25.11.06

La Chine et son histoire ancienne

Hier soir, nous avons donc mangé dans ce restaurant chinois, puis nous sommes allés boire un verre. A table, j'étais en face de a., tandis que C. était sur le côté (notons que les filles se sont placées comme elles voulaient). Au café, j'étais à côté de a (parce que je me suis mis là).
a. m'a complimenté sur ma façon de me servir des baguettes, j'ai réussi à manger à peu près tout avec. Toujours ça de pris, c'est plutôt positif. Sinon je suis moyennement content de ma "performance", justement parce que je n'ai pas pensé en ces termes, je ne soigne pas ces sorties, notamment dans les détails, et c'est là que tout se joue. Une fois de plus, je ne sais pas trop quoi raconter de manière objective, il y a eu beaucoup de choses pendant cette journée et cette soirée... Comme quand a. a dit qu'elle avait défié B. affirmant, pour rire, qu'elle allait lui passer devant au concours. Amusant... C'était encore à la bibliothèque; au restaurant, nous avons parlé famille notamment, et puis de pas mal d'autres choses. Et on a reparlé d'un mail commun (politique) que j'avais envoyé il y a deux ans (à une très vaste audience); il se trouve que j'avais eu très peu de réponses, a., elle m'avait répondu. Ce n'est pas la première fois qu'elle y fait allusion. Je n'ai plus le message, la boîte n'existe plus, mais elle me l'a résumé hier; or, sa formulation montre qu'elle savait très bien qui j'étais. Je n'étais pas un anonyme et/ou elle m'avait "repéré" ? Tout cela est peut-être de l'histoire ancienne, avec un passé, toute une dimension temporelle conséquente, pour elle comme pour moi... Tout serait donc joué d'avance ?
A part ça, j'avais mis une chemise habillée, de celles que je ne mets pas pour aller en cours. S., "l'amour qui venait du froid", lectrice peu assidue de ce blog, m'a conseillé à la Toussaint de me montrer dans certaines occasions tel qu'elle ne me voit pas d'habitude. On parlait en l'espèce du Galak de Noëlle, qui est programmé pour dans un peu moins d'un mois. Là aussi il faudra être habillé; j'ai commencé à regarder aujourd'hui ce que je pourrais m'acheter pour l'occasion. Je serai amené à reparler de ce Galak, pour de multiples raisons; parce que c'est une des deux ou trois grosses soirées que a. s'autorise, parce qu'elle le fait à fond, avec alcool, flirtouillage [d'après mes informations], itou, et parce que ce sera dans une période favorable.
Voilà, et la soirée s'est donc terminée dans un café non loin de l'Autel de Vil [avec a., on n'est jamais très loin de l'autel...], où j'ai aidé a. à faire un avion avec l'addition, et à le faire voler. C'était bon enfant, vraiment, le tout encadré par des chamailleries très "vieux couple". Je suis passé deux fois en coup de vent à la bibliothèque aujourd'hui, à des heures où a. avait peu de chances d'y être. Il ne faudrait pas qu'on se voie tous les jours au fond. Prochaine entrevue prévue : demain soir (!)... On va voir "J'aime Zbonde" avec des Allemands, a. a dit qu'elle viendrait peut-être, si elle a le temps.

24.11.06

Le mandarin

J'ai rendez-vous dans une heure avec a. et C. pour manger chinois. Une occasion de plus de voir a., pas toute seule certes, et les chances de me retrouver seul avec elle sont infimes ce soir, puisqu'elles habitent à deux pas l'une de l'autre. J'aurai tout de même l'occasion de voir comment a. se débrouille avec des baguettes, elle est censée être habile. Sinon, j'ai appris aujourd'hui qu'elle allait beaucoup plus souvent à la messe que je ne pensais. En effet, je lui ai fait faire l'inventaire de ses occupations religieuses, et il se trouve qu'en-dehors du temps passé avec des catholiques, a. se rend à l'église trois fois par semaine... ! Mais ce n'est pas tout, elle assure aussi une heure d'adoration en plus de cela. C'est beaucoup, c'en est presque incroyable. En fait, ça ne m'étonne plus qu'elle puisse se sentir écartelée entre sa dévotion assidue et des tentations plus "mondaines". Et plusieurs prétendants ont dû être rebutés par tant de ferveur. Moi-même je trouve cela presque louche. Il ne s'agit pas d'une torture pour elle, elle m'a dit qu'elle se sentait bien après. Oui, je me permets de le dire, en plus de le penser très fort, la frustration a des conséquences bien curieuses.
Pour conclure, juste une anecdote de cette après-midi. Pendant une pause, le "triangle" s'est construit autour de l'enclos à moutons (oui, vous ne rêvez pas !). Ce dernier est carré, et alors qu'a. restait en retrait, C. est allée de l'avant en faisant le tour. Je l'ai suivie, mais je me suis arrêté au coin, de sorte que je suis resté à équidistance de a. et de C. Après quelques instants, a. m'a rejoint, elle avait l'air satisfaite; ça n'a sans doute rien à voir mais c'était amusant. Sur ce, je vais aller me préparer...

23.11.06

Progression linéaire

Rien de spécial aujourd'hui, je vais revenir sur une nouveauté qui s'est produite hier. a. m'a laissé un message pour me demander si nous pouvions manger ensemble à midi, je n'étais pas là, j'ai filé à la cantine et je ne l'ai eu qu'après. Mais c'était la première fois; en effet, a. ne m'avait jamais appelé pour quoi que ce soit, certainement pas pour qu'on se coordonne sur nos horaires de repas, et qui plus est elle n'avait jamais laissé de message sur mon répondeur.
J'ai vraiment l'impression que mon nouveau statut d'"ami" est manifeste, et qu'il me donne littéralement accès à un nouveau forfait, une nouvelle palette de services. C'est très curieux, et très graduel aussi. Je pense qu'en la matière elle s'y connaît vraiment, cette progression linéaire a quelque chose de savant. Régulièrement, à pas de loup, de nouvelles étapes sont franchies. Nous ne nous parlons plus tout à fait de la même manière aussi, tout cela évolue - assez rapidement même - et rentre dans les rails, des rails qui doivent bien mener quelque part. Ce qui est curieux, c'est qu'elle ne peut ignorer (à mon avis) que je la convoite, or, depuis une dizaine de jours, elle donne des signes franchement positifs. A croire que tout ne serait qu'une question de temps.
En tout cas, grâce à ces "rails", je ne me déclarerai pas trop tôt, j'ai l'impression que c'est comme impossible, je vais, je dois attendre d'atteindre certains paliers, comme par exemple le fait d'être invité tout seul chez elle, de sortir plusieurs fois à deux, de recueillir des confidences "exclusives",... C'est curieux comme atmosphère, mais assez "sécurisant" quelque part, c'est peut-être justement ce qu'elle cherche.
Toujours est-il que si elle m'a appelé le lendemain, c'est sans doute que sa discussion avec L. n'a pas eu de conséquences vraiment négatives pour moi. Je n'ai pas encore réussi à en savoir plus, mais je lui demanderai à l'occasion. Au chapitre des nouvelles, signalons qu'a. ne sera peut-être pas sur Lyon pour la Faîte dés Luminaires, je n'aurais alors pas l'occasion de lui tenir son missel... ! [façon Frédéric et la Dambreuse] Plus de détails dans une prochaine édition du feuilleton.
Il reste d'aujourd'hui dans ma tête un regard en coin, bref, discret, lancé alors qu'elle partait, la tête tournée vers moi, et que nous nous disions "à demain". Sur le moment je n'y ai pas prêté attention, il m'est revenu ce soir lors d'un Quatuor de Mozart. Il n'avait pas cette étoffe que j'y ai décelé un jour, mais il était tout de même empreint d'une certaine douceur. Oh, trois fois rien, une touche, et tout est peut-être là...

