4.11.06

Et dire que lundi je la revois...

Demain déjà, je serai à Lyon. J'aurais pu rentrer plus tôt, j'aurais eu une chance de la voir à la bibliothèque... [La bibliothèque, lieu de socialité à part entière !] le dimanche après-midi, "comme d'habitude". Je devrai attendre lundi. Pas grave, c'est ce qui était prévu, et puis les vacances ont quand même fait évoluer les choses. J'ai déjà vu ça, le temps qui se distend, se dilue dans l'oisiveté, dans d'autres lieux; d'autres personnes. J'ai respiré de l'air frais, je me suis reposé, il y a eu une coupure, j'ai changé. Au moins un peu. Et elle ? Et lundi, est-ce que tout va recommencer au point où l'on s'était arrêté ?
Je sais, c'est banal, mais dans le temps qui s'est écoulé depuis notre dernier regard, [elle sur le canapé, la tête appuyée sur le dossier, penchée - ça c'est pour le positionnement objectif -, presque caressante - et voilà pour l'hypothèse subjective(iste) -] l'ensemble me semble indéchiffrable.
Ce blog paraît lancé sous le signe de la sémiologie d'ailleurs. Eh bien je crois que ce qui va changer, ce sont les signes, leur interprétation et peut-être aussi leur production, c'est sous ce jour que j'envisage la situation. Puisque tout est sujet à discussion, que tous les symboles sont ambigus, plus que le reste, c'est à l'aune de ce mode de communication que, si changements il y a, ils vont se produire. C'est aussi à travers mes signes sur ce blog, à travers ce que j'écris, que vous allez lire ce qu'il se passe.
Délirante mise en abyme postmoderne... Tout est interprétable, et je donne à voir sur ce blog la part d'incertitude qui peut être discutée de diverses manières (et techniquement le blog le permet, c'est sans doute pour cela qu'il m'intéresse, aussi). Il ne s'agit pas d'un énoncé subjectiviste, je dirais plutôt incomplet, et altéré; en l'espèce je suis un prisme qui transmet les rayons lumineux, les dévie et les dégrade, car je leur résiste, c'est précisément ce qui fait de moi un humain. Je les modifie un peu parce que je veux, et un peu par ce que je suis.

Enfin, ce n'est pas avec des réflexions comme celles-ci que je fais beaucoup avancer l'affaire, mais tout de même. Je ne comprends toujours pas pourquoi je trouve cela si intéressant d'écrire une partie de ma vie sur ce blog. Je suis probablement attiré par ce second degré, cette mise en forme consciente, ce "making of" piloté par les orientations que je lui donne et le désir de plaire, pour ne pas cesser d'être lu. Moteur important j'ai l'impression. Je vais arrêter là le flot de mes commentaires, ça fait beaucoup de "je", et puis je n'ai même pas parlé de "a." ce soir, j'ai dit "elle", rien que ça, ça veut dire que je la place par rapport à moi. La solitude ne fait pas que du bien finalement.
Attendons lundi, c'est banal, mais... qui vivra verra !

Garçon de jeu

Rien de neuf aujourd'hui du point de vue communication, par contre du côté symbolique j'ai investi. En effet, j'ai acheté un jeu de Game Boy Advance (Mario Kart en l'occurence). Quel est le lien avec a. ? Je m'explique.
a. m'a prêté sa Game Boy pour les vacances; elle me l'a proposé spontanément, après avoir entendu mes lamentations sur les longues heures de train que j'avais à faire. Je suis bien content, déjà parce que c'est un jouet intéressant et qu'effectivement le train passe plus vite, et surtout parce que par ce biais elle m'a laissé quelque chose d'elle pendant son absence. Volontairement ou involontairement, je ne sais pas, toujours est-il que cette console revêt une valeur symbolique, puisqu'elle me relie à a.
Je pensais lui rendre lundi, or, j'ai appris que je devais me rendre à un enterrement vendredi prochain, ce qui signifie en termes pratiques 6h de train le jeudi et rebelote le vendredi pour le retour. Faisant d'une pierre deux coups, j'achète un jeu pour la remercier de m'avoir prêté la Game Boy, pour m'excuser du retard de quelques jours et pour me divertir dans le train. Ce qui fait trois coups en fait...
Qui sait ce qui se joue sur ce petit écran à cristaux liquides ? Ce recoupement symbolique quelque peu improbable pourrait bien n'être qu'une perte de temps... Je les surinterprète peut-être (quand je lâche inopinément les chevaux), mais je n'ai pas fini de gloser sur les signes, surtout s'ils sont aussi ambigus ! Dans ce cas, n'est-ce pas un plaisir en soi ?

