19.1.07

"Le chat, c'est quand il veut, où il veut, s'il veut"

C'est (mot pour mot je crois) ce que a. m'a dit cette après-midi, ou plutôt ce soir, dans la pénombre dehors, avec un regard insistant. Je n'ai pas été terrible, ni sur ce coup-là ni aujourd'hui en général. J'aurais pu répondre qu'il faut avoir les moyens de ses ambitions, j'ai juste répondu qu'un chien, c'était fidèle et con, et que ça finissait toujours par revenir, ou un énoncé équivalent.
Quoi de neuf sinon ? Ces derniers jours, après avoir été assez ferme, je me suis imaginé qu'il fallait "rassurer" a., ne pas la perdre de vue au propre comme au figuré pour ne pas risquer de tomber en disgrâce. Je ne suis pas assez cruel, et je suis en train de retomber dans le piège, je le sens. Extrait d'un mail à P., où je raconte une histoire de su-sucre :
"a. continue à me parler, aujourd'hui elle m'a même offert un sucre "éléphant" à la cantine : un sucre pour aller avec le café, il y a les animaux de la jungle sur l'emballage, et j'avais toujours dit que j'aimerais avoir un éléphant, je n'ai jamais vraiment cherché, et j'avais eu un tigre ou une girafe jusqu'à présent, mais pas d'éléphant. Or, alors que j'étais dans les canapés avec C., attendant les autres, a. arrive et me donne un sucre éléphant. J'étais très content. Après on m'a expliqué que c'était une collègue qui l'avait trouvé. Oui, mais il a changé de personne avant d'arriver à moi, et la personne qui me l'a remis en main propre (c'est le cas de le dire !) est bel et bien a.. C'est trois fois rien, et si j'étais content c'était à cause du sucre, mais enfin elle ne m'ignore pas. Elle vient même me chercher à la limite, comme un ami sans doute, mais pour revenir à la lettre, mis à part le fait qu'elle ne répondra pas, les conséquences sont limitées."
Restaurant avant-hier soir avec a. et deux copines, "Le Mandarin", le même qu'il y a deux mois. a. à côté et non en face de moi, quelques regards en coin, mais très modérés. On voit qu'elle me guette, et qu'elle hésite à croiser mon regard, ou qu'elle fait comme si. Sinon, cette semaine, a. a "séché" deux rendez-vous religieux au moins. Rien de particulier par ailleurs, si ce n'est qu'on dirait que j'ai une prétendante, et que a. a pu en mesurer les effets ostensibles cette après-midi. La fille m'a plus ou moins sauté dessus pendant que j'étais dans un rayon de bibliothèque, ça, a. ne l'a probablement pas vu, mais elle n'a pas manqué la quinzaine de minutes que j'ai passées à discuter au même endroit. En me quittant et par hasard en passant non loin de a., la fille : "souviens-toi de mon invitation !" (à passer chez elle). Je n'aurais pas pu rêver mieux, espérons qu'a. l'a entendu. Et elle a dû l'entendre, ou tout du moins voir le regard de la fille. Tant mieux donc, globalement j'ai quand même réussi à m'arracher un peu d'a., je suis plus distant, je lâche plus mes coups, ce sera peut-être efficace, de toute façon il ne me reste plus énormément de choses à tenter.

4 commentaires:

Nella a dit…

Alors là, je suis perplexe qd je te lis faire une allusion à un chien. Avec le coup du susucre derrière...
L'exploitation est pour le moment pas ce qu'elle aurait dû être.
De mon point de vue, ça paraît quand même excessivement bien grillé... Tu devrais peut être te retirer du feu!
:(

A majuscule a dit…

En fait c'est parce qu'elle s'est toujours dit chat, et moi chien.

Luciole en couleurs a dit…

"Quand il veut et où il veut ?"
Mais quel était le contexte pour qu'elle sorte un truc pareil ?

Ca va mieux alors ? Ca a quand même encore l'air très, très tendu. D'ailleurs même l'autre fille, tu ne l'envisages que par rapport à a.

A majuscule a dit…

Le contexte ? Un chat qui passait dehors.
Je ne suis pas sûr que ça aille mieux, et je suis encore assez tendu, malgré moi.