19.1.07

"Le chat, c'est quand il veut, où il veut, s'il veut"

C'est (mot pour mot je crois) ce que a. m'a dit cette après-midi, ou plutôt ce soir, dans la pénombre dehors, avec un regard insistant. Je n'ai pas été terrible, ni sur ce coup-là ni aujourd'hui en général. J'aurais pu répondre qu'il faut avoir les moyens de ses ambitions, j'ai juste répondu qu'un chien, c'était fidèle et con, et que ça finissait toujours par revenir, ou un énoncé équivalent.
Quoi de neuf sinon ? Ces derniers jours, après avoir été assez ferme, je me suis imaginé qu'il fallait "rassurer" a., ne pas la perdre de vue au propre comme au figuré pour ne pas risquer de tomber en disgrâce. Je ne suis pas assez cruel, et je suis en train de retomber dans le piège, je le sens. Extrait d'un mail à P., où je raconte une histoire de su-sucre :
"a. continue à me parler, aujourd'hui elle m'a même offert un sucre "éléphant" à la cantine : un sucre pour aller avec le café, il y a les animaux de la jungle sur l'emballage, et j'avais toujours dit que j'aimerais avoir un éléphant, je n'ai jamais vraiment cherché, et j'avais eu un tigre ou une girafe jusqu'à présent, mais pas d'éléphant. Or, alors que j'étais dans les canapés avec C., attendant les autres, a. arrive et me donne un sucre éléphant. J'étais très content. Après on m'a expliqué que c'était une collègue qui l'avait trouvé. Oui, mais il a changé de personne avant d'arriver à moi, et la personne qui me l'a remis en main propre (c'est le cas de le dire !) est bel et bien a.. C'est trois fois rien, et si j'étais content c'était à cause du sucre, mais enfin elle ne m'ignore pas. Elle vient même me chercher à la limite, comme un ami sans doute, mais pour revenir à la lettre, mis à part le fait qu'elle ne répondra pas, les conséquences sont limitées."
Restaurant avant-hier soir avec a. et deux copines, "Le Mandarin", le même qu'il y a deux mois. a. à côté et non en face de moi, quelques regards en coin, mais très modérés. On voit qu'elle me guette, et qu'elle hésite à croiser mon regard, ou qu'elle fait comme si. Sinon, cette semaine, a. a "séché" deux rendez-vous religieux au moins. Rien de particulier par ailleurs, si ce n'est qu'on dirait que j'ai une prétendante, et que a. a pu en mesurer les effets ostensibles cette après-midi. La fille m'a plus ou moins sauté dessus pendant que j'étais dans un rayon de bibliothèque, ça, a. ne l'a probablement pas vu, mais elle n'a pas manqué la quinzaine de minutes que j'ai passées à discuter au même endroit. En me quittant et par hasard en passant non loin de a., la fille : "souviens-toi de mon invitation !" (à passer chez elle). Je n'aurais pas pu rêver mieux, espérons qu'a. l'a entendu. Et elle a dû l'entendre, ou tout du moins voir le regard de la fille. Tant mieux donc, globalement j'ai quand même réussi à m'arracher un peu d'a., je suis plus distant, je lâche plus mes coups, ce sera peut-être efficace, de toute façon il ne me reste plus énormément de choses à tenter.

15.1.07

Réaction de a. à la lettre

Coup de téléphone à C. ce soir. J'ai abordé le sujet des lettres. C. a bien reçu la sienne, et a. aussi me dit-elle. Choquée par le contenu, qui en substance se résume pour a. à un long reproche sur son caractère prude agrémenté de digressions. Version transmise par C., qui sait que la lettre parlait de la nuit que a. a passée chez moi, et qui considère que ce que j'ai écrit devait être "salé". Autre information majeure, sur la forme, a. a dit que j'avais écrit comme un cochon, C. se demandait si ce n'était pas pour feindre l'exaltation amoureuse à la manière d'un Valmont. a. a apparement parlé de tout cela à plusieurs reprises.
C'est très intéressant, et je suis tout guilleret (mais loin d'être exalté). a. a ouvertement dit à C. qu'elle ne répondrait pas. Elle se doutait peut-être que C. transmettrait, auquel cas ce serait une réponse médiatisée en quelque sorte. Toujours est-il que, voulue ou pas, cela constitue une réponse. J'ai donc du grain à moudre pour les journées qui viennent et pour la future lettre que j'écrirai à a. dans un deuxième envoi à elles-deux.
Sinon, en ce qui concerne la situation au quotidien, j'ai appris la semaine dernière avec certitude qui était le numéro 1, c'était celui que je redoutais, et il est encore plus fort à ses yeux que je ne pensais, puisque qu'il fait vraiment un parfait enfant de choeur. Le problème étant qu'il est à mon avis plus accessible pour elle qu'elle ne le pense... Je suis donc assez désespéré, je ne peux pas vraiment lutter sur le terrain de la religion, il va me falloir trouver d'autres choses.
Sur le terrain, nous prenons (relativement) nos distances l'un par rapport à l'autre, a. peut-être parce qu'elle cherchait au départ à me faire payer la lettre et moi parce que je fais payer comptant son attitude à a. Conséquence, une petite gueguerre est en train de se former. Amusant. Je me sens comme relancé dans le rôle de Valmont. Il est évident que je ne vais pas me montrer le moins du monde abattu par l'absence de réponse à sa lettre...

8.1.07

Premières nouvelles post-rentrée

Je n'ai pas porté d'attention particulière à a. aujourd'hui. Je l'ai revue néanmoins, mais presque en coup de vent (si tant est que ce soit possible étant donné que nous nous cotoyons en permanence). Rien en cours, rien de spécial à midi. Après manger, alors que nous étions chez une copine, il y a bien eu quelques regards échangés pendant une lecture des horoscopes de Biba. Je ne me hasarderai pas à dire qu'elle m'a cherché des yeux quand il était question de la rubrique "amour", je ne soutiendrai pas non plus qu'elle a décidé de ne pas passer l'après-midi à la bibliothèque quand elle a appris que je risquais fort de ne pas y être.
J'ai préféré suivre les autres filles. Ce soir, vers 22h, j'ai appelé C. pour un motif bidon. a. était chez elle. Que faisaient-elles ensemble le soir de la rentrée ? Travailler apparement. Nous n'avons pas parlé des lettres, mais je ne peux pas exclure la possibilité qu'elles se les soient échangées. Je le saurai d'une manière ou d'une autre si c'est le cas. Imprévu, presque ennuyeux, toujours est-il que j'ai mené une discussion normale avec C., ne délivrant aucun message pour a., mais justement, là est le problème : j'ai parlé du film, je lui ai conseillé, et ça elle risque d'en parler si a. a entendu quelque chose. C'est gênant, même si du coup ma stratégie de le recommander à C. et pas à a. devient apparente, et cette révélation peut avoir des effets intéressants. Enfin, a. a pu constater que j'appelais C. pour savoir si on l'avait prévenue du changement d'heure de cours de demain, et pas elle... "Avant" j'appelais au minimum les deux. Ma nouvelle attitude se met donc en place (j'aurais pu dire stratégie aussi, mais en l'espèce il s'agit vraiment d'une attitude). Nous fêterons l'anniversaire de C. selon toute probabilité demain ou après-demain soir. C'est tout pour aujourd'hui !