22.11.06

Toujours du suspense...

a. était encore chez L. quand je suis passé hier vers six heures... Que se sont-elles dit ? Je vais essayer de le savoir, et nous verrons en tout cas dès cette après-midi si cela a des conséquences visibles. Notre complicité pourrait-elle être mise à mal par L. ? Ce serait dommage, car elle progresse assez régulièrement.
Hier en effet, j'ai pu voir l'ampleur de ce que mon statut d'"ami" m'offre. Peu avant midi, nous avions du temps libre, j'ai proposé à a. de venir le passer chez moi, et elle est venue ! Toute seule, pour la première fois je crois. Ce n'était qu'une grosse demi-heure, et nous n'avons rien fait de spécial, mais cela mérite d'être souligné. a. doit désormais compter avec moi, ne serait-ce qu'un peu, pour organiser ces moments-là; lundi déjà, alors que L. l'invitait à boire le café chez elle, elle a refusé poliment pour rester avec le groupe, et notamment moi : vous savez comment cela s'est terminé, nous nous sommes retrouvés en tête-à-tête. C'est le premier cas de refus à ma connaissance, il y a quelques semaines, a. acceptait sans hésiter une seule seconde. J'insiste sur cette dimension temporelle, car hier, quand L. lui a redemandé et qu'elle a finalement accepté, ce ne fut qu'après avoir réfléchi quelques secondes. Il n'y a sans doute pas que cela qui rentre en ligne de compte, mais dans le premier cas elle savait qu'elle pourrait me voir, dans le deuxième elle devait se douter que je passerais chez moi, et que nous ne nous verrions pas de toute façon. Explication partiale, mais explication quand même. Malgré tout, ce qui a principalement joué à mon avis c'est qu'elle ne pouvait pas raisonnablement apposer un deuxième refus sans risquer d'être impolie.
L. est dans le jeu, mais il y aussi et surtout C., avec qui j'ai passé beaucoup de temps la semaine passée, et dont j'ai parlé ici. Mercredi dernier, C. m'avait confié que si a. apprenait que nous avions passé quatre heures ensemble au café elle n'en serait pas jalouse, mais peut-être piquée (reposons la question au passage : que sait vraiment C. ? supposition personnelle, aveu d'a. ? un peu des deux probablement). a. l'avait déjà dit, mais elle s'est répétée pour la troisième reprise hier dans le couloir : j'ai marché sur le talon de C. par mégarde, remarque de a. : "non mais t'arrêtes de lui faire du pied ? je crois que vous avez vraiment quelque chose à nous dire vous deux !", dit de manière plus ou moins ironique, en souriant (enfin je crois). Ma retranscription est approximative, mais ce qui s'exprime là c'est peut-être un début de jalousie; la répétition est elle-même intéressante (elle nous a demandé ça deux fois samedi), elle qui me traitait de "radoteur", ce que j'ai analysé par la suite comme une manière de dire "j'ai bien vu que tu essayes de me séduire". C'est celui qui dit qui l'est. Je lui ressortirai tiens.
Enfin, dernière chose, en parlant de "vous deux"; les gens commencent à nous appeler comme cela, à commencer par la prof hier, qui nous a dit "chut vous deux". Nous avions un peu bavardé c'est vrai, ce qui veut dire qu'a. est sortie de sa prétendue "réserve" pour discuter avec moi en plein cours, et que l'identité "vous deux" est en train de naître. Les autres nous appellent ainsi, mais a. et moi n'utilisons pas de "nous"... Ce qui m'étonne tout de même c'est que pour quelqu'un qui est censé se maîtriser à la perfection, tout cela est un peu visible, et elle ne rentre pas dans le jeu d'éviter la rumeur : même les collègues directs vont se poser des questions si ça continue. Si pour elle tout est sans ambiguïté, on peut comprendre qu'elle agisse ainsi. L'autre explication serait qu'elle perd patience, ce que j'ai du mal à croire, même si ces jours-ci doivent m'être favorables.
Enfin voilà pour la journée d'hier, et en relisant ce message je trouve que j'étoffe un peu quand même, je complique, ces évènements pourraient être relatés plus simplement. Certes, mais l'art de la série B - et c'est peut-être le seul ! - est précisément de tenir un épisode avec peu de chose. Quoique de ce point de vue, je trouve qu'il y a matière à histoires, et matière à espoir aussi...

21.11.06

a. chez L. (et résumé de dimanche et lundi)

