Et dire que lundi je la revois...
Demain déjà, je serai à Lyon. J'aurais pu rentrer plus tôt, j'aurais eu une chance de la voir à la bibliothèque... [La bibliothèque, lieu de socialité à part entière !] le dimanche après-midi, "comme d'habitude". Je devrai attendre lundi. Pas grave, c'est ce qui était prévu, et puis les vacances ont quand même fait évoluer les choses. J'ai déjà vu ça, le temps qui se distend, se dilue dans l'oisiveté, dans d'autres lieux; d'autres personnes. J'ai respiré de l'air frais, je me suis reposé, il y a eu une coupure, j'ai changé. Au moins un peu. Et elle ? Et lundi, est-ce que tout va recommencer au point où l'on s'était arrêté ?
Je sais, c'est banal, mais dans le temps qui s'est écoulé depuis notre dernier regard, [elle sur le canapé, la tête appuyée sur le dossier, penchée - ça c'est pour le positionnement objectif -, presque caressante - et voilà pour l'hypothèse subjective(iste) -] l'ensemble me semble indéchiffrable.
Ce blog paraît lancé sous le signe de la sémiologie d'ailleurs. Eh bien je crois que ce qui va changer, ce sont les signes, leur interprétation et peut-être aussi leur production, c'est sous ce jour que j'envisage la situation. Puisque tout est sujet à discussion, que tous les symboles sont ambigus, plus que le reste, c'est à l'aune de ce mode de communication que, si changements il y a, ils vont se produire. C'est aussi à travers mes signes sur ce blog, à travers ce que j'écris, que vous allez lire ce qu'il se passe.
Délirante mise en abyme postmoderne... Tout est interprétable, et je donne à voir sur ce blog la part d'incertitude qui peut être discutée de diverses manières (et techniquement le blog le permet, c'est sans doute pour cela qu'il m'intéresse, aussi). Il ne s'agit pas d'un énoncé subjectiviste, je dirais plutôt incomplet, et altéré; en l'espèce je suis un prisme qui transmet les rayons lumineux, les dévie et les dégrade, car je leur résiste, c'est précisément ce qui fait de moi un humain. Je les modifie un peu parce que je veux, et un peu par ce que je suis.
Enfin, ce n'est pas avec des réflexions comme celles-ci que je fais beaucoup avancer l'affaire, mais tout de même. Je ne comprends toujours pas pourquoi je trouve cela si intéressant d'écrire une partie de ma vie sur ce blog. Je suis probablement attiré par ce second degré, cette mise en forme consciente, ce "making of" piloté par les orientations que je lui donne et le désir de plaire, pour ne pas cesser d'être lu. Moteur important j'ai l'impression. Je vais arrêter là le flot de mes commentaires, ça fait beaucoup de "je", et puis je n'ai même pas parlé de "a." ce soir, j'ai dit "elle", rien que ça, ça veut dire que je la place par rapport à moi. La solitude ne fait pas que du bien finalement.
Attendons lundi, c'est banal, mais... qui vivra verra !
Je sais, c'est banal, mais dans le temps qui s'est écoulé depuis notre dernier regard, [elle sur le canapé, la tête appuyée sur le dossier, penchée - ça c'est pour le positionnement objectif -, presque caressante - et voilà pour l'hypothèse subjective(iste) -] l'ensemble me semble indéchiffrable.
Ce blog paraît lancé sous le signe de la sémiologie d'ailleurs. Eh bien je crois que ce qui va changer, ce sont les signes, leur interprétation et peut-être aussi leur production, c'est sous ce jour que j'envisage la situation. Puisque tout est sujet à discussion, que tous les symboles sont ambigus, plus que le reste, c'est à l'aune de ce mode de communication que, si changements il y a, ils vont se produire. C'est aussi à travers mes signes sur ce blog, à travers ce que j'écris, que vous allez lire ce qu'il se passe.
Délirante mise en abyme postmoderne... Tout est interprétable, et je donne à voir sur ce blog la part d'incertitude qui peut être discutée de diverses manières (et techniquement le blog le permet, c'est sans doute pour cela qu'il m'intéresse, aussi). Il ne s'agit pas d'un énoncé subjectiviste, je dirais plutôt incomplet, et altéré; en l'espèce je suis un prisme qui transmet les rayons lumineux, les dévie et les dégrade, car je leur résiste, c'est précisément ce qui fait de moi un humain. Je les modifie un peu parce que je veux, et un peu par ce que je suis.
Enfin, ce n'est pas avec des réflexions comme celles-ci que je fais beaucoup avancer l'affaire, mais tout de même. Je ne comprends toujours pas pourquoi je trouve cela si intéressant d'écrire une partie de ma vie sur ce blog. Je suis probablement attiré par ce second degré, cette mise en forme consciente, ce "making of" piloté par les orientations que je lui donne et le désir de plaire, pour ne pas cesser d'être lu. Moteur important j'ai l'impression. Je vais arrêter là le flot de mes commentaires, ça fait beaucoup de "je", et puis je n'ai même pas parlé de "a." ce soir, j'ai dit "elle", rien que ça, ça veut dire que je la place par rapport à moi. La solitude ne fait pas que du bien finalement.
Attendons lundi, c'est banal, mais... qui vivra verra !
3 commentaires:
Ah, les postmodernes... Tu n'as pas fréquenté impunément les couloirs de l'école, hantés par les fantômes de Tracé !
C'est dingue de voir à quel point le temps s'étire, combien une coupure finalement assez brève te semble une longue pause. Comme si dans cet univers si clos tout était plus intense. Ah, la bibliothèque, haut lieu de la sociabilité et des intrigues amoureuses...
Le caractère intérieur de la chose la rend plus "intense" il faut dire; le blog crève la bulle. Et si la "série B" est si vive, tant mieux, les lecteurs auront de quoi lire ! Ils en auront peut-être même trop ! ;)
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