7.1.07

Et dire que demain je la revois... (II)

Pas de messages ces jours derniers, et pour cause, je n'ai pas vu a. A peine discuté l'autre jour avec elle sur internet, le temps qu'elle m'annonce qu'elle partait pour le week-end. Elle n'était donc pas là. Et je ne l'ai pas vue de toutes les vacances. Je pourrais dire "elle va le payer très cher", mais sans jeu de mots, je n'en ai pas les moyens... Un seul objectif à court terme, ne plus tomber dans le miroir aux alouettes.
Quelque part, cette semaine passée ici en ermite a été bénéfique : j'ai appris a décorréler ma vie de celle de a., hier et aujourd'hui j'ai même réussi à travailler seul chez moi, sans mettre les pieds à la bibliothèque, puisque cela ne "servait" à rien de toute façon.
On verra comment elle va réagir elle après la coupure, (même question qu'à la Toussaint, même rythme d'ailleurs, puisque ce week-end je serai absent) je vais devoir essayer de ne pas la chercher des yeux, il faut que je vive ma vie. Un roc. D'ailleurs physiquement il faut que je m'en inspire au sens propre, je m'entraîne assidûement pour la compétition de ce week-end. En principe quand je me mets à courir avec une telle fréquence c'est que j'ai des choses à oublier... Espérons que cela me renforcera. Ce n'est pas uniquement Nemours qui cherche à faire le beau, mais c'est aussi une nécessité d'ordre intérieur. Surtout ne pas oublier qu'elle n'a pas voulu ni cherché à me voir.
D'habitude, après un "bas" comme cela il y a un "haut" provoqué par un sursaut de comportement d'a. Un peu comme à la roulette... Le seul problème étant de savoir si l'espérance de cette série est positive ou négative. Dans le doute, je limiterai les hauts et les bas à l'avenir.

4.1.07

"Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis"

J'ai lamentablement échoué dans ma tentative de voir a. ce soir. Je l'ai appelée peu après six heures, et comme ça ne répondait pas j'ai raccroché, décidant de rappeler après la demie. Alors que j'allais décrocher le téléphone pour composer le numéro, a. s'est connectée. S'en est suivi une discussion extrêmement sommaire :
"ah c'était toi je t'ai raté"... sans commentaire... a. a dit se "garder jalousement" sa copine pour son dernier soir, elles comptaient aller à l'église ensemble notamment. C'est presque tout ce qu'elle a écrit. Curieusement, elle m'a demandé si j'allais bien à la compétition sportive qui aura lieu le week-end prochain. Et ce fut tout.
Ce soir, j'ai décidé de sortir quand même pour me distraire, je suis allé au cinéma voir "Shortbus", une comédie dramatique interdite aux moins de seize ans en raison de ses scènes de sexe. Ce n'est pas vraiment en réaction par rapport à a., mais enfin, la coïncidence est amusante. Le film était très bien. Si C. était là, je serais probablement allé le voir avec elle. Je vais lui conseiller à son retour. Si ça se trouve, je n'en mentionnerai même pas l'existence à a.
De retour chez moi, à la résidence, je me dis en entrant que je vais regarder ma boîte aux lettres, on ne sait jamais. Et là, horreur, je me suis rendu compte que j'avais perdu mes clefs. L'imbécile ! Un bref passage dans mon appart le confirmera : ma chambre était bel et bien fermée. Elles ont dû tomber dans le métro, j'aurais entendu le bruit de leur chute sinon. Je ne comprends pas, c'est bien la première fois que ça m'arrive. Un passage à la sécurité, et le problème était réglé - soit dit en passant c'est un peu absurde même si c'est très pratique, rien n'est jamais grave ici, le type a même été poli alors que je le dérangeais à minuit vingt. Je n'ai pas de clefs mais j'ai repris possession de ma chambre. Ironie du sort, la boîte aux lettres, elle, reste close.
Cette histoire a vraiment tout d'un roman. Après m'avoir fait perdre ma carte d'identité en septembre (je n'arrêtais pas de penser à elle ce jour-là, je suis incapable de retrouver ce que j'ai fait de ma carte, et je ne l'ai toujours pas fait refaire), a. a peut-être joué un rôle dans la perte de mes clefs. Résultat des courses : je n'ai plus ni identité, ni clefs, ni boîte aux lettres.
Et si je rêve tant pis...