A l'heure où j'écris, a. est allée goûter chez L.; L. qui fait donc son retour dans le jeu, ce qui a son importance puisqu'elle sait des choses... je vais y revenir.
Dimanche, j'ai passé ce qui me restait de matinée à écouter de la musique en pensant à a.; certes, c'est puéril et vain, mais malgré tout ça montre que les choses sont, ou commencent à rentrer dans l'ordre. Je ne me faisais pas des visions je pensais juste à elle. L'après-midi, a. n'était pas à la bibliothèque, j'ai travaillé avec C., qui n'avait apparement rien à dire sur le sujet.
Hier matin, premier cours, comme d'habitude, neutre, et ensuite repas et bibliothèque. Une variante cependant : nous sommes restés discuter après déjeuner, et ce plus longtemps que les autres; c'est-à-dire qu'une fois qu'ils étaient partis, nous étions seuls. Nous avons somnolé un peu ensemble sur les canapés, face à face, en papotant et en se regardant entre nos paupières entr'ouvertes - ce qu'on voit normalement au réveil, le matin par exemple, mais le sait-elle ? Nous avons parlé de musique, je lui ai demandé si elle pourrait me rejouer quelque chose au piano, c'est alors qu'elle m'a dit qu'elle avait cassé une touche, peut-être le jour où elle m'a joué la sonate, en tout cas elle s'en est rendu compte à partir de là, ce qui l'empêche de jouer correctement. Symbole ? c'est un ré, qui musicalement signifie souvent la mort. Prétexte ? Elle m'a dit qu'elle me jouerait les deuxième et troisième mouvements qui sont mieux quand elle les saura; ça ne doit donc pas être ça non plus. Le hasard, mais un hasard troublant.
Ensuite, nous avons travaillé l'un à côté de l'autre à la bibliothèque, on devait se mettre à l'écart l'un de l'autre (je lui ai expliqué qu'il s'y trouve beaucoup d'"yeux" à rumeurs), mais elle était dans le même coin que moi, donc. En fin d'après-midi, nous avons assez souvent discuté en chuchotant, et on s'est probablement faits remarquer. Et puis, bien sûr, il y a eu cette pause, ce "moment favorable" que vous devez commencer à connaître, elle a duré environ une demi-heure cette fois-ci, pas plus car a. avait des exercices à faire.
Je n'en dis pas plus, et j'attire votre attention sur le fait que ce blog laisse derrière lui toute prétention d'exhausitivité ou d'objectivité. En effet, les évènements se succèdent à un tel rythme ces jours derniers qu'il est impossible de tous les raconter, il s'agit donc ici d'un "best of", selon ma perspective, je vous donne quelques signes que j'estime plus importants que les autres, sachant que je suis le seul à filtrer ces conversations et que je passe peut-être à côté de l'essentiel... Je répondrai néanmoins à toutes vos questions.
Je parlerai de ce qu'il s'est passé aujourd'hui dans un autre message, je voudrais terminer sur L. et a. J'ai eu la maladresse de parler à L. de a. en lui disant qu'elle me plaisait. Je dis "maladresse" car je n'aurais sans doute pas dû, non seulement ça n'a servi à rien mais en plus cela a peut-être contribué à détériorer la relation que nous avions. Aujourd'hui, L. ne me compte pas/plus parmi ses amis, et de plus, elle n'a jamais vu d'un très bon oeil mes sentiments pour a.
Or, elle vont fatalement parler de moi, à mon humble avis... Je m'explique : ne serait-ce parce que a. va vouloir essayer de nous rabibocher L. et moi, ou au minimum parce qu'elle va parler de moi en passant, pour son cadeau d'anniversaire, son week-end, ou que sais-je. Force est de constater que suis devenu difficilement contournable... ce n'est pas forcément une bonne chose. Et dans le cas présent, L. pourrait, peut et va, à mon avis, au choix : faire part de l'antipathie qu'elle me porte, trahir ce que je lui ai dit et/ou colporter des rumeurs sur moi dont le degré de véracité et pour le moins incertain mais qui sont très gênantes. Dangereux.
En ce qui concerne notre inimitié, je ne me fais pas trop de souci, on en a déjà parlé avec a., elle ne devrait pas se formaliser, mais elle va chercher à en connaître les raisons; et là ça se complique. Pour mes confidences, je ne suis qu'assez peu inquiet, car tout bien réfléchi, elles reflètent la situation actuelle; il y a un mois elles avaient de l'avance, mais a. doit s'être rendue compte qu'elle me plaît. Et j'avais eu la précaution de dire à L. que je n'étais pas sûr de me déclarer, que j'attendais d'être sûr. Cette "version officielle" n'est donc pas un faux-pas complet. Les rumeurs sont éminemment plus problématiques, elle touchent à un domaine qui peut énormément gêner a. (des histoires de lit), et pas de la plus belle des manières. Rajoutons qu'elles sont diverses, modifiées et remodifiées. Impossible d'en connaître le contenu. C'est un impondérable que je ne maîtrise pas et qui pourrait me faire perdre des points et du temps. C'est doublement ennuyeux...
Elles parleront peut-être de tout autre chose. Je chercherai à le savoir de toute façon. Déjà, je vais finir mon après-midi : sachant que le calendrier m'est favorable en ce moment, je vais chercher à voir a. : passer devant chez L. voir si elles discutent toujours, et aller à la bibliothèque, où je trouverai peut-être a. dans le cas contraire, mais la possibilité est faible. Ce n'est néanmoins pas négligeable, et comme ça je travaillerai...
A suivre...

20.11.06

Samedi (soir)

Samedi soir, j'ai finalement passé toute la soirée avec a. et C. En effet, cette dernière m'a appelé dans l'après-midi pour me dire que l'heure de rendez-vous était avancée à 20h, et que nous mangerions ensemble chez a. Nous sommes allés au café après, puis rerentrés chez a. et nous nous sommes quittés vers 1h30. Je n'ai pas eu l'occasion de me retrouver seul à seul avec a., je ne le regrette pas, j'ai eu l'impression de ne pas beaucoup avancer de toute façon.
J'ai donc découvert l'appartement de a. Quelque part, ça m'a fait un choc, j'ai retrouvé la réalité; très haut de plafond, murs blancs, assez spacieux et donc plutôt vide, voire dénudé. Le moins qu'on puisse dire de son canapé-lit, c'est qu'il n'invite pas à la luxure, mais fait plutôt lit de camp. Nonobstant ces quelques observations, c'est un bel appart il faut dire. Nous lui avons offert son cadeau en entrant, apparement il lui a plu, elle avait l'air contente. Nous avons mangé des pâtes au saumon, c'était bon, la seule chose que je puis dire c'est qu'il s'agissait peut-être d'un choix tactique, a. préférant assurer avec un plat qu'elle maîtrisait bien. Elle avait l'air curieuse de savoir comment je les trouvais; normal après tout. Pas de signes précis sinon, si ce n'est que pour le café, il y avait deux tasses identiques et une différente, les deux semblables ont été pour a. et moi, mais je ne crois pas que ça veuille dire quelque chose. Voyant que je m'intéressais à son Clavinova, a. m'a joué la sonatine de Mozart qu'elle travaille en ce moment. Dans l'escalier en descendant, elle m'a parlé des remarques d'un copain qui était venu chez elle cet été et à qui elle avait joué du Beethoven; je me suis retourné en souriant pour lui demander où était le sous-entendu, elle n'a rien répondu, si ce n'est que les nuances que j'avais appréciées étaient moins fines chez Beethoven. Difficile à interpréter, disons qu'il n'y a rien à en tirer.
Au café, la conversation a savamment dévié vers le thème "mes ex", celui avec lequel j'avais été lourd et que je souhaitais éviter. Sauf que par quelques mystères et un peu de réserve, j'avais inversé les rôles, c'était a. qui désirait connaître des choses et qui me suppliait des yeux de lui en dire plus (C. savait déjà à peu près tout, nous en avions abondamment discuté au café quelques jours auparavant; il était question de B. je précise). J'ai délivré les informations au compte-gouttes, et une fois rentrés chez elle j'ai parlé un peu d'autres filles, espérant me donner un peu de "valeur", mais sans trop en faire j'espère. En effet, depuis la semaine dernière, je regarde les autres filles, en tout cas beaucoup plus, et j'essaye d'en fréquenter plus, autant le faire un peu transparaître; j'ai l'impression qu'elle a aussi recours à cette "méthode", alors j'imite...
Autre chose en partant : j'avais mangé chez C. la veille et je n'avais pas voulu départager les deux par politesse quand nous en avions parlé, mais juste avant de partir, j'ai glissé à a. en chuchotant que c'était meilleur chez elle. Je suis allé chercher mon manteau, et a. s'est ruée avec moi dans la pièce voisine; comme je ne comprenais pas, elle m'a dit qu'elle voulait s'assurer que je ne disais pas la même chose à C. C. ne voyait évidemment pas de quoi il s'agissait, et sur ce point, comme sur quelques autres ce soir-là, elle a arrêté de demander, voyant que c'était entre a. et moi.
Voilà, en rentrant, et hier matin, j'ai essayé de faire le "bilan" de cette soirée, et je n'y arrive pas vraiment, j'ai eu l'impression de "patiner dans la semoule", comme la semaine dernière. Différence de taille : je suis bel et bien monté en grade, puisque matériellement il y avait du changement; pour la première fois j'étais chez elle. Difficile de savoir si j'ai marqué ou perdu des points ce soir-là; j'ai plus que jamais l'impression qu'il va falloir prendre son temps, or, en somme je suis plutôt en avance sur un éventuel "planning", mais je suis impatient, et je me dis que plus le temps passe, plus la chute sera rude.

