"Il avait neigé ce jour-là"...
La neige a recouvert la ville, comme une incitation à l'oubli. Oubli aussi bien pour a. que pour moi. J'ai appris cette semaine qu'elle semble avoir acquis la conviction qu'elle n'arrivera à rien avec celui qu'elle convoite. Je comprends à présent ses remarques, je veux bien croire que c'est ce qu'elle pense. Elle est désespérée me dit-on. Moi aussi. Sauf qu'elle, elle se trompe, elle ne doit surtout pas l'apprendre, mais je considère qu'elle a une chance avec ce type. Elle en sait peut-être plus que moi. Elle ne sait surtout pas s'y prendre à mon avis.
Enfin voilà, la voie est libre en théorie. Le temps qu'elle fasse son deuil et ce sera mon tour. D'ici... février disons... Oui mais voilà, les choses ont évolué. Plus de travail, plus de distance, beaucoup moins de temps libre en commun. On se voit en-dehors quand même, j'ai passé la soirée avec elle et C. samedi, comme "au bon vieux temps" de 2006. Et puis un pari bidon fait que nous irons au cinéma ensemble, peut-être ce week-end. Mais c'est un peu comme si le coeur n'y était plus, au sens propre. Ce n'est peut-être qu'une hibernation.
En ce qui me concerne du moins, je n'écris plus que rarement ici, et je n'ai toujours pas réécrit à a. Je n'ai pas envie ; je réfléchis parfois à cette lettre mais elle ne se concrétise pas, elle reste en suspens. J'aurais dû pourtant, je devrais. Elle fait comme si celle qu'elle a reçue n'avait jamais existé, d'après C., elle a décidé de nier son existence. C'est peut-être ce qui me gêne aussi. Je me demande bien ce qu'elle en a fait, c'est matériel une lettre, elle doit bien exister quelque part, même déchirée.
Je perds lentement des points, à cause de cela et puis parce qu'a. est dans un état comparable au mien en ce moment, enfin pire sans doute, parce qu'a. est a., un peu déprimée, toujours malade, faible et d'ailleurs hypocondriaque, stressée, sous traitement, fatiguée, de mauvaise humeur, rêveuse, lunatique, attentionnée, souriante parce qu'il le faut, féminine, parfois drôle, taciturne, et bien élevée avec ça. Indescriptible surtout, en bien ou en mal. De ma fenêtre, je vois la ville qui dort dehors dans le froid, sous la neige, soleil noir d'une nuit sans étoile.
Enfin voilà, la voie est libre en théorie. Le temps qu'elle fasse son deuil et ce sera mon tour. D'ici... février disons... Oui mais voilà, les choses ont évolué. Plus de travail, plus de distance, beaucoup moins de temps libre en commun. On se voit en-dehors quand même, j'ai passé la soirée avec elle et C. samedi, comme "au bon vieux temps" de 2006. Et puis un pari bidon fait que nous irons au cinéma ensemble, peut-être ce week-end. Mais c'est un peu comme si le coeur n'y était plus, au sens propre. Ce n'est peut-être qu'une hibernation.
En ce qui me concerne du moins, je n'écris plus que rarement ici, et je n'ai toujours pas réécrit à a. Je n'ai pas envie ; je réfléchis parfois à cette lettre mais elle ne se concrétise pas, elle reste en suspens. J'aurais dû pourtant, je devrais. Elle fait comme si celle qu'elle a reçue n'avait jamais existé, d'après C., elle a décidé de nier son existence. C'est peut-être ce qui me gêne aussi. Je me demande bien ce qu'elle en a fait, c'est matériel une lettre, elle doit bien exister quelque part, même déchirée.
Je perds lentement des points, à cause de cela et puis parce qu'a. est dans un état comparable au mien en ce moment, enfin pire sans doute, parce qu'a. est a., un peu déprimée, toujours malade, faible et d'ailleurs hypocondriaque, stressée, sous traitement, fatiguée, de mauvaise humeur, rêveuse, lunatique, attentionnée, souriante parce qu'il le faut, féminine, parfois drôle, taciturne, et bien élevée avec ça. Indescriptible surtout, en bien ou en mal. De ma fenêtre, je vois la ville qui dort dehors dans le froid, sous la neige, soleil noir d'une nuit sans étoile.
6 commentaires:
Neige ici aussi. Froid, silence, hibernation.
Les dernières nouvelles ne sont pas très gaies, dis-moi. On dirait, de fait, qu'il ne se passe plus rien.
"La voie est libre" ? Hum... Pas si sûr. Se battre contre un fantôme, c'est encore plus difficile. D'un autre côté, l'histoire a déjà connu tellement de rebondissements...
En fait le petit jeu de regards, de gestes, etc... continue, mais, lassé, j'ai décidé d'arrêter de vouloir tout raconter. Cela ne m'intéresse plus d'une certaine manière. Il se passe des choses, mais au ralenti.
La voie est libre en principe, mais j'ai souligné, et je le re-souligne, ce que ce constat avait de désespérant au fond.
C'est donc ainsi que s'achève cette ébauche de roman(ce)... Tu m'avais promis des révélations tonitruantes pour juillet, je reste un peu sur ma faim: rien que je ne sache déjà. Et je ne suis pas sûre de te pardonner le rôle un peu ridicule que tu m'y fait jouer. Mon cher A., il manque, me semble-t-il, une conclusion à cette petite histoire: as-tu finalement décidé si a. est une innocente ou une "lionne" qui se joue de toi (tu m'excuseras, si je ne me souviens plus de la formulation exacte...)?
C.
P.S. aux lecteurs du blog: un personnage apparemment très secondaire est imperceptiblement passé au premier plan ces derniers mois. De qui s'agit-il?...
Ca fait drôle de relire tout ça plusieurs mois après et de voir que la situation et les états d'esprit ont tellement évolué. Ca doit faire drôle aussi pour une "protagoniste" de se voir racontée comme ça.
"C'est là ce que nous avons eu de meilleur" ?
Non, ce n'est pas là ce que nous avons eu de meilleur, et dans l'histoire, on peut se demander qui a été "éduqué"... si au moins ça a servi à ça, alors...
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