2.1.07

Retour en Ville et état des choses

Je suis rentré hier soir. Aujourd'hui je suis allé deux fois à la bibliothèque, presque personne, pas d'a. En fait elle y est bien passée, mais ce soir seulement, vers 19h. Discussion pénible sur la messagerie instantanée internet avec une a. qui n'avait pas l'air d'humeur et qui visiblement faisait autre chose en même temps. Effectivement : "Nouvel An, pas le moment". Elle était avec une copine qui reste chez elle jusqu'à après-demain.
Résumé de la situation : cela fait 10 jours que je ne l'ai pas vue. Nous avons discuté sur internet le 25 et le 26, le 27 au soir, je lui ai envoyé un mail, le 28 et le 29, je lui ai écrit une lettre, le 31 et le 1 je lui ai envoyé des sms [détail technique : ma programmation a raté, il ne devait y en avoir qu'un]. Et aujourd'hui, reprise de contact. a. ne m'a pas parlé de la lettre; pourtant, il est très probable qu'elle l'ait reçue. Nous allons peut-être nous voir demain soir, auquel cas je guetterai sa réaction.
Je perdais un peu les pédales devant mon écran d'ordinateur, en sachant qu'a. n'était qu'à quelques centaines de mètres de là. J'ai même pensé passer les voir à la bibliothèque, et heureusement j'ai réussi à me rabattre sur la copine en question (que je connais aussi), en demandant combien de temps elle comptait rester : je ne pouvais pas légitimement passer juste pour a., mais pour la copine que j'ai vu pour la dernière fois il y a plusieurs mois, oui. Apprenant qu'elle ne partirait pas d'ici demain, j'ai proposé un rendez-vous. "On" s'appelle, autrement dit c'est plutôt moi qui vais appeler a., je vais attendre jusqu'à cinq ou six heures de l'après-midi au cas où, il n'est pas non plus impossible qu'elle m'appelle. Plutôt cinq heures que six.
J'espère que je pourrai la voir, sinon en tout cas je pourrai sans doute lui parler au téléphone. mais tout cela risque de me "coûter" cher, pas financièrement mais en termes de moyens investis : je la cerne par tous les moyens de communications possibles (cf supra), et j'obtiens peu de réponse, et justement, ce n'est peut-être pas en me montrant aussi pressant, même s'il ça reste relatif, que j'obtiendrai le plus de résultats.
Enfin, la vie va bientôt retrouver son train-train habituel, voici les évènements à venir, ceux dont je suis sûr : remise de son cadeau à C. à la rentrée, un soir de préférence, nous serons en principe tous les trois, le week-end suivant je serai absent, je vais à une compétition sportive - contre les sages recommendations d'a. : "tu devrais plutôt rester ici et travailler, ce serait plus raisonnable" - où je vais tâcher de briller au moins un minimum, peut-être que mes exploits lui seront contés (je m'arrangerai pour qu'ils le soient le cas échéant). En ce qui me concerne, ça me changera les idées, je verrai d'autres gens, une bouffée d'oxygène. Et à la fin du mois viendra mon anniversaire, étant donné que nous avons offert des cadeaux à a. et à C. il serait logique qu'elles m'en offrent un. Donc il y a là-aussi une soirée à trois en perspective, ou même à deux qui sait, d'autant plus que là c'est moi qui ai le soin de l'organiser évidemment. Sans compter les éventuels échanges de lettres, du moins avec C. en principe, qui rythmeront le mois.
Un mois de janvier on ne peut plus intéressant donc, puisque la pression continue de monter. Je rappelle par ailleurs que j'avais froidement estimé au début de l'année que si je devais tenter quelque chose ce serait en février. Mine de rien, je suis dans les temps... Cela dit, je ne tiens pas un registre précis de toutes les cours que j'ai faites, mais celle-ci pourrait bien devenir la plus longue si elle se prolonge. En-dehors des critères d'intensité, elle va devenir celle pour laquelle je me serai le plus investi en termes de temps. C'est la "cour des grands" : la cour dure longtemps, l'échec est cuisant. Je comprends comment on peut en garder des rancoeurs à vie. "Cour des grands" version grande-bourgeoise je précise...

29.12.06

Lettre à a.




Je suis allé poster les lettres, à 16h22 (levée à 16h30...), il n'est pas dit qu'a. ait la sienne demain. Toujours est-il que j'ai fini par lui écrire quelque chose. Ci-dessus, les brouillons (cliquables), la résolution devrait suffire. Profitez-en, il est rarissime que je fasse un brouillon pour une lettre, dans ce cas c'était particulier, il fallait lisser le style (ou essayer de le faire...). Il m'a fallu un certain temps, j'ai fini celle de C. avant celle de a., qui n'est peut-être pas assez peaufinée. Enfin, en toute indiscrétion, je vous livre l'atelier...
Sinon ce matin en me levant j'ai repensé à une phrase que m'a. m'avait dite la semaine dernière chez moi, avant d'aller danser, nous parlions de codes postaux, et elle a cité celui d'une copine à elle qui finit comme celui de C., "les ploucs quoi" a-t-elle dit. Traiter indirectement C. de "plouc" (/plouque ?), tout de même... Et puis elle ne l'a pas dit l'autre jour avec C., elle l'a dit devant moi seul.
Autre chose à propos de la soirée : la matin, je me demande si j'ai bien joué le coup avec le café. Je l'ai ouvert devant elle, ce qui signifiait que vraiment je l'avais pris pour elle, et j'en ai pris aussi, dérogeant à les habitudes, ce qui pourrait donner l'impression dans l'ensemble que je suis à ses pieds et compromettre ce que j'ai fait d'autre (alcool, gâteaux,...) J'ai besoin d'avoir une personnalité pour l'intéresser.
Bon, je n'écris plus rien, je suis fatigué d'écrire... suite au prochain numéro.

28.12.06

Lettres françaises

Suite des évènements : écrire les lettres. Je voulais les poster conjointement le 30, mais le 31 étant un dimanche, a. n'aurait la sienne que le 2 janvier, date à laquelle je serai déjà là-bas. Je préfèrerais que la lettre me précède, même si c'est un peu tôt et qu'elle n'aura pas eu l'occasion de bien l'attendre. Il me faudrait donc l'envoyer demain. Je vais essayer de l'écrire ce soir; la lettre à C. quant'à elle est déjà bien avancée sur le brouillon. Contrairement à ce que j'avais prévu je vais peut-être finir celle pour a. avant celle pour C. (je voulais me "faire la main", c'est déjà en partie fait avec ce brouillon). Je mettrai peut-être des extraits dans un futur message.
Cela fait une semaine que le galak a eu lieu, une semaine que je n'ai pas vu a. Tout comme je lui avais dit, elle commence à me manquer, subrepticement, je sens que j'aimerais la voir, lui parler. J'ai tchatté avec elle sur internet le 25 et le 26 mais plus depuis. J'ai "capitalisé mes points" de la messe de minuit en en parlant avec elle, j'ai placé deux ou trois choses. Notons qu'elle a tenu à faire une conversation webcam alors que la sienne ne marche pas - pour me "voir" ? Une discussion intéressante également, sur le nombre d'enfants que nous désirons avoir. Nous sommes compatibles... Je lui ai proposé de se téléphoner et elle n'a pas voulu, ou plutôt elle a décliné poliment. Et puis enfin on a regardé les photos satellites de là où nous habitions respectivement. "Normal" ai-je envie de dire.
Dans les jours qui viennent, une course-poursuite s'annonce : a. est déjà rentrée, quant'à moi je serai en Ville pour Nouvel An, puis au même endroit qu'elle pour la deuxième semaine de vacances. Et ma lettre avec ça...
Je vous tiens au courant !

25.12.06

Triangle épistolaire en vue

Vacances. Tchat en coup de vent avec a. tout à l'heure. Lecture de romans. Messe de minuit.