18.11.06

Tous les points comptent...

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de a. Pas de dîner ni de déjeuner, je n'ai même pas essayé, elle est prise toute la journée, mais par contre ce soir je suis invité chez elle. Pas tout seul évidemment, en compagnie de C., avec qui j'ai passé par ailleurs le plus clair de la journée d'hier, de midi à minuit pour ainsi dire. a. était là la plupart du temps, elle nous a quittés dans la soirée; nous avons mangé avec d'autres collègues et une prof, avons abondamment discuté, puis nous sommes allés boire un verre, avant de nous transplanter au centre-ville, où nous avons tour à tour flâné dans une librairie licencieuse, acheté de quoi manger et discuté chez C. Vers 20h, a. est partie, elle allait dîner et voir un film avec une copine. J'ai mangé avec C. et suis resté jusqu'à assez tard...
Vous l'aurez remarqué, je suis en mesure de savoir assez exactement ce que fait a. C'est assez nouveau, et ça m'a surpris au début. Avant, elle faisait grand mystère de sa vie en ville. Jeudi déjà, elle est passée me voir deux fois en coup de vent à la bibliothèque, et avant de partir elle m'a détaillé ce qu'elle allait faire. Rien de bien intéressant en plus. Mais un mystère de moins. Je ne sais pas trop ce qu'elle en attendait; rien sans doute. Le changement est intéressant. Et à présent je sais aussi en gros ce qu'elle fait aujourd'hui. Les rôles s'inversent un peu, c'est pratique, je peux la laisser parler et la laisser venir me chercher. Sinon je n'ai pas réussi à en faire dire plus à C., elle me laisse entendre qu'il y a quelque chose mais je ne sais pas si c'est par conviction personnelle, parce qu'a. lui en a explicitement parlé mais défendu d'en dire plus.
A présent, tous les points comptent donc, et des points, j'en gagne, puisque je monte en grade : ce soir je verrai son appartement. J'en profiterai pour lui redonner sa game boy, elle me l'a reprêtée hier pour que je batte ses records; des points au sens propre donc... Espérons que le cadeau lui plaira, et puis qui sait, la situation ne s'y prête pas, mais on pourra peut-être avancer un peu, d'autant plus que C. s'efface très vite apparement, dès qu'elle sent qu'on veut parler...

15.11.06

Admissible

Avec quoi puis-je encore comparer a. ? J'ai trouvé autre chose : avec un concours. Cette après-midi, nous sommes allés acheter un cadeau d'anniversaire avec C. à quatre heures après les cours. Ensuite, nous sommes partis boire un café; je suis rentré chez moi vers... 21h30...
Commençons par le début : a. aura un "kit hammam" pour son anniversaire, composé d'un gant, d'une pierre ponce, d'huile, de savon, le tout "typique" (en principe) et bio. Sachant que a. parle souvent des bienfaits du hammam, j'ai eu cette idée, C. a approuvé et pense que ça devrait lui plaire.
Sur le trajet, et par la suite, nous avons discuté de la rumeur, vu que C. m'avait fait comprendre qu'elle était au courant. Elle n'a pas été très claire, et je ne sais pas exactement ce qu'elle sait d'ailleurs, mais elle avait l'air de sous-entendre que la rumeur pouvait devenir réalité. Elle ne le sous-entendait pas même, elle l'a dit, et elle a réagi positivement quand je lui ai dit que les "espions" avaient peut-être vu ce que nous-mêmes refusions de voir. Elle est restée discrète cependant, et elle a nuancé. Par convenance, par prudence ? sans doute parce que c'est la vérité - disons.
On peut donc dire que je suis admissible auprès d'a., ce qui pose les problèmes propres à toute admissibilité : est-ce vraiment une surprise ? et la route est longue d'ici à l'admission. C'est sans doute le plus dur. Passer devant les autres, satisfaire aux exigences, être naturel mais se faire à un exercice calibré. C'est ce poids sur les épaules que je sens à présent qu'il s'agit d'une véritable chance, et pas seulement un maigre espoir, mais une chance néanmoins. Peut-on refaire le concours deux fois ? trois fois ?...
C. était au courant de pas mal de choses, et même de ce premier dîner en septembre, où j'avais raconté n'importe quoi et perdu des points, elle m'a confirmé qu'a. lui avait dit qu'elle avait trouvé cela bizarre. On a pas mal parlé de nous sinon, ça m'a fait du bien, c'est sympa et j'ai pensé à autre chose.
Vraiment, il se passe chaque jour quelque chose de racontable, ce blog est en train de trouver son rythme ! Demain, j'essayerai de proposer un rendez-vous à a. afin que nous puissions lui remettre son cadeau; j'ai pensé à un repas ou à un thé dans un restaurant marocain, selon ses disponibilités. Le feuilleton continue...