3.11.06

Match nul

5-5, c'est le score entre les deux villes allemandes en compétition, extrait des statistiques de fréquentation d'hier, soit 5 fréquentations par ville. Magnifique égalité !

2.11.06

"Connecting a.", quelques pistes

Il faut bien s'adonner, à un moment ou à un autre, aux joies de la communication à distance, histoire de rappeller qu'"on" existe, démarche essentielle s'il en est ! Mais que faire lorsqu'on a affaire à une parisienne adepte d'une culture de la vitesse qui, quand elle répond, le fait de manière laconique, pour ne pas dire brusque. Où sont alors les délices de l'entortillement textuel et de l'analyse poussée des lignes adverses ? (J'ai des plaisirs pervers... intellectuello-pervers même.)
Et que dire quand on se voit sevré de réponse, comment vivre le Roman de Rimbaud sans ce "Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !" ? Foutus postmodernes... Toujours est-il qu'on peut cependant qualifier le taux de réponse de a. par le verbe "daigner". Le sens de la galanterie française ne se perd pas, la vénération de la dame et sa condescendance à votre égard non plus.
Cette attitude, de fait, est néanmoins un problème. Par esprit d'équité et par intelligence (!) tactique, plutôt que de m'agenouiller béatement devant mademoiselle, il me faut donc aller déblatérer ailleurs; ce blog me défrustre ! Décidément, je n'ai pas fini de lui trouver des raisons d'exister !

Matériellement, j'ai à ma disposition un site d'envois de textos, que je conseille au passage (www.your-sms.de), c'est allemand mais c'est le moins cher d'après mes recherches. Il donne au destinataire un droit de réponse, qui est appréciable pour moi qui n'ai pas de portable. Vous en déduirez que je détiens aussi une formule magique en dix chiffres pour atteindre a. en plein coeur, chez elle et partout où elle chemine. Oui, c'est vrai. Je l'ai depuis assez longtemps, je dirais même que je l'ai eue vite comparé aux réponses que j'y obtiens... a. est peut-être radine au fond, défaut que je ne puis que comprendre (voire apprécier ?)
Au moins les e-mails, c'est gratuit. Pour moi comme pour elle. Si elle est chez ses parents en ce moment, elle doit pouvoir les recevoir à tout moment de la journée, pas comme à Lyon, où elle ne les consulte au mieux qu'une ou deux fois par jour (en milieu d'après-midi le plus souvent). Je peux donc lui écrire quand je veux, mais là aujourd'hui il est trop tard. Et puis je l'ai déjà fait deux fois depuis le début de ces vacances, pour lui envoyer de la musique. Elle n'a pas répondu, évidemment, alors j'ai arrêté.
Je pense que mon prochain acte communicatif envers a. prendra la forme d'un mail commun, que je dois envoyer de toute façon. Elle aime bien répondre aux mails communs, allez savoir pourquoi. Et avec ça ses réponses ne sont ni longues, ni foncièrement indispensables. Je chicane me dira-t-on, je suis taquin. Mouais. Je vais aller réfléchir à tout ça...

Possibilités d'action...

Je ne sais pas si j'ai envie que ce blog devienne vraiment "sérieux", suivi par beaucoup, avec plusieurs messages par jour... Je précise que la raison principale de sa création doit être une certaine oisiveté : que faire quand ses raisons auront disparu ? Nous verrons comment évoluer. Et ce qui me gêne je dois dire, c'est que a. vaut assurément plus qu'un blog; n'est-ce pas méprisant de raconter ainsi des détails ? Il faut que ce soit drôle et divertissant en plus, car sinon les lectrices se lassent, ça fait beaucoup de contraintes. Elle peuvent cependant se transformer en quelque chose d'intéressant si, justement, en augmentant le nombre de lecteurs potentiels (qui augmentera de lui-même de toute façon), je vais de moins en moins à l'essentiel; alors pourquoi pas finalement ?

Passons à présent à ce qui vient, aux possibilités de cette fin de semaine. Je le dis tout de suite, elle sont peu nombreuses, pour cause de vacances. Le petit jeu se limite à rechercher la communication ou à anticiper l'avenir, deux points que je développerai dans des posts à venir. La communication, c'est-à-dire envoyer un message à a. par les moyens suivants : e-mail, texto, carte postale (!), etc... En fait, j'ai renoncé à l'idée de la carte postale, alors que curieusement, c'est potentiellement la moins vexante (pour moi). En effet, il faut savoir qu'a. ne répond jamais, ou presque jamais, or, la carte aurait eu l'avantage de ne pas solliciter de réponse directe. M'enfin bon, il reste deux possibilités, utilisables certes, mais avec précaution, c'est pénible de parler tout seul. Anticiper l'avenir, c'est prévoir un cadeau pour l'anniversaire de a. dans à peine plus de deux semaines, une réflexion utile et qui peut rapporter, un bon investissement quoi (!), d'autant plus que je n'ai pour l'instant que de vagues idées. C'est aussi prévoir d'éventuelles sorties à lui proposer à la rentrée, des trucs à lui dire, etc...