J'ai donc discuté avec C. dans le train. Pas qu'un peu. Sauf que j'en savais beaucoup plus qu'elle en fait, tout ça pour finir par entendre que C. ne "se sent pas vraiment proche de a.". En fait, je trouve que le jeu de C. n'est pas clair. Commençons par ce que j'ai "appris" sur a. : en matière de rival principal, il s'agit peut-être de JR et non pas de BDS, ça y est, C. n'est plus sûre du nom... Et elle m'a fait remarqué que ce "rival", a. n'avait pas dormi chez lui, elle a donc relativisé à nouveau. Mais au fond elle ne sait pas grand'chose. On s'est mis d'accord, on plutôt je l'ai mise d'accord sur le fait que notre complicité semble, pour une raison ou pour une autre, déranger a.
J'expose les trois exemples qui me le font croire, tous arrivés en cours des trois derniers jours : au début d'un cours, nous parlions de nos billets de train, justement pour rentrer ensemble. a., qui était entre nous, nous a interrompus bruyamment en disant que ce n'était pas possible, qu'on était en cours, vous pouvez pas attendre la pause ? Commentaire de C. : alors qu'elle elle ne se gêne pas pour parler quand elle en a envie; mon commentaire : écart par rapport à la norme, elle était énervée ce jour-là, mais en principe elle est plus polie et elle ne s'emporte pas ainsi. Deuxième fait : à la bibliothèque, C. est entre a. et moi; nous discutons tous les trois, puis a. se remet à travailler, pendant ce temps-là nous rigolons à deux; illico, a. demande "ce mot là ça veut dire quoi" ? Elle nous a coupé, alors que d'habitude elle attend que les gens aient fini de parler, question de courtoisie toujours... En plus la question ressemble à un mobile bidon... Troisième exemple : quand nous avons échangé nos adresses avec C., a. n'a pas non plus réagi tout à fait "normalement", elle m'a sorti son adresse au compte-gouttes et a paru gênée que C. rentre dans l'expérience aussi franchement - elle avait dit "oh oui, écris-moi des dizaines de lettres enflammées".
Résumé de C. : a. se prend au jeu. Même diagnostic de ma part. C. prétend être honnête, mais je trouve cela curieux. Dans mon wagon, il n'y avait pas de lumière pendant les deux premières heures, et de toute façon j'avais dit à C. avant de monter dans le train que je la rejoindrais à mi-parcours, elle m'avait répondu qu'elle s'installait et qu'elle viendrait me voir, avec un regard dont j'ai noté qu'il me faisait de l'effet. Elle est venue, et elle a échangé sa place avec la personne qui était à côté de moi, et nous avons discuté pendant tout le trajet, alors même qu'elle m'avait dit qu'elle voudrait lire. Je suis un moulin à paroles cela dit. Je trouve cela curieux néanmoins. De manière générale, je m'entends très bien avec C., et peut-être qu'a. a perçu cette proximité avant même que je me risque à l'interpréter.
Il va donc y avoir un schéma triangulaire, au moins à l'écrit, vu que je vais écrire à elles-deux. Nous avons parlé de réponse avec C., et elle semble d'accord pour qu'on s'écrive, sachant que je l'ai prévenue que les lettres se doivent d'être dangereuses, sans quoi elles perdent toute leur substance, et pour une bonne part leur raison d'être. Les jalons sont donc posés, et quels jalons !... C. est "dangereuse" au sens laclosien, un peu comme moi, mais pire à mon avis, à la fois très honnête et très perverse, et expérimentée avec ça.
A quand une subdivision du blog consacrée à C. alors ?... Je pense que ce n'est pas à l'ordre du jour, et je ferais mieux d'éviter de me confier comme je l'ai fait à C., même si c'était assez limité. Pour en revenir à a., on dirait qu'elle a été assez fine et qu'elle a vu se profiler quelque chose. En même temps, si elle se prend au jeu justement à cause de C....

Dans un prochain post je reviendrai sur la soirée de l'autre jour et j'analyserai quelques détails qui sont peut-être importants. Je parlerai de la gestion de ce vide, de cette semaine creuse avec a., et peut-être aussi des lettres que je vais bientôt commencer à écrire.

22.12.06

Le Lendemain : bref récit

Evidemment, il ne s'est "rien" passé... Mais la soirée a été longue, il s'est dit beaucoup de choses et j'ai peu dormi, je vais donc me contenter d'un petit résumé étape par étape.

Le nettoyage des écuries d'Augias s'est bien passé, citons deux détails amusants dans ma check-list : cacher les films porno de mon ordi dans un répertoire caché Windows, puis sélectionner "ne pas afficher les dossiers cachés", et aussi rendre les préservatifs accessibles facilement sans qu'ils se voient...
a. est arrivée en retard, parce qu'elle avait pris du retard chez C., mais je ne sais pas si les raisons qu'elle m'a données sont les bonnes, j'éclaircirai ça avec C. elle-même tout à l'heure, nous prenons le même train. Elle a sollicité mon avis quant'au choix de sa robe (elle avait emmené plusieurs possibilités) puis s'est changée chez moi, enfin nous sommes allés à la soirée. Dans la file d'attente à l'entrée, a. était à deux mètres de moi, elle voulait apparement marquer clairement que nous n'étions pas ensemble j'imagine.
Au repas elle ne connaissait pas grand'monde, nous avons dîné en tête à tête assis à côté d'amis. Escarmouches de ma part : rallumer la petite bougie qui était entre nous, madame la Marquise, etc... Un peu songeuse par moments, elle pensait peut-être aux garçons de l'aumônerie. Fatiguée aussi; de bonne humeur quand même.
A la pause que nous avons faite chez moi avant d'aller danser, elle me reparle de C., essayant à mon avis de voir comment je réagissais. J'ai entretenu le doute sans trop le vouloir. Ce type de question indirecte était néanmoins curieux.
Sur la piste de danse, a. comme à la soirée déjà décrite dans ce blog, apparement renfermée, semblant s'ennuyer alors qu'apparement non. Pas vendeuse, elle s'est peu fait aborder et n'a, à ma connaissance, même pas flirtouillé. Je lui ai fait un peu "payer" ses airs distants en allant fricoter avec le monde, serrant des mains, faisant la bise, abordant des filles... Elle a dû voir au moins un peu de cela : j'étais Nemours, j'ai du succès en société, je m'amuse et les gens m'aiment bien.
Retour à la maison vers 4h, discussion, douche, puis au lit. Je convaincs a. de se lever pour 10h au lieu de 9h (début du cours en principe). Ambiance sympathique, mais cadenassée, de son côté comme du mien; pas un mot ni un geste de trop, pas de jeu, normal, style "rien à signaler". a. en pyjama de satin, juste à côté de moi, a. qui parle à voix basse, chuchote, bref regard à la dérobée sur le haut de sa gorge...
Elle s'est endormie très rapidement d'après ce qu'elle m'a dit. Pas moi; a. qui respire à côté de moi, la musique de la soirée dans ma tête. Je me suis réveillé plusieurs fois. Au réveil, la voix de a., une voix de poupée, chuchotante toujours; "je peux t'enjamber ?" - je passe par-dessus la chauffeuse, je m'habille et je vais à la boulangerie.
a. au petit-déjeuner, tasse de café, jus de fruit et croissant frais. Discussion anodine, mais enfin intimiste quand même. Brossage de dents, puis en cours. Nous étions les seuls à avoir fait le coup des 10h, nous sommes arrivés comme un cheveu sur la soupe. Les regards des autres. Pendant ce temps-là, le bruit selon lequel nous avons dormi ensemble à dû se propager, on y avait fait allusion à la soirée et ils nous avaient vus partir ensemble. Un peu d'interrogation dans les yeux de certaines filles donc; et presque le respect du prédateur - oui, c'est bien un mâle, et il a trouvé une proie.
a. qui repasse chez moi pour chercher ses affaires, qui remballe ses chaussures, ses habits, son sac de couchage. Elle réserve ses billets de train et consulte ses mails depuis mon ordinateur. Petite discussion avec une a. à lunettes. Avant de partir, elle me remercie pour mon hospitalité de maître de maison exemplaire (je crois). "Bonnes vacances !" - "Vous me manquerez Marquise, je vous écrirai" - De dos pendant une seconde, puis se tournant vers moi "Vous me conterez vos progrès avec la petite Volanges". Moi, maladroitement "Encore faudrait-il que j'en trouve une, je vous raconterai ma recherche". [Je cite de mémoire, c'est à peu près ça]. A bientôt sur aime-sn.