14.11.06

Big Brother is watching you

J'ai mis a. au courant ce midi. La situation s'y prêtait il faut dire, j'avais décidé de ne pas attendre la cinquième personne qui devait venir parce que j'avais faim, a. m'avait suivi, laissant les deux autres dehors. Je lui ai expliqué qu'il était dangereux de se montrer à deux dans un endroit public, je lui ai raconté ce que je savais. Elle a trouvé ça amusant et elle a dit "c'est pas grave" en souriant. J'ai acquiescé mais comme je n'ai pas osé la regarder vraiment (troublé que je suis) je n'ai pas d'autres indications. Globalement j'ai mal joué le coup, à la mi-journée je n'étais pas très content de moi. Dans l'après-midi j'ai fait passé ce que je voulais dire, à savoir que c'est plus vivant comme ça, si on est obligé de s'auto-surveiller. Reste à voir si elle va suivre, dans les prochains jours.
Venons-en maintenant aux conséquences; cette rumeur n'est pas une mauvaise chose, puisqu'elle nous permet d'extérioriser le problème : ce n'est plus une question de convenance ou de prudence maladive, si on s'évite, c'est parce que les autres nous regardent (Princesse de Clèves, quand tu nous tiens...). Tout sera peut-être un peu plus lisible, et si on le fait exprès ça peut devenir un jeu; globalement, ça dégage - enfin suis-je tenté de dire ! - les espaces en-dehors des cours, voire en-dehors de l'école, puisque je vais être obligé de trouver d'autres moyens pour lui parler vraiment que la bibliothèque par exemple. C'est un peu comme ma conscience extérieure, en sortant je chez moi j'entre en scène, the world is a stage... Et puis ça crée une connivence, indépendamment du reste. Parce qu'aujourd'hui par exemple, elle s'est comportée en tant qu'amie, certes il y avait les autres, quoiqu'elle était un rien plus féminine, plus vive...
Enfin, me voilà reparti pour repenser à elle pendant une bonne partie de la journée, alors que je voulais justement m'en défaire; je vais essayer quand même. Tiens d'ailleurs, entre ça et ma semaine mouvementée, j'avais oublié de confirmer mon inscription aux concours, la date butoire était... aujourd'hui... et qui me l'a rappelé ? a., était-il nécessaire de le mentionner... Je vis non seulement dans une série B, mais aussi carrément dans un sitcom tautologique, où tout en revient toujours au même point.
Que fait a. en ce moment ? Elle est en train de battre mes temps de contre-la-montre à Mario Kart, au moins, elle pense plus ou moins à moi... - Demain, sortie chez Nat. et Déc. avec C. pour trouver un cadeau d'anniversaire, on le fera à deux, comme ça on est à peu près sûrs que ce sera bien et puis ça ne fera pas bizarre de ma part. Je lancerai peut-être une invitation à dîner en fin de semaine, on verra, en tout cas je retiens ton idée nella.

13.11.06

FLASH SPECIAL --

Une rumeur circule, a. et moi serions ensemble, quelqu'un nous a même vus main dans la main ! Quel monde impitoyable... En même temps, je me demandais quand est-ce que ça allait arriver, c'est sur que comme nous sommes souvent l'un à côté de l'autre...
J'ai démenti, mais l'info risque de se propager, même temporairement. Il va sans doute falloir changer quelque chose. Et puis a. va l'apprendre, il faudrait peut-être que je lui en parle moi-même.
La série B prend de l'ampleur, car quand ces vautours vous ont cerné, ils ne vous lâchent pas. Suspense donc...

God mode

Aujourd'hui, j'étais comme en god mode. Ce matin, très lent, mais j'avais l'impression de voir à travers les gens, de prévoir ce qu'ils allaient dire, tout en étant très neutre. En plus, à midi, il y avait une discussion sur Mario Kart au menu; avec a. évidemment. Elle a huit secondes de retard sur mes temps, à croire que je les ai faits en god mode justement ! En fait, c'est juste qu'il faut qu'elle maîtrise mieux le jeu.
Tout allait bien donc, et je décrochais tranquillement. Remarquez que je parle au passé... Je n'ai pas suivi a. à la bibliothèque, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller un peu plus tard. Je ne l'ai pas vue. Vers 16h20, alors que je travaillais, voilà a. qui vient me voir pour me dire qu'elle fait une petite pause, elle veut savoir si je la fais avec elle. Je lui ai dit que je la rejoindrais. On a fait un tour et on s'est assis dehors en discutant. J'avais l'impression que la discussion n'était pas des plus intéressantes, j'avais peur qu'elle dise que nous devions rentrer. En plus, il pleuviotait à certains moments et il faisait assez frais. Mais elle n'a pas proposé de retourner travailler. C'est moi qui au bout d'un certain moment en ai pris l'initiative. Elle a regardé sa montre, ça faisait près d'une heure qu'on discutait. D'habitude, avec C. et elle, en l'espace d'une demi-heure maximum on est de nouveau à l'intérieur. Force est de constater qu'elle s'est restée là, avec moi, à parler de sa vie. En plus, elle avait bu un thé, donc elle avait sans doute envie d'aller aux toilettes (si on prend en compte un temps moyen de 45 min., mais je l'accorde, ce n'est pas net), c'est d'ailleurs ce qu'elle a fait avant d'aller retourner travailler. En ce qui concerne la température extérieure, elle je ne sais pas mais moi j'ai pris froid, là je n'arrête pas de me moucher. Je me suis un peu fait avoir, ça m'apprendra...
Il n'empêche qu'elle a fait une allusion assez nette en disant que nous étions le tonton et la tata de la Game Boy. En plus c'était dans une phrase compliquée que je n'ai pas décodé tout de suite. [Une histoire de droit de garde que nous avions tous deux sur la console] Je me suis fait un plaisir de lui demander de répéter; "tu ne comprends pas ?" m'a-t-elle dit d'un air mi-amusé. Il y avait un peu de gêne aussi, un peu d'étoffe à ce moment-là dans la voix. Dans le regard peut-être aussi, mais alors juste pendant cette phrase.
Quand nous sommes rentrés il était quelque chose comme 17h20, mon "heure de chance" du lundi; elle doit l'avoir remarqué aussi c'est pas possible...
En plus, j'ai appris que la luciole, fidèle commentatrice, l'avait appelée ce matin, cela a-t-il influencé d'une quelconque manière les faits que je vous relate ici ? Mystère...

12.11.06

Une nouvelle lectrice !

Je salue l'entrée de Nella dans les lectrices-commentatrices de ce blog ! Une personne de plus qui va pouvoir gagner du temps en lisant (ou pas) mes confidences au rythme où elle le souhaite et aux heures où elle le souhaite !

J'en profite pour tenter un résumé neutre de la situation, en-dehors de tous les sous-entendus et toutes les interprétations possibles. Pour une (petite) part, je plais à a., suffisament pour provoquer quelques petits gestes, mais pas assez pour qu'elle le reconnaisse. Il y a plusieurs raisons qui lui font dire qu'on ne peut pas se mettre ensemble. L'ensemble se mêle à de la politesse mal comprise. Rajoutons qu'elle ne sait pas ce qu'elle dit et qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut non plus. Cette fille est un champ de mines, et je patine dans la semoule devant.
Pas la peine de trop en faire donc, elle n'en vaut pas la peine. Je vais essayer de relativiser tout ça, mais qui sait, le lundi est souvent une journée favorable, je vais peut-être repartir dans mes délires à la suite d'un regard de trop...
Vous y auriez intérêt après tout : sinon le blog risque de trouver une fin précoce ! Enfin non, je pense qu'il y aura toujours de quoi meubler la Série B, il ne faut pas grand-chose de toute façon !

