant "optimiser". Ce sera le maître-mot de la soirée d'ailleurs. J'y pense beaucoup, je conçois mal la portée de l'évènement, mais il y a gros en jeu en fait. C'est sans conteste la plus soirée la plus riche en possiblités depuis quatre mois, c'est-à-dire depuis que je fréquente a.
J'ai suffisament remâché les différentes options qui s'offrent à moi et je pense être assez tranquille quant'à ce qui peut se passer. Je divise la soirée en trois phases - non, ce n'est pas académique ! - : 1. le cocktaïl et le repas, a. pratiquement toute seule avec moi, situation normale, sauf qu'il y aura d'autres gens autour de nous (j'entends : par rapport à d'habitude) ; 2. la soirée, les copains et copines d'a. débarquent, situation moins stable, a. va chercher un peu des garçons, j'en ferai peut-être partie ; 3. la nuit, a. seule avec moi, à coup sûr, dans une situation inédite, très ambiguë. De part et d'autre ça risque de pas mal tirailler pendant l'ensemble, on va jouer l'un avec l'autre, tester presque inconsciemment la marge de manoeuvre. Le but du jeu pour moi : quelque soit la situation, prendre la meilleure décision pour que notre liaison devienne dangereuse, c'est à dire pour que ce qui n'est peut-être que gentillet pour a. devienne plus, il faut qu'elle se pique et qu'elle se prenne au jeu.
Le "profil alcoologique" de la soirée : attaque fort puis diminution naturelle du taux d'alcool dans le sang, à 2h au plus tard il faut que je sois quasiment sobre. En ce qui concerne la nuit : heure de coucher prévisionnelle : entre 3 et 5h, heure de lever : entre 8h et 9h30.

J'ai dit à a. que je lisais Les liaisons dangereuses en ce moment, léger étonnement, puis un "ah" qui voulait dire entr'autres "j'enregistre". J'ai promis à a. et à C. de leur écrire des lettres pendant les vacances, dans le plus pur style XVIIIème... ça n'a l'air de rien mais c'est très intéressant, d'autant plus que je pourrais mener des double-jeux très riches; à qui enverrai-je les brouillons ?...
Pour un peu dans cette histoire, a. se serait déclarée adepte du libertinage, mais enfin quand même, je sais qu'elle n'en a pas les moyens. Toujours est-il que ces jours-ci j'ai eu confirmation par elle-même que a. joue pas mal avec les gens, pour les tester et se tester aussi j'imagine. Venir dormir chez moi, en code de ce siècle, c'est se jeter dans la gueule du loup, s'offrir, s'immoler même. C'est tellement "dangereux" pour le coup, au sens courant, que ce ne peut pas être fait sincèrement, elle vient pour me mettre à l'épreuve (et à mon avis c'est au moins en partie vrai). Que ferait Valmont dans ces cas-là ? Il attendrait que sa victime s'offre sur un plateau. Ce ne sera très probablement pas le cas, donc il va falloir modérer ses attaques. Comme il le dit lui -même à propos de la Présidente (je cite de mémoire) : "Elle me donne cent preuves de son amour, quand elle m'en donne mille de sa résistance".
A noter : une petite victoire de ma part ; a. va rater l'aumônerie pour aller au galak, alors que les deux principaux types qu'elle y convoite n'y vont pas. Reste à voir qui ira au dîner, ça m'étonnerait qu'elle y aille juste pour moi...

4 commentaires:

Luciole en couleurs a dit…

"Venir dormir chez moi, en code de ce siècle, c'est se jeter dans la gueule du loup, s'offrir, s'immoler même. C'est tellement "dangereux" pour le coup, au sens courant, que ce ne peut pas être fait sincèrement, elle vient pour me mettre à l'épreuve (et à mon avis c'est au moins en partie vrai)."
-> Où l'on retrouve un personnage hybride, entre la présidente et Cécile...

Revendiquer son admiration et sa connaissance des LD, c'est un moyen de plus pour a. de s'affirmer comme libérée sans prendre trop de risques. Technique déjà utilisée par le passé.

Luciole en couleurs a dit…

"Je disposerai donc de quelques heures demain après-midi pour transformer mon dépotoir-taudis en demeure du prince charmant."
-> Cendrillon, une référence de plus ?

Encore une nouvelle mission pour Superman !

A majuscule a dit…

Je viens de voir un chat à l'instant, qui hésitait du haut d'un balcon au troisième étage : il se penche, il regarde, s'il tombe il sait qu'il est perdu; il fait un petit tour puis retourne à l'intérieur (et puis descend par l'escalier)... Cette histoire sur l'appropriation du danger sera racontée à a. ce soir... ;)
Oui, Superman va avoir fort à faire !

Luciole en couleurs a dit…

D'un autre côté, choisir de descendre par l'escalier plutôt que de sauter dans le vide, je trouve ça plutôt raisonnable comme technique de gestion du danger... Maintenant, dans le cadre de votre histoire, il faudrait savoir où est le balcon et où est l'escalier.