Globalement, j'ai été un gentleman, pas de fautes à mon avis, en tout cas rien de grave, mais assez peu de points de gagnés. Toujours est-il qu'elle s'est sentie en confiance, c'est toujours bon à prendre - et en tant qu'amie ça fait plaisir. Les Intouchables de l'aumônerie aurait fait pareil je pense, je ne suis pas sûr qu'elle ait senti le danger. Le danger est resté bien sage dans son bas de pyjama, et il aurait peut-être fallu le lui faire comprendre. En même temps, elle aura bien compris toute seule.
La suite prochainement, et je complèterai à partir de la discussion que je ne manquerai pas d'avoir ce soir avec C. J'ai toute une nuit à raconter, je vais monnayer mes confidences contre les siennes...

21.12.06

Point de lendemain

Dernière précision : dans mon élan sur la nuit et le jeu avec le moment, j'ai omis de parler du matin. Or, c'est le plus important en un sens, puisque c'est là que se nouent les liaisons durables. Aussi le libertin ne reste-t-il jamais jusqu'au matin, il part toujours à l'aube. Là, nous allons prendre un petit-déjeuner face-à-face, qui vaudra de l'or... J'ai là-aussi une petite idée sur ce que je peux faire, et sur les "détails" que je pourrai soigner.
Il va falloir que je pense à me déconnecter de Blogger et à en effacer les traces, sinon a. va tomber dessus...
Bon, elle arrive vers 19h, les Grands Travaux vont commencer...

20.12.06

La soirée dangereuse ?

A H-24, a. était toujours censée dormir chez moi. Je disposerai donc de quelques heures demain après-midi pour transformer mon dépotoir-taudis en demeure du prince charmant. Pas facile... Cela pose plein de problèmes absurdes sur les détails et les choses auxquelles il faut faire attention. Tant qu'à faire, autant "optimiser". Ce sera le maître-mot de la soirée d'ailleurs. J'y pense beaucoup, je conçois mal la portée de l'évènement, mais il y a gros en jeu en fait. C'est sans conteste la plus soirée la plus riche en possiblités depuis quatre mois, c'est-à-dire depuis que je fréquente a.
J'ai suffisament remâché les différentes options qui s'offrent à moi et je pense être assez tranquille quant'à ce qui peut se passer. Je divise la soirée en trois phases - non, ce n'est pas académique ! - : 1. le cocktaïl et le repas, a. pratiquement toute seule avec moi, situation normale, sauf qu'il y aura d'autres gens autour de nous (j'entends : par rapport à d'habitude) ; 2. la soirée, les copains et copines d'a. débarquent, situation moins stable, a. va chercher un peu des garçons, j'en ferai peut-être partie ; 3. la nuit, a. seule avec moi, à coup sûr, dans une situation inédite, très ambiguë. De part et d'autre ça risque de pas mal tirailler pendant l'ensemble, on va jouer l'un avec l'autre, tester presque inconsciemment la marge de manoeuvre. Le but du jeu pour moi : quelque soit la situation, prendre la meilleure décision pour que notre liaison devienne dangereuse, c'est à dire pour que ce qui n'est peut-être que gentillet pour a. devienne plus, il faut qu'elle se pique et qu'elle se prenne au jeu.
Le "profil alcoologique" de la soirée : attaque fort puis diminution naturelle du taux d'alcool dans le sang, à 2h au plus tard il faut que je sois quasiment sobre. En ce qui concerne la nuit : heure de coucher prévisionnelle : entre 3 et 5h, heure de lever : entre 8h et 9h30.

J'ai dit à a. que je lisais Les liaisons dangereuses en ce moment, léger étonnement, puis un "ah" qui voulait dire entr'autres "j'enregistre". J'ai promis à a. et à C. de leur écrire des lettres pendant les vacances, dans le plus pur style XVIIIème... ça n'a l'air de rien mais c'est très intéressant, d'autant plus que je pourrais mener des double-jeux très riches; à qui enverrai-je les brouillons ?...
Pour un peu dans cette histoire, a. se serait déclarée adepte du libertinage, mais enfin quand même, je sais qu'elle n'en a pas les moyens. Toujours est-il que ces jours-ci j'ai eu confirmation par elle-même que a. joue pas mal avec les gens, pour les tester et se tester aussi j'imagine. Venir dormir chez moi, en code de ce siècle, c'est se jeter dans la gueule du loup, s'offrir, s'immoler même. C'est tellement "dangereux" pour le coup, au sens courant, que ce ne peut pas être fait sincèrement, elle vient pour me mettre à l'épreuve (et à mon avis c'est au moins en partie vrai). Que ferait Valmont dans ces cas-là ? Il attendrait que sa victime s'offre sur un plateau. Ce ne sera très probablement pas le cas, donc il va falloir modérer ses attaques. Comme il le dit lui -même à propos de la Présidente (je cite de mémoire) : "Elle me donne cent preuves de son amour, quand elle m'en donne mille de sa résistance".
A noter : une petite victoire de ma part ; a. va rater l'aumônerie pour aller au galak, alors que les deux principaux types qu'elle y convoite n'y vont pas. Reste à voir qui ira au dîner, ça m'étonnerait qu'elle y aille juste pour moi...