Une soirée où a. était (et excursus sur mercredi)

Hier j'étais à une soirée chez une copine, il y avait beaucoup de gens, dont a. Soirée test donc, du moins forcément un peu, car c'était la première fois que j'étais avec elle dans un endroit où l'on danse. Je tiens à le préciser d'entrée, a. s'est comportée avec la plus plate indifférence à mon égard; en même temps, elle a été comme ça avec tout le monde, même avec C., qui l'avait motivée pour venir. Un peu asociale, limite toute seule dans son coin après 3-4 bières descendues rapidement. A foutre la frousse. C'est rare, mais pour le coup, c'est elle qui perd des points... (Tant mieux me dira-t-on, je me rends enfin compte du niveau de maturité de la jeune fille). Numériquement, on a dû avoir quelque chose comme deux regards complices sur une durée d'un peu plus de deux heures. C'est peu, mais en même temps, je n'ai rien fait de particulier, et j'ai dû être encore plus indifférent qu'elle à certains égards. Le "cadre" ne s'y prêtait pas, et là c'était très clair.
Sinon, j'avais vu a. et C. à la bibliothèque dans l'après-midi, et je dispose d'une piste concernant ce que a. a dû lui dire quand elle lui a nécessairement demandé ce qu'il en était. Eh bien, à vrai dire, ça n'a pas dû être très favorable ! J'irais même jusqu'à imaginer qu'elle lui a dit qu'elle convoitait un autre type. Remarquez, ça ne changerait rien à ma position de meilleur prétendant, si ce n'est pas lui au départ qui veut... Rien de positif donc, mais rien de négatif : C. nous a plusieurs fois laissés tout seuls nez-à-nez pour des motifs aussi fallacieux que la recherche de Carambars. Si j'ennuyais vraiment a., elle (C.) m'aurait collé.

Tout porterait donc à accréditer la thèse de l'indifférence chère à L. d'après ce que j'ai vu hier. Evidemment, je ne puis m'en contenter, j'ai donc une autre piste (!), dont je tiens à préciser la nature orientée. Mercredi, nous avons longuement parlé avec C. et a. après le déjeuner. Le sujet des "tentatives d'approche" de a. envers des garçons a été abordé. Avant de parler du contenu, deux déductions s'imposent : 1. pour qu'elle me parle comme à C. de ce genre de choses, je dois être devenu une "bonne copine", ce qui est assez mauvais et 2. a. s'y prend très très mal avec les garçons. Mais seulement voilà, le contenu est troublant : a. nous a notamment parlé de sa copine C. (une autre C., appelons-la C(2) ) qu'elle envoie en "ambassadrice" pour savoir s'il y a quelque chose de faisable, elle s'en plaignait un peu car C(2) a apparement tendance à s'accaparer les hommes qu'elle est censée rabattre (d'après a.).
Il faut savoir que C(2) m'a parlé quelque fois au début de l'année alors que je la connaissais à peine et qu'en un sens, je ne lui avais rien demandé; avec force sourires et politesse de rigueur. Non pas que C(2) me convoite, ce n'est objectivement pas possible, mais c'est pour le moins curieux, parce que je voyais de l'intérieur ce qu'elle voulait décrire. Mais il y a autre chose de plus net : a. a cité l'exemple d'un type qui l'intéressait et dont C(2) aurait complimenté la nouvelle coupe de cheveux. Quand je me suis rasé la tête en septembre, C(2) m'a dit que cela m'allait bien !!! Je tronque peut-être un peu le contexte, mais grosso modo c'était ça, aucun doute possible. Pour ma part, je pense que C(2) m'a dit cela uniquement par politesse, et comme à mon avis elle peut être très hypocrite ce n'est pas à prendre à la lettre, mais enfin la "citation" y est ! a. pouvait-elle le savoir ? A mon avis elle parlait de quelqu'un d'autre, mais le rapprochement ou la similitude est troublant. La conclusion à en tirer serait que a. était éventuellement tentée au début de l'année, et que maintenant plus; mais a-t-elle voulu me le faire comprendre ou était-ce le hasard ? On peut aussi prendre le problème dans l'autre sens : comme c'est moi qui convoitait a., tout s'est fait en sens inverse, mais est aussi passé par C(2)...
Il y a donc là encore de quoi déchanter, tout dépend comment on l'interprète, c'est toujours la même histoire. Et encore autre chose pour finir, a. a expliqué que "dans ces cas là, on est toujours timide". Hé hé hé... c'est très dangereux d'induire ça, mais on pourrait dire que ce qui passe pour de l'indifférence est de la timidité ! Malheureusement, c'est presque impossible.

Voici les conclusions que j'en retire - je transite assez rapidement entre les deux pôles que sont le profond désespoir et le fol espoir, là je suis du côté du premier- : a. s'y prend très mal, elle procède par signes infimes (c'est elle-même qui l'a dit) et laisse vite tomber quand elle n'a pas de réponse (ça je l'ai interprété). Elle ne se mouille pas et ne se compromet sous aucun prétexte. Elle ne doit pas connaître grand-chose à tout cela. Elle le sait, en souffre beaucoup et cherche à le maquiller de diverses façons, au propre comme au figuré. En ce qui me concerne, je la vois trop souvent la journée, et trop en camarade, ce qui contribue à fausser encore plus le jeu, je ne peux pas aussi simplement l'inviter à faire quelque chose en-dehors. Globalement, a. n'est plus très loin de se trouver un copain, mais cela risque de se faire dans des circonstances un peu extrêmes comme une prise d'alcool conséquente, et encore, ça ne serait que le premier blocage.
Quelque part c'est consternant, et je n'y peux rien. Encore une ou deux claques comme ça et je m'enterre pour hiberner, ce qui serait après tout la bonne attitude à avoir, ça clarifierait le tout et me redonnerait a posteriori une idée précises de mes chances (très faibles, je le reprécise).

9.11.06

Quelques mots avant d'aller prendre le train

J'ai avancé un peu, j'ai pas mal parlé à a. Normal en même temps, comme d'habitude, sauf que là il y a eu un peu plus de sous-entendus. Surtout du côté pratique, je dispose à présent d'un calendrier global pour les semaines à venir. Je l'ai testé à rebours, et il marche, c'est une indication qui, sans être déterminante, apporte un petit "plus".
Voilà, et sinon, hier à la bibliothèque, suite à une chamaillerie enfantine, a. m'a lancé son crayon de papier dessus. C., qui était assise à côté de moi, n'en revenait pas, surtout que c'était après sa pause cigarette, et qu'à son retour elle nous avait trouvé en grande discussion. Si ce n'était pas déjà fait, je suis quasi-certain que la première chose qu'elle a demandé à a. sur le chemin du retour est, de manière plus ou moins détournée, "il y a quelque chose avec A. ?"
A voir, peut-être va-t-il se passer quelque chose d'un peu plus net prochainement. En tout cas, si a. a dit quelque chose à C., son regard sur la situation sera intéressant. Le calendrier ne m'est en principe pas favorable dans les prochains jours, et puis je ne serai pas à Lyon avant demain soir (tard).