En ce qui concerne le blog, les possibilités sont les suivantes : trouver un rythme de croisière, et élargir le lectorat... J'y réfléchis, il est évident que maintenant que ce blog est lancé, autant permettre aux gens de rire un peu, je verrai d'ici la fin de semaine, mais vous ne serez sans doute plus seules (vous ne l'êtes peut-être déjà plus j'attends les statistiques de fréquentation).
Affaire à suivre donc...

1.11.06

Chapitre I - Où il est question de la Princesse de Clèves

L'histoire de la cour que A. fait à a. ressemble vraiment à la Princesse de Clèves ; et en-dehors du fait que a. a tout d'une princesse, le cadre lui-même suscite la comparaison : un monde (j'entends : peuplé de mondains...) étriqué, éclatant de conventions diverses et variées que l'on s'attache minutieusement à briser, une salle de danse où chaque pas se fait sous la surveillance de tous les autres, où tous les regards se croisent. Une sphère mondaine donc, impitoyable, où tout finit par se savoir, et où toutes les histoires bonnes à raconter valent leur pesant d'or...
Début octobre, les amis de a. ont estimé que A. était grillé, entendez repéré, et le bruit a tellement fait le tour que A. a fini par être lui-même au courant. Depuis lors, il oeuvre sous leur regard (tutélaire ?), son échec n'en sera que plus retentissant... Y'aura-t-il un meilleur prétendant, ou a. va-t-elle renoncer à A. pour se tourner vers Dieu et la Vertu ? Cette cour se terminera peut-être par une danse, en tout les cas, au pays des branchouilles post-modernes, le saisissant parallèle peut continuer à vivre...

Du bon ton et des commentaires sur ce blog

J'adopterai ici le ton cynique, ironique et froid qui est le mien, teinté d'une personnalité profondément fleur bleue (cf décor !) - influence de l'entourage féminin ? J'y décrirai des faits édifiants qui, j'espère, vous donneront matière à commentaires (en-dehors des romans entiers que vous allez pouvoir publier, de même que le film "When A. meets a." que vous allez pouvoir tourner).
N'hésitez donc pas à apprécier en temps réel les multiples échanges, revirements de tactique, erreurs de jeunesse, imprévus, concours de circonstances etc... que je m'efforcerai de décrire au mieux !

à suivre : un rapide résumé de la situation en ce 1er novembre...

Message à caractère introductif

Pourquoi ce blog ? Comme je le précise dans la description, parce que je n'ai pas envie de raconter sans cesse la même chose, surtout quand ça devient ridicule, mais évidemment j'ai bien envie de le raconter quand même, quelque part... J'essaye donc cette forme, que je n'utilisais pas jusqu'à présent, suivant le brillant exemple d'autres... De plus, je n'ai rien à faire ce soir, et comme beaucoup d'actes de ma part, ce blog part d'une boutade.
Le sujet de ce blog ? Vous le connaissez, sinon vous ne seriez pas là... Vous êtes donc en mesure de saisir son caractère particulier, qui est d'être fini. En effet, je peux d'ores et déjà annoncer que ce blog est temporaire, et qu'il aura plus ou moins prochainement une fin. Heureuse ou non, difficile à dire, c'est ce qui fait un des ses intérêts, et un argument promotionnel à votre égard : aussi bien avant qu'après les faits, dans deux semaines, deux mois ou deux ans, le blog aura une actualité !
Qui est ce "vous" à qui je parle ? Large question que celle des destinataires... Que je souhaite tout de suite trancher : les destinataires sont, jusqu'à nouvel ordre, deux lectrices (immense double-sens !). Venons-en à présent à la clause de confidentialité : "vous" êtes deux, et uniquement deux, vous n'êtes pas censées faire suivre l'adresse, ce qui se dit ici sur le web n'est pas forcément bon à lire dans le Rhône. [Je sais bien qu'il serait stupide de vous donner un lien et de vous forcer à le garder pour vous, mais je vais regarder de près les adresses IP; toute adresse en provenance de la région susnommée engagera l'arrêt de mes contributions à ce blog.] Top secret - Big Brother is watching you.

à suivre : le ton et les commentaires sur ce blog...