19.12.06

Des nouvelles de Superman


Tout d'abord, Superman a trouvé et assemblé tous les ingrédients de son costume de galak. Voici une photo du haut. Il y sera bien, légèrement musclé qu'il est. Hier je suis en effet allé m'exercer, et ensuite j'ai fait les petits gâteaux de Noël. On les a mangé en cours, mais on est pas restés longtemps, donc la fille qui était aussi de "service gâteau" et moi nous les ramènerons vendredi. a. n'était pas là, donc c'est encore mieux : elle ne les a pas goûtés mais elle les a vus et elle en a entendu parler...
Sinon, hier matin a. m'a appelé sur le coup de 10h parce qu'il y avait un ramoneur qui devait passer chez elle et qu'elle ne savait pas si je devais l'attendre ou pas... Une demi-heure de coup de fil, tout ça pour la téléguider à la Sylvain Augier vers un voisin qui l'a renseignée (en direct, elle n'avait pas raccroché son portable).
Autre chose, a. commence à me montrer comment elle marche, rhétoriquement ça avance, donc : au téléphone c'était "comment j'utilise mon côté femme-enfant pour qu'on me rende des services", et hier c'était "comment j'ai abordé tel ou tel sujet de conversation avec L.", L. qui a été estomaquée à midi quand a. m'a demandé à moi, et pas à elle, de prendre les cours...
Voilà pour les dernières nouvelles; je conclus par le sujet central : le galak approche, et nous allons probablement passer le gros de la soirée ensemble avec a. car dans tous les plans de table que nous avons imaginé, le noyau dur était nous-deux. Cavalier et cavalière donc, si ça existait sous cette forme jeudi... Nous le serons pour le Monde, si nous nous comportons ainsi en effet. Je tiens toutefois à dire que la part de Superman est modeste dans cette proximité : elle ne connaît pas grand'monde dans les gens qui seront à coup sûr là pendant tout le galak.
Il est vrai que les chances qu'elle aille flirter avec un autre type sont désormais minces, sachant que je serai dans les parages et qu'elle dort chez moi. Si elle ne change pas d'idée d'ici-là... Mais ça a l'air de tenir. On va donc vers un grandissime non-évènement avec un "testage" mutuel. Belle conclusion cela dit. Et la tension monte, de mon côté du moins; ce sera un temps fort de la série B, je vais faire en sorte que vous suiviez ce moment en un différé aussi léger que possible...

17.12.06

Résultats (tronqués) des courses et avènement de Superman

a. n'était pas à la messe de 10h30... Mais elle n'était pas non plus à celle de 8h30, elle est allée aux Vêpres. Elle n'a plus le courage de se lever le matin, c'est une évidence, y'a-t-il eu un changement ? Je me dois d'entretenir l'espoir, pour moi et surtout pour le blog, je précise donc qu'avant-hier a. m'a dit que le mois prochain elle irait moins souvent à l'aumônerie (elle parlait d'une fois sur trois). L'un dans l'autre ça fait un changement : tactique vis-à-vis de BDS ? retrait général du jeu ?
Ces jours-ci je vois moins d'encourageantes promesses dans ses yeux, je plaide donc pour mon statut de numéro deux et pour une lassitude généralisée - mais passagère ! - à l'égard des garçons. J'en parlerai avec C., mais pas tout de suite, elle m'en dira plus si j'attends un peu.

Je vais parler de mon attitude face à la situation : je suis en train de changer. J'essaye de me montrer sur tous les tableaux pour créer une image qui lui corresponde à peu près. Le problème étant bien sûr que je ne sais pas exactement ce qu'elle cherche, je ne vois pas comment le déterminer. Voici ce que j'ai fait ce week-end et ce que je projette de faire :
- hier soir, sortie avec des copines, dont a., dans un bar. Total : Trois bières. L'une d'entre elles - une copine donc - , qui me connaît pourtant bien, ne m'avait jamais vu boire d'alcool de sa vie. Et j'en ai repris. Etonnement général. En fait le but était de faire "normal" pour une fois, et donc de surenchérir sur tout ce que les filles prenaient. Celle qui a le plus bu était à deux bières. De toute façon j'avais de la réserve, et cela fait partie de mon entraînement à la Mithridate pour le galak, au cas où.
- ce matin, messe, et discussion sur la messe avec a. et C. puis a. toute seule, cette après-midi à la bibliothèque. J'ai dit que j'aurais bien aimé être enfant de choeur, j'ai expliqué que la messe chantée m'avait rappelé celles que je faisais au collège. Je faisais partie de la chorale, et on en a parlé un peu. "Ah oui, donc tu étais presque enfant de choeur, tu étais presque sage" m'a dit a. Dans le mille; sage est très positivement connoté pour elle d'après ce que j'ai compris. Et tout ça en ressortant des choses, ça donne de la richesse à mon personnage; de la cohérence par contre moins... J'ai surtout l'impression de prendre une autre forme, je fais des choses que je n'aurais peut-être pas faites, au moins je m'enrichis...
- Prochaine étape de cet enrichissement : faire des bredele; pas très naturel pour un garçon, mais pour un Superman ça peut marcher. Je vais donc essayer ça demain, et on les mangera mardi s'ils sont réussis. Je n'en ai jamais fait tout seul, et je vais y aller avec franchise, j'en ferai des simples, des robustes, ça fera viril, mais viril attentionné et habile...