6.11.06

Rentrée

Voilà, c'était aujourd'hui. Une "actualité" plus "chargée", forcément, et j'ai des choses à raconter. Des faits pour une fois, pas des projections. Comme chaque lundi, je m'attendais à rencontrer un mur, ça a été le cas au premier abord, et mon "heure de chance" de l'après-midi a à nouveau fonctionné.
Quelques remarques insignifiantes le matin, une communication polie, on était tous les deux ailleurs, à moins que les assertions sur les habits d'hiver comportent un message caché; j'en doute fort. Fait curieux cependant, j'avais dû pas mal penser à ce lundi matin, mon coeur battait en accéléré sans raison, si c'est parce que a. était à quelques mètres il faudrait peut-être que je me calme...
L'après-midi, je n'ai pas croisé a. à la bibliothèque comme d'habitude, et "comme prévu" dois-je dire. Elle était là-bas au début apparement et elle a dû rentrer chez elle. Je suis arrivé plus tard. J'étais sur le point de rater mon "heure de chance", qui a lieu chaque lundi à partir de 17h15-17h20 : c'est un moment où a. est étonnament gentille avec moi, elle vient me chercher pour discuter, elle me sourit, me regarde bien dans les yeux, etc... C'est le seul moment de la semaine que j'aie clairement identifié et qui se reproduise très régulièrement.
A cette heure-là, j'étais rentré chez moi. Qu'à cela ne tienne, je l'ai appelée. J'avais un vrai motif, j'avais oublié de lui dire que je gardais sa game boy plus longtemps. Je lui ai annoncé qu'en contrepartie j'avais Mario Kart, elle était ravie. Je n'aurais pas dû le dire, j'aurais dû lui en faire cadeau en lui rendant la console... Je le saurai pour la prochaine fois. (J'aurais même pu faire coup double avec son anniversaire ça m'aurait fait économiser de l'argent !) D'ailleurs, je n'ai pas économisé, j'ai appelé assez longtemps sur son portable, m'enfin bon, c'était bien, on a pas mal ri.
a. aura bientôt trois ans de plus que moi "sur le papier", et la question de l'âge a semblé revenir discrètement, mais sous une autre forme; elle se trouve trop vieille. Objectivement c'est impossible à notre âge, donc elle fait comme si. L'hypothèse "favorable" serait alors de penser qu'elle voulait que je la rassure en lui faisant comprendre qu'elle n'est pas trop vieille pour moi. L'hypothèse négative est que c'est une manière détournée et polie de poser un problème qui m'inquiète également. Il faudra que je trouve un argument logique pour pouvoir contrer ça, sur le moment je m'en suis tenu à ma ligne "ne pas le mentionner, ne pas parler d'âge" pour éviter de ramener sur la table ce sujet qui peut laisser transparaître ce que j'en pense. Si vous avez des idées...
Parlons des faits, j'estime que nous avons dû parler quarante minutes environ. Dans les "dating sims", il y a marqué "relationship experience +15" ou un truc du genre, donc disons que c'est le bilan de ce coup de fil. Ah, autre sujet, j'ai évoqué la question des SMS restés lettre morte, sa réponse : "je les ai vers 1h du matin et je ne suis pas en état pour répondre". Réponse purement formelle, c'était malpoli de poser la question. Je ne suis pas à un impolitesse près. Ce soir j'ai renvoyé un SMS d'ailleurs, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un running gag, ce qui n'était pas forcément une bonne idée, car j'aurais pu le garder pour un autre jour, surtout qu'après ce que j'ai dit elle risque d'être embêtée de ne pas répondre. En même temps, autant "battre le fer tant qu'il est chaud", et s'il le faut je "payerai" ces communications du jour par un silence dans les jours suivants.

Bon, je m'arrête là c'est trop long. Il va falloir que je trouve le rythme pour ce blog. Je réfléchis actuellement à inviter d'autres gens à la lire, je ne sais pas encore. Ce ne sera pas tout les jours comme aujourd'hui, là j'ai décidé que je ne travailllerais pas et j'ai le temps, mais tout de même, ça n'intéressera plus personne sinon.

4.11.06

Et dire que lundi je la revois...

Demain déjà, je serai à Lyon. J'aurais pu rentrer plus tôt, j'aurais eu une chance de la voir à la bibliothèque... [La bibliothèque, lieu de socialité à part entière !] le dimanche après-midi, "comme d'habitude". Je devrai attendre lundi. Pas grave, c'est ce qui était prévu, et puis les vacances ont quand même fait évoluer les choses. J'ai déjà vu ça, le temps qui se distend, se dilue dans l'oisiveté, dans d'autres lieux; d'autres personnes. J'ai respiré de l'air frais, je me suis reposé, il y a eu une coupure, j'ai changé. Au moins un peu. Et elle ? Et lundi, est-ce que tout va recommencer au point où l'on s'était arrêté ?
Je sais, c'est banal, mais dans le temps qui s'est écoulé depuis notre dernier regard, [elle sur le canapé, la tête appuyée sur le dossier, penchée - ça c'est pour le positionnement objectif -, presque caressante - et voilà pour l'hypothèse subjective(iste) -] l'ensemble me semble indéchiffrable.
Ce blog paraît lancé sous le signe de la sémiologie d'ailleurs. Eh bien je crois que ce qui va changer, ce sont les signes, leur interprétation et peut-être aussi leur production, c'est sous ce jour que j'envisage la situation. Puisque tout est sujet à discussion, que tous les symboles sont ambigus, plus que le reste, c'est à l'aune de ce mode de communication que, si changements il y a, ils vont se produire. C'est aussi à travers mes signes sur ce blog, à travers ce que j'écris, que vous allez lire ce qu'il se passe.
Délirante mise en abyme postmoderne... Tout est interprétable, et je donne à voir sur ce blog la part d'incertitude qui peut être discutée de diverses manières (et techniquement le blog le permet, c'est sans doute pour cela qu'il m'intéresse, aussi). Il ne s'agit pas d'un énoncé subjectiviste, je dirais plutôt incomplet, et altéré; en l'espèce je suis un prisme qui transmet les rayons lumineux, les dévie et les dégrade, car je leur résiste, c'est précisément ce qui fait de moi un humain. Je les modifie un peu parce que je veux, et un peu par ce que je suis.

Enfin, ce n'est pas avec des réflexions comme celles-ci que je fais beaucoup avancer l'affaire, mais tout de même. Je ne comprends toujours pas pourquoi je trouve cela si intéressant d'écrire une partie de ma vie sur ce blog. Je suis probablement attiré par ce second degré, cette mise en forme consciente, ce "making of" piloté par les orientations que je lui donne et le désir de plaire, pour ne pas cesser d'être lu. Moteur important j'ai l'impression. Je vais arrêter là le flot de mes commentaires, ça fait beaucoup de "je", et puis je n'ai même pas parlé de "a." ce soir, j'ai dit "elle", rien que ça, ça veut dire que je la place par rapport à moi. La solitude ne fait pas que du bien finalement.
Attendons lundi, c'est banal, mais... qui vivra verra !