Sinon mon comportement change, je fais des blagues pas toujours drôles, je remballe a. de temps en temps. J'essaye de ne pas être uniquement une bonne copine tout en étant pas un homme à ses pieds. Exemple donc : tout à l'heure, a. m'a demandé en riant "tu ne veux pas être ma pom-pom girl pour mon oral de jeudi ?" (remarquez, c'est peut-être révélateur cette question, toutefois elle l'a réitérée en parlant de "comité de soutien"), je lui ai répondu, en gros, que ça allait un peu loin et que je n'étais pas sûr d'être prêt à faire ça pour elle; poliment quoi. Sur le moment je me suis dit que je n'entrais pas dans sa blague, que c'était peut-être négatif, mais à présent, en écrivant, de manière un peu partiale peut-être, je me dis que je ne pouvais objectivement pas répondre "oui, j'ai très envie d'être ta pom-pom girl, je mettrai même du rouge à lèvres".
Dernière chose : a. dormira chez moi, c'est une quasi-certitude, on a commencé à s'organiser : voir ce qu'elle doit emmener, etc... Profond dilemne : il ne se passera rien à mon avis, mais est-ce que Superman doit être de marbre, tel un frère, ou doit-il brièvement montrer qu'une fille dans sa chambre ça ne le laisse pas indifférent ? Qu'est-ce qui sied le plus à un prince charmant ?

14.12.06

Une journée dans le brouillard

A n'y rien comprendre... en tout cas à n'y rien voir. Au brouillard épais sur la ville ce matin ont répondu les mots et les actes d'a. dans l'après-midi. J'ai essayé de rester aussi distant que je pouvais, mais comme d'habitude, à une crise de désespoir succède une réponse d'a. A croire qu'elle lit le blog, mais c'est impossible ! Elle le lit sur mon visage plus simplement, et elle vient vers moi en tant qu'amie...
Nous avons passé l'après-midi ensemble, a. est venue chez moi après les cours, on a discuté, elle m'a regardé manger (elle l'avait déjà fait), pendant une heure et demie environ. Les thèmes ont été aussi divers que "alcool et sexualité", pilule, pilule du lendemain, cycle et milieu de cycle (a. confirme ma théorie, mais par des mots cette fois-ci, pour elle il s'agit d'une constante importante !),...
Je l'ai rejointe à la bibliothèque ensuite, j'ai pu constater qu'elle discutait des même vannes "à connotation" avec sa "meilleure copine" qu'avec moi. On a pas mal discuté, et on s'est quitté vers sept heures.
Dans les actes : a. envisage sérieusement de dormir chez moi la nuit du galak.
J'ai un test pour savoir comment je suis placé pour elle : dimanche, je lui ai proposé une messe concert à 10h30, à laquelle j'irai. Elle va devoir choisir entre celle de 8h30 et la mienne... Remarquez, elle a techniquement le temps de faire les deux !

13.12.06

a. et sa cour

Je suis hors de moi. Au sens propre comme au figuré. D'une part parce que j'ai passé une mauvaise journée, et aussi parce que je me sens comme schizophrène, entre une partie de moi qui examine froidement les évènements et une autre qui (sur)-interprète certains signes à longueur de temps.
J'ai moins parlé à a. depuis qu'elle est rentrée. Je perds ma position de "vu tout le temps à côté d'elle", ce n'est pas forcément agréable, mais cela me permet d'envisager les choses sous un autre angle, qui pourrait être assez proche de la vérité : il n'y a pas "nous" en ce moment, il y a a. et sa cour, dont moi.
J'ai vu deux prétendants assez sérieux aujourd'hui, deux garçons en tout cas, tous les deux proches d'a. J'étais présent, et j'assistais avec détachement à leurs scènes; la lecture de La Princesse de Clèves m'a fait du bien du point de vue social. J'ai pu voir qu'elle pratiquait avec eux le même jeu de regard que C. a observé entre a. et moi. Je dirais même qu'après la vue de l'un d'entre eux, elle souriait pour elle-même, montrant un certain trouble.
"Tu sais au fond, une fille, c'est vide", m'a dit un jour H. Et si a. était dans ce genre-là ? Si c'est le cas, a. ne renvoie que ce qu'on projette en elle, comme un miroir du propre égo de ceux qui lui tournent autour. Moi le premier, et mon égo n'est pas des moindres... Durant ces derniers jours, j'ai pris conscience de l'ampleur du mixte auquel j'ai affaire : j'associe a. au travail, à la bibliothèque, à la plupart de mes loisirs, à mon temps libre, etc... Elle n'était pas là, je n'ai pas été capable de travailler, et au fond, quand je travaille à la bibliothèque, je ne fais que faire semblant; c'est toujours un vernis. Au fond, ce que je fais, c'est être à proximité de a. Ces deux dimensions sont très intriquées et vont être difficiles à démêler. Et ce n'est qu'un exemple.
Il va en effet falloir s'occuper de cela, parce que je cours un danger à force. S'il y a bien une chose qui n'est pas garantie, c'est que je serai celui qui finira avec a. Il faut donc préparer l'éventualité fort probable qu'est a. restant au statut de copine. Or, étant donné que je ne vois qu'elle partout, il va me falloir prendre de la distance vis-à-vis de ce que j'ai mis en elle et ce que j'ai mis d'elle dans mon univers. C'est difficile, parce que j'y ai suffisement injecté ma personne pour que cette décision soit comparable au fait de se couper un bras. J'ai du temps pour faire cela, mais ma part rationnelle me hurle de faire marche arrière : ce que j'ai mis sur la balance est trop lourd eu égard au risque encouru.
Ma vie est faite de hauts et de bas, j'en viens presque à suivre les siens, alors que pourtant je n'incline pas à ce genre d'état d'humeur. Tiens, je veux déjà relativiser ce que j'ai écrit tout de go car je n'ai pas beaucoup de temps; au fond, j'ai l'impression de plonger dans le flou et de ne plus comprendre grand'chose, j'en reviens donc aux signes, qui recèlent une part d'aléatoire dans la production et dans l'interprétation, ça explique aussi les crises d'espoir et les accès de dépit...

11.12.06

Le meilleur de a. sur AIME-AISSE-AINE

Hier, a. était chez ses parents, et elle s'ennuyait sans doute un peu; or, elle avait une connexion internet, résultat : environ deux fois une heure de conversation sur la messagerie instantanée, à chaque fois c'est a. qui m'a adressé la parole. C'est un moyen de communication que je maîtrise, j'ai donc essayé de marquer des points, et je pense que j'ai réussi, en cumulant sur la messe de vendredi et sur ma soirée de samedi. En effet, nous avons parlé de la faîte des Luminaires, et il se trouve que a. m'a vu à l'église, et qu'elle m'a même suivi des yeux puisqu'elle a remarqué que j'avais changé de place; moi je ne l'ai pas vue, et pas attendue non plus à la sortie. Authentique, message passé, je n'y allais pas pour elle. Quant'à samedi, je ne me suis pas privé de lui glisser que j'avais mangé chez C. et que j'étais ensuite allé dans un bar jusque tard, double-inquiétude de sa part, là aussi, message passé : je passe aussi de très bonnes soirées sans toi.

Morceau choisis du dialogue (d'après l'historique, tout est donc tel quel) :

16:38:54
bon tu fais quoi de beau ce soir?
16:39:16
ce soir, je dîne avec William
16:39:20
désolé lol
16:39:54
William??
16:40:09
((L)????!!!!)
16:40:15
je ne sais pas encore, mais vu ce que j'ai fait aujourd'hui je vais tâcher d'être studieux sans doute
16:40:19
non, c'est une pub
16:40:29
et le "désolé" c'est parce que la vanne est trop nulle
16:40:54
euh c'est quoi la pub??
16:41:04
(non mais chacun son bord ça ne me pose pas de pb)
16:41:14
oui j'ai décidé d'emb^ter quelqu'un
16:41:33
William Saurin
16:42:01
(ne t'en fais pas, je suis un hétéro con-vaincu)
16:42:09
aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh
16:42:13
à la troisième vanne je sors
16:42:14
pour la pub
16:42:24
pas pour la parenthèse
16:42:30
bin tiens
16:42:35
euh à la troisième vanne c'est plutôt l'eau qui sort non?
16:42:42
joli
16:42:51
carton jaune pour nous deux
16:43:00
le prochain qui en fait une est éjecté lol
16:43:15
c'est le moment de traiter ma soeur de fille de pute
16:43:25
que je puisse envoyer un coup de boule
16:43:32
parce qu'elle est à proximité ?
16:43:46
merde
16:43:50
quel con
16:43:50
non parceque je m'appelle zinédine
16:43:59
oui, 10 sec de décalage
16:44:02
excuse-moi
16:44:10
(je suis hilare lol faut que je dorme)
16:44:43
bon, bah on est pas loin du compte
16:44:50
2-2


Quant'aux formules de fin, j'ai eu droit à une fois "bizzzzzz" et une fois "+++", ce qui ne représente rien de particulier, et est même plutôt inférieur à mon "gros bisous".
Demain, je revois a.; changements d'attitude de part et d'autre en perspective ?

10.12.06

Intertextualités...

Il se trouve que la chanson du J'aime Zbonde du moment pourrait bien être adaptée au contexte... Ci-dessous, un collage, assez fidèle néanmoins, réalisé à partir des paroles.


I've seen angels fall from blinding heights

And you yourself are nothing so divine

Just next in line


[No one else here will save you

Are you willing to die ?

The odds will betray you

You can't deny the prize it may never fulfill you

And I will replace you]


And if you think you've won

You never saw me change

The game that we have been playing


Try to hide your hand

Forget how to feel

Would you be seen with me?


You Know My Name


On pourrait dire aussi "You wear my name", puisque le nom de famille d'a. est le même que mon deuxième prénom.
J'aime beaucoup le début ! Le refrain est un peu agressif.

J'ai rediscuté avec C. hier, je lui ai dit qu'a. me plaisait, et elle a revu son jugement, disant qu'effectivement, si de mon côté il y avait quelque chose aussi, ce n'était pas innocent. Et sinon elle interprète pas mal, mais elle ne sait pas tout. Elle a relativisé un peu la messe du dimanche matin aussi (a. y va à 8h30 pour voir BDS, servant de messe à cette heure), mais je pense qu'à la réflexion, les quatres messes par semaine ont aussi quelque chose à voir avec lui.
Quelque soit son importance par rapport à moi, a. joue un double-jeu qui raccourcit ses nuits : le samedi soir elle reste avec moi, et le dimanche matin elle se lève aux aurores pour avoir une chance de séduire BDS. Je ne les ai pas vus à la messe des jeunes vendredi, je ne les ai pas cherchés en même temps. Au fond, je suis beaucoup plus moral qu'a., qui y va pour faire des rencontres...

9.12.06

extrait du "Joueur " de Dostoïevski

"Tout cela, elle le comprenait fort bien et cette idée que j'étais entièrement et résolument conscient qu'elle me restait inaccessible - toute l'impossibilité de la réalisation de mes lubies, cette idée, j'en suis sûr, lui procurait des délices extrêmes ; sinon, aurait-elle pu, intelligente et prudente comme elle était, se montrer avec moi aussi intime, aussi sincère ? Je pense qu'elle me voyait toujours comme cette impératrice de l'Antiquité qui s'était mise à se deshabiller devant un de ses esclaves, parce qu'elle ne pouvait pas imaginer qu'il était un homme... Oui, bien des fois, elle avait dû penser que je n'étais pas un homme."

8.12.06

Un petit jeu sécurisant...

Moi aussi j'ai de nouvelles infos... Je viens de discuter longuement avec C, je résume à chaud. Je suis nerveusement assez éprouvé à cause de la fatigue, je vais essayer d'être clair.
J'ai bien compris qui était mon rival, or, il est plus "central" que je ne pensais; il est même en avance sur moi. a. le convoite sérieusement.
C. rejoint mon diagnostic sur l'âge mental de a., 16 ans, et elle pense que, comme les filles de cet âge, a. m'aime bien précisément parce qu'elle peut pratiquer un petit jeu sans conséquence. Est-ce parce qu'elle estime que je "ne tire pas à conséquence" ? (Aurélien d'Aragon ?) L'impression de jeu "sécurisant" viendrait de là alors. En tout cas, selon C., elle se dit qu'elle peut jouer avec moi sans se faire peur, C. est ambiguë cependant, puisqu'elle mentionne clairement notre "petit jeu de séduction", mais qu'elle estime qu'il a peu de chances d'aboutir; je lui ai fait remarquer que a. ne ferait pas ça de manière totalement désintéressée car elle craindrait les dégâts qu'elle peut causer, elle n'est pas assez manipulatrice pour ça, et C. était d'accord... Quant'à B., mon ex, a. estime qu'elle a du mal à lui parler parce qu'elle estime que B. sait de quoi il retourne entre nous; en fait le problème n'est pas là, toujours est-il que a. admet, dans les mots de C. du moins, qu'elle "joue" consciemment...
Donc c'est compliqué, et ça se complique encore plus; ce soir, je vais à la faîte des Luminaires, je vais essayer d'assister à la cérémonie religieuse, où il y aura a. et lui, [BDS] ... Je vais rester à l'écart, car j'y vais essentiellement pour mon compte personnel, mais ce sont deux mondes qui vont se rejoindre... C'est peut-être une erreur, mais je reste sur ma ligne, j'y vais pour moi, pas pour a. Après il y aura une pause, a. rentre à Paris jusqu'à lundi soir.