Garçon de jeu

Rien de neuf aujourd'hui du point de vue communication, par contre du côté symbolique j'ai investi. En effet, j'ai acheté un jeu de Game Boy Advance (Mario Kart en l'occurence). Quel est le lien avec a. ? Je m'explique.
a. m'a prêté sa Game Boy pour les vacances; elle me l'a proposé spontanément, après avoir entendu mes lamentations sur les longues heures de train que j'avais à faire. Je suis bien content, déjà parce que c'est un jouet intéressant et qu'effectivement le train passe plus vite, et surtout parce que par ce biais elle m'a laissé quelque chose d'elle pendant son absence. Volontairement ou involontairement, je ne sais pas, toujours est-il que cette console revêt une valeur symbolique, puisqu'elle me relie à a.
Je pensais lui rendre lundi, or, j'ai appris que je devais me rendre à un enterrement vendredi prochain, ce qui signifie en termes pratiques 6h de train le jeudi et rebelote le vendredi pour le retour. Faisant d'une pierre deux coups, j'achète un jeu pour la remercier de m'avoir prêté la Game Boy, pour m'excuser du retard de quelques jours et pour me divertir dans le train. Ce qui fait trois coups en fait...
Qui sait ce qui se joue sur ce petit écran à cristaux liquides ? Ce recoupement symbolique quelque peu improbable pourrait bien n'être qu'une perte de temps... Je les surinterprète peut-être (quand je lâche inopinément les chevaux), mais je n'ai pas fini de gloser sur les signes, surtout s'ils sont aussi ambigus ! Dans ce cas, n'est-ce pas un plaisir en soi ?

3.11.06

Match nul

5-5, c'est le score entre les deux villes allemandes en compétition, extrait des statistiques de fréquentation d'hier, soit 5 fréquentations par ville. Magnifique égalité !

2.11.06

"Connecting a.", quelques pistes

Il faut bien s'adonner, à un moment ou à un autre, aux joies de la communication à distance, histoire de rappeller qu'"on" existe, démarche essentielle s'il en est ! Mais que faire lorsqu'on a affaire à une parisienne adepte d'une culture de la vitesse qui, quand elle répond, le fait de manière laconique, pour ne pas dire brusque. Où sont alors les délices de l'entortillement textuel et de l'analyse poussée des lignes adverses ? (J'ai des plaisirs pervers... intellectuello-pervers même.)
Et que dire quand on se voit sevré de réponse, comment vivre le Roman de Rimbaud sans ce "Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !" ? Foutus postmodernes... Toujours est-il qu'on peut cependant qualifier le taux de réponse de a. par le verbe "daigner". Le sens de la galanterie française ne se perd pas, la vénération de la dame et sa condescendance à votre égard non plus.
Cette attitude, de fait, est néanmoins un problème. Par esprit d'équité et par intelligence (!) tactique, plutôt que de m'agenouiller béatement devant mademoiselle, il me faut donc aller déblatérer ailleurs; ce blog me défrustre ! Décidément, je n'ai pas fini de lui trouver des raisons d'exister !

Matériellement, j'ai à ma disposition un site d'envois de textos, que je conseille au passage (www.your-sms.de), c'est allemand mais c'est le moins cher d'après mes recherches. Il donne au destinataire un droit de réponse, qui est appréciable pour moi qui n'ai pas de portable. Vous en déduirez que je détiens aussi une formule magique en dix chiffres pour atteindre a. en plein coeur, chez elle et partout où elle chemine. Oui, c'est vrai. Je l'ai depuis assez longtemps, je dirais même que je l'ai eue vite comparé aux réponses que j'y obtiens... a. est peut-être radine au fond, défaut que je ne puis que comprendre (voire apprécier ?)
Au moins les e-mails, c'est gratuit. Pour moi comme pour elle. Si elle est chez ses parents en ce moment, elle doit pouvoir les recevoir à tout moment de la journée, pas comme à Lyon, où elle ne les consulte au mieux qu'une ou deux fois par jour (en milieu d'après-midi le plus souvent). Je peux donc lui écrire quand je veux, mais là aujourd'hui il est trop tard. Et puis je l'ai déjà fait deux fois depuis le début de ces vacances, pour lui envoyer de la musique. Elle n'a pas répondu, évidemment, alors j'ai arrêté.
Je pense que mon prochain acte communicatif envers a. prendra la forme d'un mail commun, que je dois envoyer de toute façon. Elle aime bien répondre aux mails communs, allez savoir pourquoi. Et avec ça ses réponses ne sont ni longues, ni foncièrement indispensables. Je chicane me dira-t-on, je suis taquin. Mouais. Je vais aller réfléchir à tout ça...

Possibilités d'action...

Je ne sais pas si j'ai envie que ce blog devienne vraiment "sérieux", suivi par beaucoup, avec plusieurs messages par jour... Je précise que la raison principale de sa création doit être une certaine oisiveté : que faire quand ses raisons auront disparu ? Nous verrons comment évoluer. Et ce qui me gêne je dois dire, c'est que a. vaut assurément plus qu'un blog; n'est-ce pas méprisant de raconter ainsi des détails ? Il faut que ce soit drôle et divertissant en plus, car sinon les lectrices se lassent, ça fait beaucoup de contraintes. Elle peuvent cependant se transformer en quelque chose d'intéressant si, justement, en augmentant le nombre de lecteurs potentiels (qui augmentera de lui-même de toute façon), je vais de moins en moins à l'essentiel; alors pourquoi pas finalement ?

Passons à présent à ce qui vient, aux possibilités de cette fin de semaine. Je le dis tout de suite, elle sont peu nombreuses, pour cause de vacances. Le petit jeu se limite à rechercher la communication ou à anticiper l'avenir, deux points que je développerai dans des posts à venir. La communication, c'est-à-dire envoyer un message à a. par les moyens suivants : e-mail, texto, carte postale (!), etc... En fait, j'ai renoncé à l'idée de la carte postale, alors que curieusement, c'est potentiellement la moins vexante (pour moi). En effet, il faut savoir qu'a. ne répond jamais, ou presque jamais, or, la carte aurait eu l'avantage de ne pas solliciter de réponse directe. M'enfin bon, il reste deux possibilités, utilisables certes, mais avec précaution, c'est pénible de parler tout seul. Anticiper l'avenir, c'est prévoir un cadeau pour l'anniversaire de a. dans à peine plus de deux semaines, une réflexion utile et qui peut rapporter, un bon investissement quoi (!), d'autant plus que je n'ai pour l'instant que de vagues idées. C'est aussi prévoir d'éventuelles sorties à lui proposer à la rentrée, des trucs à lui dire, etc...

En ce qui concerne le blog, les possibilités sont les suivantes : trouver un rythme de croisière, et élargir le lectorat... J'y réfléchis, il est évident que maintenant que ce blog est lancé, autant permettre aux gens de rire un peu, je verrai d'ici la fin de semaine, mais vous ne serez sans doute plus seules (vous ne l'êtes peut-être déjà plus j'attends les statistiques de fréquentation).
Affaire à suivre donc...